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 Onoma Choris

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Onoma Choris
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MessageSujet: Onoma Choris   Sam 30 Oct - 12:01




• Prénom : Onoma

• Nom : Choris

• Race : humain

• Sexe : Masculin

• Age : Onoma présente le physique d'un garçon de onze ans. Mais son corps n'est en fait âgé que de 2 ans

• Peuple : Est né sur Harmonia mais présente le caractère d'un Lucinien.



Histoire:
Chapitre premier
la séparation



La tempête faisait rage au dehors. Des éclairs bleus déchiraient le ciel, se reflétant dans les trombes d’eau qui assaillaient le château, tels un million d’hommes à l’assaut des murs. A l’intérieur les poutres millénaires craquaient sous les attaques du vent qui s’engouffrait dans les moindres fissures et venait caresser de son souffle glacial les serviteurs qui se pressaient dans les couloirs. Tout en haut de l’édifice, une tour tordue par le temps résistait miraculeusement, tremblant à peine. De son unique fenêtre s’échappait un pâle rayon de lumière bien vite absorbé par l’obscurité qui régnait en maitresse au dehors.

Dans la pièce encombré d'étagères croulant sous le poids des grimoires et des parchemins une unique bougie éclairait la pièce ; Son halo suffisait à peine à éclairer le bureau encombré sur lequel elle était posée, à même le bois. Un vieil homme à la peau cireuse et lacérée de longues rides, presque entièrement envahie par une épaisse barbe d’argent, était avachi dans un large fauteuil. Ces yeux recouverts d’un voile blanc qui masquait presque leur éclat suivaient la main tremblante qui griffonnait des notes illisibles sur un parchemin. Quelques fois la main rayait certains mots d’un long trait noir avant de continuer sa prose.

Un autre homme était présent dans la pièce, assit sur une chaise de bois simple devant le bureau. Le visage anxieux plongé dans une semi obscurité, il se tordait les mains, clairement mal à l’aise.

- …êtes-vous sur de vouloir faire ça ce soir ?

La main fatiguée s’arrêta puis un léger claquement retentit dans la pièce lorsqu’elle reposa le porte plume qu’elle utilisait. Le vieillard inspira profondément puis répondit, d’une voix faible qui semblait s’être peu à peu perdue dans les affres du temps.

- Je ne reviendrais pas sur ma décision Orion, je dois le faire ! Il me reste encore tant de choses à accomplir… et bien trop peu de temps.

- Mais nous n’avons aucune idée de ce qui pourrait ce passer ! Un millier de choses pourraient mal tourner. Nous pourrions faire des tests…

- Et risquer la vie d’autres enfants ? Non je ne m’abaisserais pas à ça. Ne gâche pas ton énergie à essayer de m’en dissuader, ce serait une perte de temps, ma décision est prise, ce soir je mettrais un terme à ma vie.

L’autre ouvrit de nouveau la bouche pour protester puis se ravisa lorsque son regard croisa les yeux blancs de celui qui était tout pour lui. Le Viel homme hocha lentement et imperceptiblement la tête et repris son porte plume. On n’entendit plus alors que le grattement de l’acier sur le parchemin et le vent qui continuait sa veine lutte.

Plusieurs minutes s’écoulèrent durant lesquels les deux hommes ne s’adressèrent plus la parole, puis quelque part dans le château une vieille horloge se mit à sonner, le son grave monta jusqu’à eux, éclipsant tout le reste. Le vieil homme lâcha une nouvelle fois son porte plume et redressa la tête.

- Il est temps.

Avec des gestes lents et précautionneux il fouilla dans l’une des poches de sa riche robe bleu nuit et en sortit un minuscule flacon de verre qui contenait un liquide ambré. Il retira le bouchon de liège, bu le liquide puis reposa la fiole sur son bureau.
Instantanément son état sembla s’améliorer. Ses yeux s’éveillèrent, son visage reprit quelques couleurs, et lorsque il se leva, c’est gestes étaient plus rapides, plus assurés.

- Allons, nous n’avons pas une minute à perdre, Allons voir l’enfant.

Le vieillard se dirigea vers la porte et l’ouvrit puis disparut dans les escaliers noirs qui menaient vers les entrailles de son domaine sans se soucier de savoir s’il était suivit ou non. L’autre homme se leva en soupirant et suivit d’un pas lourd et lent le vieillard, comme si s’était sur lui que pesait tout le poids des années que sont mentor avait vécu.

Le château regorgeait de salles secrètes et passages oubliés. On racontait même que le bâtiment avait une âme propre et qu’il lui arrivait quelques fois de créer des salles à son bon grès. Orion qui les connaissait presque toutes pour y avoir joué toute son enfance n’eut aucun mal à retrouver le vieil homme qui l’attendait devant une grande porte à double battant en bois cerclé de fer.

Orion s’approcha et sortit une grosse clé de sa robe. Il l’inséra dans la serrure et actionna le mécanisme. On entendit le raclement et le couinement du fer fatigué puis les deux battants se séparèrent, s’ouvrant vers l’intérieur sur une salle éclairée d’une faible lueur verte par une grosse bulle de ce qui ressemblait à du liquide en suspension dans les airs.

Les deux hommes s’avancèrent. Derrière eux les grandes portes se refermèrent tandis que des chandeliers accrochés aux murs s’éveillaient, chassant l’obscurité de leur lueur dorée.

Il n’y avait rien d’autre dans la salle circulaire que l’étrange bulle verte qui flottait au dessus d’un pentagramme tracé à la craie sur un cercle de pierre légèrement surélevée. Le vieil homme contempla un instant la bulle puis il tendit lentement le bras.
De légères rides troublèrent sa surface lorsque sa main entra en contact avec le liquide. Le vieil homme ferma les yeux et sourit.
- Oui, c’est parfait, il est prêt.

Puis il rouvrit les yeux et marmonna une incantation. Aussitôt une énergie blanche s’échappa de sa paume et envahit la bulle qui s’anima soudain tandis que sur le sol le pentagramme se mettait à briller. Une silhouette noire fût alors clairement visible dans la bulle, une silhouette humaine, les jambes ramenées contre son torse, les bras entourant le tout.

L’énergie émanant du mage continua à surgir de sa paume, conquérant à présent les murs tel un serpent de lumière s’entrelaçant pour former des runes. Le vieillard sembla faiblir un instant puis se ressaisit tandis qu’à l’intérieur de la bulle la silhouette se dépliait.
L’air raisonna d’un hurlement aigu vrillant les tympans des deux hommes.

Soudain la bulle explosa inondant la salle d’une intense lumière blanche.

La seconde d’après il n’y avait plus rien. L’explosion avait soufflé les chandeliers et le silence régnait en maitre dans la salle.
D’un geste, le vieillard les ralluma. La bulle et les runes de lumière avaient disparu, il ne restait plus que le pentagramme de craie au sol au centre duquel gisait un jeune garçon qui semblait avoir à peine dix ans.

Une épaisse crinière de cheveux noirs masquait son visage. Sa peau exposée dans sa nudité affichait sa perfection.
Le vieil homme s’approcha, s’accroupit lentement et examina le garçon, vérifiant s’il respirait et sourit une nouvelle fois.

- Il est magnifique.

Puis il se tourna vers son disciple.

- As-tu les pierres avec toi ?

L’autre ne répondit pas mais fouilla un instant dans ses poches avant de présenter à son mentor deux pierres d’émeraude aussi grosses que des galets. Leur surfaces étaient elles aussi parcourues de runes et une énergie paresseuse les parcourait.

Le vieil homme les accepta et les étudia à la lueur des chandelles, puis sans un mot il reporta son attention sur la silhouette immobile.

- Nous devons nous hâter, il ne pourra pas survivre longtemps sans âme. Orion, aide-moi !

Le jeune mage s’approcha et s'accroupi au coté de son maitre. Le vieillard le dévisagea un instant et reprit :

- Je ne pourrais pas prononcer les vœux moi-même, tu va devoir t’en charger

L’autre acquiesça douloureusement, il savait ce que cela impliquait. Le vieil homme s’en aperçut.

- Nous avons tous un tribut à payer dans cette histoire Orion, tu le savais quand tu a accepté de me suivre. Ton âme ne subira aucun dommage ce soir, car c’est la prière d’un vieil homme que tu exauce, et non quelque geste maléfique. Cela je le réserve à d’autres, tu m’es bien trop précieux.
Orion acquiesça plus vigoureusement cette fois. Son front luisait de sueur, son cœur semblait sur le point d’exploser, mais il était près.

- Allons-y, faisons le, réussit-il à articuler.

-Je n’en attendais pas moins de toi.

Le vieil homme déposa l’une des émeraudes sur le sol et apposa l’autre sur le front dégagé de l’enfant couché sur le dos, il récupéra l’autre et se la posa également sur le front, il prononça un unique mot et grimaça puis il lâcha la pierre qui tint d’elle-même, fixée à même sa peau aussi blanche que celle de l’enfant. L’une des seules choses qui ne changerait pas, songea t’il.

- Bien, je crois que nous sommes près.

Orion, toujours avar de paroles hocha une nouvelle fois la tête et ce plaça entre le vieillard et le garçon.
Ils fermèrent les yeux à l’unisson avec le vieillard, tâchant de se concentrer, puis ses lèvres s’animèrent, laissant s’échapper des formules nées d’un langage depuis longtemps oublié. Sa voix, tremblante, prit de l’assurance et devint plus ferme à mesure qu’il avançait dans l’incantation.
Les deux pierres se mirent à briller à l’unisson tandis que le vieillard et l’enfant s’élevait ensemble dans les airs, comme si leurs épaules étaient accrochées au plafond grâce à des fils invisibles. Ils se mirent à tourner lentement au dessus du pentagramme tandis qu’Orion, imperturbable poursuivait sa litanie.

Soudain un rayon de lumière jaillit de la pierre du vieillard vers celle de l’enfant provocant un souffle semblable à celui d’une explosion. Les robes du vieillard et d’Orion voltigèrent tandis que les chandelles s’éteignaient une fois de plus. Cette fois personne ne les ralluma et la salle ne fût plus éclairée que par le rayon de lumière provenant des pierres qui tournoyaient, projetant des ombres étranges sur les murs.
Puis quelque chose changea. Les yeux du vieillard se rouvrirent subitement. Toutes traces de blanc avaient disparue. Ses yeux n’étaient plus que deux puits d’obscurité parcourus par des ruisseaux de lave. Un rictus déforma ses lèvres et des éclairs jaillirent de ses paumes, frappant les murs et les fracassant les dalles recouvrant le sol.

Orion interrompit sa litanie, conscient que quelque chose n’allait plus et il écarquilla les yeux lorsqu’il vit les éclairs, il esquissa un geste pour se protéger mais n’eut pas le temps de prononcer un mot et son cri mourut dans sa gorge lorsqu’il fût frappé de plein fouet par l’un des éclairs et projeté contre le mur au pied duquel il s’effondra, inerte.

Le rayon des pierres d’émeraude s’éteignit alors et l’enfant retomba sur le sol, toujours inconscient, tandis que le vieillard, contrôlant sa chute venait se poser lentement à ses pieds. Ses yeux sombres se posèrent sur l’enfant et un rictus méprisant défigura son visage autrefois bienveillant. Il parla, d'une voix qui n'avait plus rien de sénile. chaque son portant avec lui une malfaisance libérée qui vous glaçait les sangs.

- Enfin libre, oui, enfin… Depuis tout ce temps… toutes ses années… je suis enfin seul, j’ai un corps pour MOI !

Il leva les bras autour desquels se rassemblèrent des voiles d’obscurité que semblèrent se cristalliser pour former de dangereuses lames acérées.

- Adieu mon… ami

Les lames d’ombre frémirent puis il abattit ses bras.

- NON !

Orion sortit de sa torpeur. Il eut à peine le temps de bredouiller une formule pour épargner l’enfant. Une onde de choc se propagea dans là piège juste avant que les lames n’atteigne la peau nue. Les lames d’ombre s’évaporèrent et le vieux magicien fût à son tour projeté contre le mur, haletant et hurla de rage à l’adresse du jeune magicien.

- COMMENT OSES-TU !

- Mais Maitre vous…

Puis il aperçut les yeux du vieillard, transformés en trous noirs infernaux dans lesquels brulait une rage terrible. Son regard alla alors vers l’enfant qui reposait toujours sur le sol. Sa crinière de cheveux n’avait plus la couleur de l’ébène mais étaient d’une blancheur éclatante.
Ses yeux s’écarquillèrent lorsqu’il croisa de nouveau le regard du vieillard haletant qui tentait de se relever en tremblant. Il n’hésita alors pas une seconde il se remit debout, sauta au centre du pentagramme et attrapa le bras nu de l’enfant, puis alors que son maitre rassemblait une nouvelle fois son énergie il ferma les yeux, prononça quelques mots et ils disparurent.

Les lames d’ombres frappèrent le sol la ou une seconde plus tôt s’était trouvé l’enfant. Le vieillard hurla de rage, son cri fût tellement puissant qu’il se matérialisa sous forme d’une onde qui frappa les murs. De la poussière tomba du plafond puis le mortier se fissura, alors dans un grondement le cœur du château s’affaissa puis s’effondra dans un grondement qui se mêla à celui du tonnerre.

Sur une colline non loin, battue par les vents, un jeune mage épuisé tenait un enfant nu dans ses bras douloureux. Il observa avec tristesse le corps du château s’effondrer, puis le cœur lourd il se détourna et disparut dans la nuit.

Chapitre 2
Un nouveau départ


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(Description Physique)

Lorsque le jeune garçon ce réveilla la douleur irradiait de chaque fibres de son corps. Il réprima machinalement le couinement de douleur qui menaçait de franchir ses lèvres. Il resta immobile de nombreuses minutes, allongé dans l’herbe fraiche et apaisante d’un matin d’été. L’air était pur et clair, lavé de toutes ses impuretés par la tempête passée. Le ciel avait reprit sa teinte bleu relevée de ci de la par quelques nuages moutonneux paresseusement poussés par une légère brise.

D’aigue, la douleur passa à sourde, puis déclina lentement avant de laisser la place à de méchantes courbatures, prix de l’immobilité forcée du jeune garçon.

Il parvint tout de même à bouger, lentement s’accroupissant tout d’abord avant de passer à quatre pattes. Il fît quelques mètres dans les hautes herbes et déboucha sur une petite étendue d’eau bordée de joncs et de quelques roseaux. Il s’avança jusqu’à ce que sa tête soit juste au dessus de l’eau et se reflète, tel un miroir à la surface.

L’enfant sembla intrigué par ce phénomène. Une moue dubitative peinte sur le visage il tendit lentement la main vers la surface qu’il effleura de ses doigts. Une légère ondée défigura ses traits et il sursauta lorsqu’il s’aperçut que tous ses gestes étaient reproduit à l’identique sur la surface.
Il comprit alors. L’enfant, semblant pourtant âgé de dix ans venait de prendre conscience de son corps.

Encore étourdit par cette découverte il s’immobilisa et observa son visage. Il n’y avait pas la moindre trace d’ombre, que ce soit sur ses traits ou sa chevelure autrefois noire. Sa peau pâle commençait déjà à rougir au soleil, ses cheveux, d’un blond presque blanc coupés mi-long protégeant à peine sa nuque étaient en bataille témoin du peau de soins qu’ils avaient reçus.

Il repoussât une mèche qui gênait son regard et son concentra sur les yeux rouges qui le dévisageaient.
Il se perdit dans leur profondeur et leur expression. Ils semblaient fouiller jusqu’à tréfonds de l’âme du garçon, une âme qu’il ne connaissait pas encore et dont il ignorait tout de la provenance.

Un instant il crut apercevoir de légers mouvements dans ses iris mais peut-être n’était-ce que son imagination.
Il approcha sa main droite de son visage et toucha ses pommettes hautes, comme s’il voulait vérifier que ce qu’il voyait était bien réel. Ses doigts s’attardèrent sur ses joues creuses qui témoignaient de sa sous alimentation.

Son front se plissa lorsqu’il remarqua les os saillant sous le col de sa tunique. Il s’en débarrassa et observa son torse et ses bras d’enfants dont les muscles commençaient déjà à fondre.

Il resta encore un instant près de la mare puis remit sa tunique, bu quelques gorgées d’eau pour apaiser la brulure de sa gorge puis tâcha de se remettre debout. Il chancela un moment, comme un enfant que ferait ses premiers pas, hésita les premiers mètres puis il trouva enfin son équilibre et allongea son pas afin de fournir le moins d’effort possible.
Il ignorait comment et pourquoi mais il venait en quelques secondes de passer du stade quatre pattes à l’assurance à l’agilité que procurent de longues années de marche.

Il s’élança et se mit à rire, l’information était la, quelque part dans sa tête est s’était manifestée lorsqu’il en avait eut besoin.


(Description Mentale)


Il gravit rapidement une petite colline au somment de laquelle se trouvait un chemin mal entretenu. Plusieurs nids de poules s’y était formé et personne n’avait semblait-il trouvé nécessaire de les reboucher.

Le jeune garçon entendit soudain un bruit qui venait de droite, le responsable était masqué par le bosquet qu’épousait le chemin un peu plus bas. Le jeune garçon, soudain apeuré regarda de tous cotés, cherchant à s’abriter. Il repéra très vite une haie bocagère non loin et se faufila entre les branchages, trop pressé pour prendre garde à ne pas se piquer.

Une fois en sureté il tâcha de se calmer. Sans vraiment savoir pourquoi mais sachant qu’il faisait ce qu’il fallait il cala sa respiration en fonction des battements de son cœur, une inspiration pour trois battements, et bientôt son corps retrouva son rythme de repos.
Il s’installa un peu plus confortablement et attendit.

Le bruit se précisa et le garçon se concentra, essayant de distinguer chaque son dans cette cacophonie.
Il ferma les yeux et des images se succédèrent dans son esprit. Celles de deux chevaux sans autres caractéristiques que leur formes, Il en alla de même pour les cinq humains qu’il identifia grâce au son de leur voix puis un véhicule à quatre roues.

Il n’avait fichtrement aucune idée de la façon dont il l’avait découvert mais il savait que cela était vrai. Il savait aussi qu’ils passeraient devant lui dans quelques minutes seulement

Le temps passa lentement puis soudain au travers des branchages il aperçut les deux chevaux, suivis d’une énorme roulote à six roues.
Sans qu’il sache vraiment pourquoi il se sentit vaguement frustré par son erreur. Mais ce sentiment fût rapidement dissipé lorsqu’il entendit encore une fois les cinq voix distinctes des passagers.

Il reconnu un schéma particulier dans ce son. Il était… articulé, oui s’était ça. Il savait aussi qui disposait de se savoir, quelque part en lui. Il n’avait qu’à y penser… Il essaya silencieusement de mouvoir ses lèvres qui s’ouvrirent comme pour laisser s’échapper un « ho » de surprise.

La roulotte passa devant lui puis commença à disparaitre dans la pente qui menait à la vallée en contrebas.
Soudain il entendit le coincement du bois que l’on maltraite suivit d’un craquement sec et bref. Le garçon toujours caché eut la vision fugitive d’un essieu qui se brise puis il entendit un homme jurer.

Ils étaient trop loin pour qu’il entende les détails de la conversation mais il comprit que la roulotte s’était immobilisée, endommagée, et que ses passagers en descendaient l’un après l’autre.

Comprenant qu’ils étaient ici pour un moment et ne voulant pas se dévoiler l’enfant s’immergea dans son esprit à la recherche de réponses aux questions qui s’amoncelaient dans son esprit.

Il n’avait pas de nom, est aucun passé. Il était une partie d’un tout aux connaissances immenses pour l’instant enfouies dans son subconscient. Tel un poulain il s’était levé et avait couru mais il n’avait aucune idée de ce qu’il était réellement. Il avait l’émotivité et la fragilité psychique d’un nourrisson de quelques heures et il en allait de même pour ses capacités et son savoir social. Malgré les immenses connaissances enfouies dans son subconscient il avait les capacités intellectuelles d’un nourrisson.

Mais Il semblait évoluer très rapidement grâce à ce savoir enfoui qui se manifestait à chaque stimulus extérieur. Il ignorait consciemment ce qu’était un cheval, mais avait retrouvé une partie de se savoir lorsqu’il avait entendu le bruit de ses pas.

Quelqu’un s’approcha, ses lourdes bottes soulevant un léger nuage de poussière à chaque pas. Le garçon ce recroquevilla lorsque la silhouette s’arrêta juste en face de la haie ou il se cachait.Il vît l’homme abaisser l’avant de son pantalon tendre la main…

Puis il entendit un soupir d’aise au moment ou un liquide chaud et sentant fortement l’urée l’aspergeait.
L’enfant fît un bon et sauta sur l’homme ébahi de voir un gosse surgir d’une haie.

Ils tombèrent tout deux à la renverse L’enfant roula sur le chemin et se redressa vivement, de l’urine dégoulinant sur le front tandis que l’homme toujours à terre jurait et pestait tout en essayant vainement de nettoyer son pantalon souillé. Il abandonna très vite et reporta sa colère sur le garçon.

- Sale morveux ! On à pas idée de bondir sur les gens comme ça pendant qu’ils… pendant qu’ils font tranquillement leurs affaires ! T’a pas honte dit ?

L’enfant ne comprenait pas le sens des paroles prononcées mais saisissait parfaitement le ton sur lequel elles étaient dites.
L’enfant se recroquevilla sur le même instinctivement, adoptant une attitude soumise lorsqu’une autre voix, plus douce vint apaiser la colère de l’homme :

-Hé bien Philoptère ? Pourquoi tant de colère ?

- Ce gamin ma fait tomber ! Regarde je me suis fait dessus !

- Allons il ne l’a certainement pas fait exprès. Retourne à la roulotte te changer, je vais m’occuper de l’enfant.

L’homme sembla hésiter, puis jetant un dernier regard charger de colère au gamin se détourna et retourna près du véhicule endommagé.

La femme s’approcha du garçon. Jeune, de long cheveux noirs et bouclés entouraient son visage mince et pâle sertit de deux yeux d’émeraude qu’accompagner un sourire à faire fondre les cœurs les plus durs. Son ton et ses manières douces rassurèrent tout de suite l’enfant qui se redressa.

- Bonjour, dit-elle en s’accroupissant près de lui, je me nomme Elicandre et toi ?
L’enfant haussa les épaules.

- Tu ne sais pas ? Et d’où viens-tu ?

Nouveau haussement d’épaules.

Devant tant d’incertitude le visage de la jeune fille se teinta d’une légère inquiétude. Un changement infime, un léger froncement de sourcils qui n’échappa pas au garçon. Elle se redressa, présenta sa main au garçon et l’invita à la suivre. L’enfant hésita un instant, croisa son regard puis lentement mit sa main dans la sienne. La jeune femme sourit et entraina le garçon à sa suite.

- Dans tout les cas on ne pas tout de même pas te laisser dans cet état.

L’enfant ne protesta pas. Le contact de la peau douce de la jeune fille le rassurait. Elle l’amena à la roulotte ou elle le fît s’asseoir sur le rebord de bois qui marquait l’entrée de la petite terrasse à l’arrière. Elle le laissa la un instant sous les regards interrogateurs des trois hommes qui s’employaient à réparer l’essieu brisé.

Elle revint quelques minutes plus tard, tenant une bassine d’eau fumante à bout de bras. Une tunique blanche simple mais bien taillée sur son avant-bras.

- Voila de quoi te débarbouiller, lui dit-elle, toujours souriante. Je vais te laisser seul quelques instants.
Elle sourit de nouveau puis lui tourna le dos. L’enfant resta un instant interdit, fixant avec intensité les volutes de vapeurs qui s’échappaient de la bassine avant de disparaitre dans les airs après une lente et gracieuse ascension.

Puis soudain des visions l’assaillirent et le rôle de ses objets, fût soudain limpide. Il savait, non, mieux… Il se souvenait ! Mais quand l’avait-il donc apprit ?

Il entreprit de se déshabiller, puis fît sa toilette comme un homme mûr l’aurait fait. Après quoi il se rhabilla.

Il se pencha, agrippa la bassine encore pleine d’eau, tiède à présent et entreprit de la ramener à la jeune fille.

Il trouva bientôt l’étroite porte de bois qui interdisait l’entrée. Il déposa la bassine d’eau et ouvrit la porte sans autre forme de procès. Une légère pénombre régnait à l’intérieur, pas assez épaisse en tout cas pour masquer aux yeux du jeune homme les formes nues de la jeune fille. Celle-ci ce retourna vivement en apercevant la raie de lumière et sursauta à la vue du garçon, tentant de masquer le plus rapidement son corps à l’aide du premier bout de tissu qu’elle pu trouver.

S’eut été mieux si elle avait trouvé autre chose qu’un léger voile légèrement transparent qu’elle pressa avec désespoir sur ses parties intimes.

Durant tout ce temps le garçon n’avait pas fait le moindre geste, le regard braqué sur la jeune fille et sujet à des émotions, des visions et des pulsions qui n’étaient certainement pas de son âge.

- Ferme cette porte !

L’enfant gravit la marche entra et referma la porte.

- Non pas comme…

Le reste de sa phrase mourut dans sa gorge lorsqu’elle croisa le regard du garçon. Elle recula lentement et tira le rideau qui scindait en deux l’intérieur de la roulotte de sa main libre, l’autre plaquant toujours le châle sur sa peau nue, laissant seul l’enfant toujours bouillonnant.

Elle ne réapparut que plusieurs minutes plus tard, entièrement vêtue cette fois en le teint très rouge. Elle l’observa à nouveau de toute l’intensité de son regard comme si elle espérait passer au travers de son crâne et percer les mystères qui se cachaient dessous. Elle était loin de se douter… Elle respira profondément puis parût prendre une décision :

- Nous allons te conduire à la prochaine ville. La bas trouverons bien quelqu’un qui t’a déjà vu. Un garçon aussi singulier que toi, ajouta elle.












• Pouvoir choisi de votre camp :

- Lumière (défensif)

- Végétaux

- Sons et ondes sonores

• Votre arme de départ : Aucune.


Dernière édition par Onoma Choris le Dim 14 Nov - 21:34, édité 14 fois
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MessageSujet: Re: Onoma Choris   Sam 30 Oct - 12:51

Pouet,

Oublie pas de terminer ta fiche Wink

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MessageSujet: Re: Onoma Choris   Mar 2 Nov - 11:21

Termine donc ta fiche que l'on puisse valider cette belle histoire.

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MessageSujet: Re: Onoma Choris   Mar 2 Nov - 21:37

C'est en cours dsl, je suis un peu pris en ce moment! Ce sera complet en fin de semaine!
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MessageSujet: Re: Onoma Choris   Sam 6 Nov - 9:54

On est samedi, donc en finb de semaine...nous t'attendons.

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MessageSujet: Re: Onoma Choris   Dim 7 Nov - 16:26

Salut salut^^, alors il y a quelques petites choses à revoir dans ta fiche...

- Tout d'abord tu dois faire un choix pour ton peuple, Harmonien ou Lucinien au final ?
- Ensuite il semble que tu souhaites être Harmonien mais dans ce cas tu ne peux pas choisir comme pouvoir de camp lumière. Celui ci est un pouvoir Lucinien, et en tant qu'Harmonien tu as le choix entre : Sacré, Sagesse et Arcane.
- Et puis pour finir tu n'as le droit qu'à un seul pouvoir au début, le pouvoir de camp, pour les pouvoirs végétaux et sons tu devras attendre de gagner des xps et monter de niveaux pour les obtenir.
- Pour finir, je ne vois pas ton avatar...

Une fois que tu auras changé ces petites choses, ce sera bon Wink
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Onoma Choris
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MessageSujet: Re: Onoma Choris   Dim 7 Nov - 22:01

En fait mon personnage est natif d'Harmonia mais présente toutes les caractéristiques d'un Lucinien. Comme je le décris dans le premier chapitre L'âme du vieux mage qui devait être entièrement transférée dans le corps du garçon (par soucis de survie) c'est retrouvée scindée en deux. La partie qui correspond au bien c'est retrouvée dans le garçon et la partie correspondant au mal, sentant son pouvoir grandir a prit le contrôle du corps du vieillard.

Ainsi mon personnage (l'enfant) se retrouve avec l'âme d'un Lucinien tandis que le vieillard se retrouve avec l'âme d'un Umbrien.


D'où la "double appartenance" du garçon.

Quand aux pouvoirs Faolin m'a mis au parfum. J'vais mettre en gras celui que je posséde au départ. Les autres seront juste la à titre d'indication, mes choix étant déjà fait.
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MessageSujet: Re: Onoma Choris   Lun 8 Nov - 18:36

Ok, fiche validé Wink
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Les portes entre les mondes se sont ouvertes depuis bien des mois maintenant, qui aurait cru qu'une guerre sans merci s'acharnerait ? Des esprits déchus ont déclaré la guerre aux créateurs des trois mondes essayant d'hallier à leur cause bon nombre d'habitants de ces lieux. Oui, la guerre est proche pour ne pas dire qu'elle a d'ores et déjà commencée. Plus que tout, vous devrez choisir votre camp afin d'établir l'équilibre ou au contraire le détruire ... Même si vous souhaitez rester neutre, chaque personne aura une emprunte à laisser dans cette histoire...

Une lumière aveuglante surgissant de nulle part vous entoure vous emportant ainsi dans un endroit inconnu entouré de nuage et de brouillard. Peu à peu, apparaît devant vous une silhouette à l'aspect humaine, une jeune femme cachant une partie de sa tête sous une longue cape blanche. Ses cheveux pourpre virevoltent dans la douce bise qui s'est levée, cependant, une seule chose vous obsède, son regard... Ses yeux d'un jade intense semblent vous pénétrer au plus profond de vous, mais avant que vous ne puissiez dire quoique ce soit, cet être étrange s'approche de vous et vous murmure ces quelques mots :

"- La guerre est proche, dans certains endroits entre ces mondes, elle a déjà commencé, toi, Onoma Choris, du peuple de Lucina, tu devras choisir ton camp, ton chemin, ton destin, écrire une page de cette histoire en nous aidant nous, les esprits créateurs ... Cependant, si tu ne souhaites pas prendre cette voie, attention aux conséquences, nous ne pourrons pas toujours être là pour protéger les habitants des trois mondes..."

Les paupières de la jeune femme se fermèrent gentiment après ses paroles laissant entendre un petit ricanement. Celle-ci s'approcha de plus en plus de vous commençant à tournoyer tout autour de vous emmenant avec elle une nouvelle vague de lumière aveuglante. Dès que vous retrouverez vos esprits, vous pourrez constater que vous êtes revenu à l'endroit présent, où vous vous trouviez juste avant cette apparition.

C'est ici que votre aventure commence, à vous d'ouvrir un sujet ou d'entrer dans un sujet d'ores et déjà créé dans le monde et le lieu de votre choix.

Très bon jeu ... Twisted Evil

MdH
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