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 Case départ ? [PV : Tony de Loidir]

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Blaenyc Khân
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MessageSujet: Case départ ? [PV : Tony de Loidir]   Lun 13 Juin - 17:36

    De la verdure. Beaucoup de verdure. Beaucoup d'arbres, beaucoup de feuillages épais qui condamnaient la vue sur les alentours. La lumière du soleil pouvait traverser sans peine des carreaux de fenêtre, mais pas cette épaisse sylve ; on pouvait juste constater le moment de la journée en se rendant compte qu'il ne faisait pas sombre à l'extrême. Non, il suffisait simplement de lever les yeux aux ciels et de s'apercevoir de quelques couleurs verdâtres plus claires qu'au niveau du sol, voilà tout. Mais dans ce décor riche en couleurs naturelles contrastait un élément capital. Un amas de couleurs métalliques se situait au niveau du sol légèrement boueux. C'était un corps qui jonchait le sol, en vie si l'on en croyait les oscillations dues aux respirations. Il s'agissait d'un bipède, à en croire le riche équipement des membres inférieurs. Des solerets plutôt imposant seyaient à ce qui semblait être des pieds. S'en suivaient un bon attirail type cuissots, genouillères, jambières... Et cette épée, dont le manche était attaché au flanc et dont le fourreau qui la contenait s'étendait jusqu'à pointer sur le sol. Le haut du corps, lui aussi, seyait d'une tunique légère et crasseuse enveloppait le torse de l'être dans un état de subconscience. La tête, quant à elle, était nue ; nue en équipements, mais possédait une bien belle touffe en bataille, châtaigne, sale, désorganisée. Le visage était aussi couvert de quelques traces et de pilosité faciale presque abondante. Nul doute possible... C'était notre camarade Blaenyc qui faisait un bon gros roupillon sur le sol.

    Une autre vie, une autre perception de la réalité existait dans les environs. L'anatomie était tout autre. Le corps semblait infiniment plus petit, en inertie, guidé par de files ailes transparentes bourdonnant à plusieurs dizaines d'impulsions à la secondes. Un insecte, qui empruntait comme des voies sinueuses, se rapprochant un peu plus chaque seconde vers le corps de l'être humain. Il émettait un son plutôt aigu, qui passa près de l'oreille de l'homme. A peine l'insecte se posa sur la joue de l'être humain que ce dernier plaqua violemment une main dessus. Il grimaça les yeux fermés à cause de la douleur, mais semblait avoir repris conscience. Il ouvrit lentement les yeux, laissant sa trouble s'affiner au fil des secondes alors qu'il s'essuyait énergiquement les paupières à l'aide de ses doigts. Il jeta un œil à sa main meurtrière, tâchée sur le milieu d'un mélange noir et rouge. Un sourire en coin se dessina sur les lèvres du tueur d'insectes. Il se redressa, se frottant les mains qu'il humidifia préalablement d'un coup de lèche pour effacer la tâche au centre de sa paume droite. Mais il finit par se rendre compte que ses mains restaient sales, imprégnées de terre sèche. Il grimaça une seconde fois, reconnaissant alors le goût de la terre sur certaines de ses pupilles. Il inspecta du regard le peu d'environs qui se laissent identifier à lui. Plissant le front, il se leva lentement, gémissant à cause de petites douleurs crâniennes. Le mélange d'humidité et de chaleur qui régnaient en ces lieux le faisaient presque suffoquer.

    Il ferma les yeux, se concentrant sur quelconque son qu'il pourrait entendre aux alentours. Sur sa droite, il semblait entendre un bruit continu, certes, faible, mais continu. Il ouvrit de nouveau les paupières, se faufila à travers un feuillage quelque peu hostile et entreprit une longue marche à travers la dense futaie qui s'offrit à lui. Sa gorge était encore trop sèche pour appeler aux alentours. Alors il marchait, constatant avec mépris que sa gourde était vide alors qu'il l'avait tapotée pour s'assurer qu'elle était à son flanc gauche. De l'autre côté, il reconnut du côté son épée bâtarde ainsi qu'un couteau qu'il essaya de situer. Des images lui apparurent, notamment celle d'un garçon aux oreilles de chat, d'une elfe rousse, puis d'un humain à son âge amateur de liquide rouge... Cette dernière image lui fut particulièrement forte et désagréable. Et puis plus rien. Il fixait bêtement le sol, marchant à pas lents, constants, les yeux presque écarquillés, s'étonnant de ne pas pouvoir restituer les derniers instants jusqu'à son arrivée céans. Il ne prêtait même plus attention à sa raison de sa fraiche virée : le son qu'il entendait s'intensifiait et ressemblait à une cascade. Il finit par relever les yeux, et déboucha effectivement sur une petit rivière dans laquelle se jetait une impressionnante cascade. Il s'y précipita, le regard quelque peu perplexe. Il s'arrêta au bord, se saisit de sa gourde qu'il dé-bouchonna pour remplir à ras bord. Il ne se priva pas de quelques gorgées qui lui écarquillèrent encore plus ses yeux, tellement cette eau était rafraichissante dans ce climat plutôt chaud. Il expira longuement après inhalation, et se laissa tomber sur le sol, en papillon, exempt de toute pensée, fixant le ciel qui se faisait plus visible cette fois-ci, bleuâtre, sans quelconque nuage, sans menace météorologique apparente. Une fois de plus il n'entendait plus que le bruit de cette cascade qui coulait en continu, quelques oiseaux qui récitaient quelques chants... La nature dans toute sa splendeur, entre autre.
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Tony De Loidir
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MessageSujet: Re: Case départ ? [PV : Tony de Loidir]   Mer 15 Juin - 22:53

Parfois, il m'arrive de partir, loin et sans raison, souvent plus par impulsion que envie, une idée folle qui me prend le matin et ne me lâche plus tant que je n'ai pas commencé à bouger sur un quelconque cheval en direction de l'horizon. Généralement, l'impulsion disparaît au bout d'une centaine de kilomètres, et il ne me reste plus alors que l'envie de voyager, et je suis cette envie jusque au bout, jusque à plonger en plein cœur des emmerdes, la tête la première, et les pieds en dernier. Je me noie dans les emmerdes un peu trop souvent à mon goût, mais au fond, je m'y fais, je crois même que je poursuis cela en réalité, je cherche constamment la petite occupation qui me tirera de l'ennuie perpétuel de la capitale, qui me permettra de m'amuser pendant quelques heures, voir quelques jours. Et c'est ainsi qu'avait commencé ce voyage, un cheval pris à l'écurie de la maison, ses fontes remplis de vivres et de quoi survivre, une tente, un sac de couchage, mon sac accroché à la selle, et j'avais commencé à marcher, à trotter devrais-je dire, vers le sud-est depuis la porte de la ville, plein sud-est, sans m'arrêter.

Le premier jour de voyage passa rapidement, et en réalité, je ne me couchais pas durant la nuit, accrochant mes poignets aux rênes, bloquant mes pieds dans les étriers, je m'endormis sur la selle, le laissant continuer à trotter à son envie, ce cheval avait UN avantage sur les humains... Quand on lui disait va tout droit, il cherchait pas à tourner... Un amour... Jusque à ce qu'ils nous foutent tout les deux dans un cours d'eau trop profond, et que je me retrouve trempé jusque à la tête, avant qu'on réussisse à traverser, à ce moment là, j'ai décidé de faire une pause et de monter le campement... Ce qui s'explique par le fait que j'étais à poil ET trempé, contrairement au matériel et tout ce qui était dans mes fontes étanches, je pense, hein, mais je suis pas trop sûr. Enfin, montant le campement, je passais une nuit pas loin de la vallée des mégalithes. Le voyage ne faisait que commencer, mais le lendemain, je repartis, sec et nourri, et en ayant rencontré Flore dans les circonstances que nous connaissons. Vers le sud-ouest ce coup-ci, direction la jungle des anciens, longeant dans la journée le fort abandonné, je m'enfonçais dans la jungle quelques heures après, marchant toujours droit devant, suivant le cours d'eau, tranquillement, sans être pressé.

Nous ne l'étions pas de toute façon, ni lui, ni moi, son but à lui était de me conduire, mon but à moi était de m'éloigner de l'effervescence sans fin de la ville, de ce bordel sans nom provoqué par les remous terrible des mouvements récent, ça et la guerre, ça et tout le bordel sans nom provoqué par Umbra et Lucina. Je hais la guerre, plus que tout, mais il est maintenant venu le temps de s'y engager plus ou moins proprement, d'en venir au point où les armes ne seront plus nos alliées, mais nos amies les plus proches. L'idée me trottait dans la tête depuis longtemps, j'avais bien entendu parler des trois guildes se disputant pour rétablir l'équilibre. Mais aucune d'elles ne pensaient réellement à nous, elles voulaient surtout régler leurs comptes entre elle, et s'approprier le pouvoir. Je voyais les choses différemment, très clairement. Mon but est d'arrêter la guerre... Ça, et pas mal d'autre chose, mais ça se discutera, ça viendra, le temps est mon allié, plus ou moins, et j'ai du temps, c'est pour cela que je me suis éloigné. Pour réfléchir à ces plans que j'élabore depuis des semaines, dans un lieu calme et sans sang. La jungle semblait relativement un bon plan. Jusque à ce que je tombe sur un homme en arme. En silence, je descend de mon cheval, dégaine doucement mon sabre, et m'approche de lui, avant de pointer le sabre vers son dos, puis de le héler, doucement.


« Hé... Mon brave... Il est rare de voir des hommes en armure par ici... Puis-je savoir qui vous êtes et ce que vous venez faire ici... Pas que je sois le propriétaire, mais... Je comptais réfléchir tranquillement, et ça me rend nerveux, les épées, les armures... Tout ce bordel, vous comprenez... ? »

… Bah quoi, vous pensiez que j'allais allez lui taper sur l'épaule, l'air de rien, comme de vieux potes ? Hé, attendez les gars, le mec, il a une épée bâtarde et une armure complète si on oublie le casque, c'est soit un militaire de carrière, du rang, un officier, un mercenaire, ou quoi que ce soit d'aut'. Et surtout, il est passé sur Umbra. Quand bien même ne fut il pas un Umbrien, il est passé sur Umbra, ça se sent à son odeur. Mais je le crois Harmonien en fait, il a les traits Harmonien... Même si je l'ai jamais vu, j'pense pouvoir encore définir ça, un peu. Mais bon, là, dans le cas présent, je suis prudent quand même, fut-il Harmonien, rien ne m'assure de ses intentions pacifiques... Et je suis un garçon prudent, ma garde est correct, et surtout, je suis hors de sa portée, et mon sabre ne bougera pas s'il le frappe... Toujours être hors de la porté... Toujours. On peut menacer sans se mettre en plein dans le champ de l'ennemie, c'est même conseillé dans ma façon de voir la vie.
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Blaenyc Khân
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MessageSujet: Re: Case départ ? [PV : Tony de Loidir]   Jeu 23 Juin - 17:33

    L'humain était en paix. Il en oubliait presque son estomac vide. Ce calme reposant, jamais il n'avait pu le savourer en quelque occasion à Equillios, même dans ses appartements. Parfois il lui arrivait d'ouvrir les paupières, parfois il les fermait, parfois il les clignotait, parfois il s'essuyait les quelques larmes de fatigue. Il était conscient du peu d'énergie qu'il lui restait, mais il était... En paix, tout simplement. Il sourit faiblement à l'idée qu'il s'agissait d'un repos bien mérité après la paire d'ennuis qu'il venait de subir, bien qu'il ne semblait pas certain d'avoir fait quelconque halte sur le sable chaud d'Umbra. Ses pensées étaient entremêlées entre ce visage ténébreux qui le hantait depuis son réveil, et celui de son frère ; il était, après tout, une partie de la raison de son périple. Il restait immobile sur le sol, comme abattu, incapable de se relever. Quelqu'un avait beau l'attaquer au sol, il s'en moquait éperdument. Entre deux plaintes dans son dialogue interne, il eut tout de même le courage d'attraper une nouvelle fois sa gourde et de déverser maladroitement son contenu dans sa bouche. Il laissa tomber le contenant à ses côtés, qui se vida sur le gazon jusqu'à un certain niveau. Et il ferma les yeux, se disant qu'il réfléchirait à toutes ses peines plus tard.

    Son repos fut interrompu par des bruits accompagnés de vibrations sur le sol. Il rouvrit lentement les paupières, après on ne sait combien de temps. Un hénissement accompagna ce vacarme de plus en plus assourdissant. Nul doute, quelqu'un approchait et avait une monture bien ménagée. Il s'arrêta net à quelques mètres, faisant preuve d'un peu plus de discrétion. Etait-ce pour surprendre l'homme ? Le tuer dans son sommeil alors qu'il ne dormait déjà plus ? Ou bien ce silence faisait-il simplement office de respect pour son sommeil ? La réponse fut tranchée lorsque Blaenyc ouït un son métallique ressemblant à une fine lame émerger de son fourreau. Il expira longuement, tel un soupir de fatigue. Jamais ne serait-il ainsi tranquille ? Il leva quelque peu les yeux mais ne put apercevoir celui qui s'apprétait à l'agresser. Mais à sa surprise, l'autre s'arrêta, pointant son arme en direction de Blaenyc qui lui faisait dos, même allongé. Comme si l'inconnu pouvait l'attaquer à la tête sans trop de peine.


    « Hé... Mon brave... Il est rare de voir des hommes en armure par ici... Puis-je savoir qui vous êtes et ce que vous venez faire ici... Pas que je sois le propriétaire, mais... Je comptais réfléchir tranquillement, et ça me rend nerveux, les épées, les armures... Tout ce bordel, vous comprenez... ? »

    Blaenyc ne bougea pas d'un cil. Cet homme avait fait preuve d'une courtoisie honorable et il était dur de penser qu'il était en danger de mort. Il eut un petit rictus, malgré son état de santé qui laissait penser qu'il était au bord de l'épuisement le plus total. D'un geste lent et dépourvu d'agressivité, il s'empara du fourreau dans laquelle était gainée son épée batarde par le dessous, et tendit le reste de l'arme en direction de Tony, manche le premier.

    « Messire... Je n'ai jamais tué qui que ce soit avec cette babiole. Je lui accorde seulement une valeur sentimentale. Mon état de santé est tel que je ne sois plus en état de faire face à quelque conflit que ce soit d'ordre intellectuel ou musclé. J'ai l'impression d'avoir voyagé à des lieues en quelques heures, j'ai encore la sensation d'un sable chaud et désagréable sur ma peau ; j'ai encore l'image d'un meurtrier à l'haleine de sang dans mes névroses, j'ai... M'enfin ! »

    Il fit finalement glisser le fourreau dans sa main jusqu'à la garde de l'épée, et la lâcha sur le sol pour essayer ensuite de se redresser. Il se plaisait à appeler ça l' "éveil du clochard". Vous savez, quand un homme tout cassé et rongé par la faim entreprend une lutte phénoménale pour se redresser. Il étouffa quelques gémissements avant de se retrouver en position assise, dos à son interlocuteur. Il attendit un peu, s'étirant tous ses membres sans gêne, avant de se redresse complètement sur ses pattes postérieures et de faire lentement face à l'individu. Il ressemblait à un humain mais dégageait une aura puissante. Blaenyc fut rassuré à l'idée que celui-ci ne s'occupait guerre de sa chevelure non plus. Elle était d'un blanc éclatant ; tellement éclatant qu'il véhiculait la lumière du jour et semblait l'éclairer. Et puis ses yeux. Quels yeux ! Ils contrastaient naturellement avec cette chevelure couleur neige. Des yeux d'un rouge profond, d'une couleur éclatante, vivante ! On aurait presque dit un albinos. Mais on ne pouvait pas parler d'absence de teint, non. Cet individu était à la fois sobre et plein de vie, ce qui laissait penser à Blaenyc qu'il n'était pas en mauvaise compagnie. Alors, de sa mine un peu terne, il le fixa avec des petits yeux fatigués, légèrement penché sur le devant à cause de la fatigue et lâcha d'un ton sobre et faible :

    « Bonjour. »


Dernière édition par Blaenyc Khân le Ven 24 Juin - 16:19, édité 2 fois
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Tony De Loidir
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MessageSujet: Re: Case départ ? [PV : Tony de Loidir]   Ven 24 Juin - 15:30

Il a bien l'odeur du Sable d'Umbra, à ne pas s'y tromper, mais il a aussi ce fumet caractéristique du sang, et cette fine odeur d'Harmonia, qui prouve qu'il n'est pas originaire de ce pays sombre que je n'ai vu qu'une fois... Et ne souhaite relativement pas revoir, en réalité, trop de mauvais souvenir pour pas grand chose, d'ailleurs, j'ai déjà oublié la moitié de ce qui a pu se passer là bas. Et j'en oublie de plus en plus à mesure du temps passant. Mais ce n'est pas l'important, non, non, l'important, c'est ce qui se passe en ce lieu, en ce moment, entre nous deux, lui, moi. Rien de plus. Le moment se figeant dans le temps et permettant d'en apprécier toute l'ironie et le plaisir. Ce moment où l'on calcule tout les futurs mouvements de l'adversaire, pour savoir comment réagir, tandis qu'il en fait de même. Cet instant où tout se fige autour de nous, où les secondes durent des heures pour les protagonistes. Et où rien ne se passe. Mais alors que dalle, vraiment, zéro, niet, nada, NEANT. Regardant notre homme me parlant, l'écoutant surtout, je finis par esquisser un sourire, et doucement, rompant le moment, je relève mon sabre, l'entourant de mes doigts, en pose la pointe au sommet du fourreau, puis l'y fait glisser avant de l'y bloquer. Et de tendre la main pour l'aider à se relever, tout en l'écoutant me raconter son histoire, et me saluer.

« Bonjour à vous messire. Tony De Loidir, à votre service, et ravi de vous rencontrer. Il me semble que vous avez fait un voyage plutôt inconfortable entre nos mondes, n'est-ce pas ?
J'en reconnais les symptômes... Peu agréables, je l'avoue. »


En effet, à mon retour de mon premier, et seul, voyage, je me rappelle encore avoir passé deux jours au lit après avoir gerbé tout ce que j'avais avaler là haut, sang, tout, ça avait été une vidange d'estomac particulièrement violente, et peu agréable, qui m'avait laissée relativement épuisé, n'ayant rien mangé d'autre. Et n'ayant envie de rien vu l'état de mon ventre. Deux jours couché avec de la fièvre. Je devais être trop fatigué de mon aventure, ça n'avait sans doute pas aidé à réellement se porter bien. Mais bon, là, actuellement, il est un homme devant moi, épuisé, qui se relève difficilement pour me saluer, c'est tout de même sympathique de sa part dirons-nous, inattendu, je ne me serais pas relever si j'étais en train de mourir moi, mais tout de même sympathique. Je finis par faire rapprocher mon cheval, ouvre les fontes, et sort un pain aux lardons, le genre de petit truc qui se conserve relativement bien si couvert, et nourrit comme pas deux, j'adore ça, ça me comble, réellement, ouais...

Je finis pour ma part par m'asseoir, et l'invite à en faire de même, tandis que je sors une gourde d'eau, et une autre de remontant de ma sacoche. Il faut savoir recevoir dans la vie, quand bien même seriez-vous perdu au milieu de nul part, ne sachant que faire, proposer un repas à un inconnu qui semble aller mal, fatigué, et autre, me semble une forme relativement correct de nouage de relation, et c'est ainsi que je procède, parce que c'est ma façon de faire, et que ma façon d'être noble est d'être au service du peuple, et non pas l'inverse. Je sers le peuple par mon pouvoir, je l'aide, et le peuple me le rend, c'est une façon correct de procéder, il me semble. C'est ainsi que j'ai grandis. Et pour le moment, je ne vois pas de raison de changer de manière de procéder, bien au contraire, je vais pousser mon combat pour le peuple encore plus loin, mais pour cela, il va falloir recruter des gens, qui partageront mes idées, mes ambitions. Nous vaincrons, un jour, cela viendra... Oui, cela viendra.


« Mangez à votre faim mon ami... Nous ne sommes pas pressés, je le crois, et j'ai pour ma part un peu faim de mon côté. Ne vous gênez donc pas. Nous sommes entres gens de bonne compagnie. »

Et c'est ainsi que je commençais doucement à manger, après l'avoir regardé se rasseoir face à moi, j'ai pris le temps de décrocher mon fourreau de ma ceinture, et de le poser à côté de moi, à porté de ma main, mais toujours bloqué par sa sécurité, en somme, pas de danger réel, pas de suite du moins, j'ai toujours une dague et des couteaux de lancer, oui, mais je suis en paix pour le moment, je le crois, et de par ce fait, je ne prend pas la peine de rester en garde et à surveiller tout ce qui m'entoure. Puis ça me gâcherait le repas, soyons réaliste, ça me gâcherait le repas, tout bonnement... Surveiller tout autour de soi en mangeant, ça provoque des acidités, et l'acide, c'est mauvais... Je sais, ça sert à digérer, mais là, quand y en a trop, c'est mauvais, ça fait mal au bide, et c'est pas agréable du tout. Du tout. Du tout. Réellement. Donc j'évite. Pis, au pire... Je surveille son dos, il surveille le mien. On devrait pouvoir s'en tirer. Je crois. 'fin, j’espère qu'il a de l'expérience en tant que combattant, parce que sinon...

« Et sinon... Qui êtes-vous et que faites vous dans la vie... ? Vous me semblez vous êtes retrouvés pris dans des aventures peu agréable, c'est notre lot à tous me direz-vous, mais... Certains plus que d'autre, malheureusement. »
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Blaenyc Khân
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MessageSujet: Re: Case départ ? [PV : Tony de Loidir]   Ven 24 Juin - 16:43

    Les yeux de l'humain s'illuminèrent tels deux pierres précieuses. De la nourriture ! Cela faisait deux jours qu'il n'avait rien digéré, et cet homme daignait lui tendre un pain au lardons. Et quel pain au lardon ! Qu'il était prévoyant, ce Tony de Loidir - comme il disait s'appeler. De Loidir. Une particule...! Mais il n'y pensa point sur l'instant présent. Il en oublia non seulement les remerciements, mais toute ses bonnes manières, son éthique, tout ! Il était là, tel un autiste, qui s'empara brusquement de la nourriture pour la manger à toute allure, sans trop prendre le temps de mastiquer. Il voulait juste sentir son estomac se remplir. Il s’empiffrait au point de ressentir une vive douleur dans les tranchées. Il fit de grands yeux en se tapotant le ventre, et aperçut sa gourde, restée ouverte sur le sol, dont il s'empara et vida le peu de contenu qui restait pour purger la voie orale. Il expira de soulagement, s'en suivit un rire franc et des poings brandis en l'air. Il se relaissa tomber en l'air, tout sourire, presque rayonnant malgré sa fatigue physique. Ce repas offert par ce Tony de Loidir lui avait vraiment fait du bien. Enfin, il se souvint des quelques interrogations qui lui étaient destinées. Il se redressa et fit face à son interlocuteur, la mine plus sérieuse, plus sobre.

    « Ravi de vous connaître, messire De Loidir. Si vous n'étiez pas là... Les vers et mouches auraient eu raison de ma chair. Je vous suis éternellement reconnaissant, vous avez réussi à me faire perdre mes bonnes manières fut-il quelques poignées de secondes. Je m'appelle Blaenyc. Blaenyc Khân. Je suis originaire d'Equilios. Et dans la vie, je suis... Pauvre. J'ai été renié par ma famille il y a quelques années de cela, et j'ai appris à vivre dans la rue. Je suis passé d'un statut bourgeois à un statut de vaurien misérable. En ce qui concerne mes aventures... Oui, j'ai seulement voulu découvrir du pays, et j'ai l'impression de ne pas avoir fait les meilleures rencontres. Je me répète, si vous n'étiez pas là... Ou si c'était quelqu'un d'autre... Je n'ose imaginer. Pardonnez-moi, l'émotion me fait soudainement beaucoup parler. Puis-je vous demander à votre tour ce qu'un noble de votre trempe daigne badiner céans, en ces lieux humides et presque suffoquant ? »

    Sur ces paroles, il s'empara de son épée gainée pour la coincer de nouveau sous sa ceinture et se leva, étirant le haut de son corps puis inspectant les alentours avec une meilleure lucidité. Il lui arriva de tourner les talons de temps à autre, hausser le menton comme pour apercevoir au-delà des futaies environnantes, comme pour prévoir le chemin qu'il allait emprunter, avec ou sans Tony. A ce propos, Blaenyc leva légèrement le doigt comme s'il se souvenait de quelque chose. Il tapota vers son dos pour localiser un petit sac qu'il détacha de sa ceinture. Il le secoua devant Tony pour lui en faire deviner le contenu sans nécessairement le mettre en évidence. Les multiples sons métalliques qui s'échappaient des agitations internes ne laissaient aucun doute planer : c'était une bourse. Il la tendit à l'attention de Tony, sans gène aucune.

    « En attendant, daignez recevoir ceci en gage de ma gratitude. Ce savoureux pain aux lardons que vous m'avez offert, ça doit sûrement avoir un prix. Et je le paie de ma poche. »
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Tony De Loidir
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MessageSujet: Re: Case départ ? [PV : Tony de Loidir]   Ven 24 Juin - 18:49

J'avais déjà vu des hommes mourir de faim, perdre toute lucidité puis attaquer des gens armées à main nue pour se procurer un morceau de viande séché, voir une gourde d'eau, et c'est à ce moment que je me dis que j'ai bien fait de lui tendre ce pain, réellement, parce que sinon, il serait sans doute mort de faim en fait, ou il m'aurait attaqué... Et les vers l'auraient mangés, oui, dans les deux cas, en effet. Ce qui n'est jamais très agréable, quand bien même n'eut il rien senti, vu qu'il serait mort avant. Mais ce n'est pas réellement bon quand même, la mort, c'est généralement mortelle déjà, et en plus, irréparable, ce qui fait donc très, très mal. Et c'est gênant pour faire autre chose. Une question de relativité. Quand vous êtes mort, vous ne bougez plus, déjà... Enfin, arrêtons de parler de ça, nous allons vite devenir dépressif sinon, c'est pas cool du tout, réellement. J'aimerais pas, le devenir, j'ai suffisamment à faire comme ça, j'aime ne pas en rajouter des couches. Question de sureté et de santé mentale.

« J’eus trouvé cela dommage, réellement... Personne ne mérite une mort pareil, réellement... Personne. Et pourtant... Enfin, ce n'est pas grave, je pense juste que personne ne mérite cela, c'est une fin trop horrible que de mourir de faim. Ne m'en soyez pas reconnaissant, j'ai pour principe de vie d'aider les gens, je suis noble POUR aider les gens, pas pour profiter de mon statut. Cela me rapporte plus qu'autre chose, tant spirituellement que matériellement... Et je suis ravi de vous rencontrer Blaenyc Khân, réellement ravi. Ne vous inquiétez pas de ce qui se serait passer si personne n'était venu, ou si cela avait été quelqu'un d'autre, penser à ce genre de chose leur donne vie, évitons donc d'en parler. Ne vous en faites pas, parler, je vous écoute. Et... »

Je le regarde, hésite un instant avant de répondre, mord ma lèvre, puis finit par esquisser un sourire, un vrai, et rire un instant, je souris honnêtement, le regarde, et lui propose de s'asseoir, car nous risquons de parler un temps, et je n'aime pas parler debout... Il pourra toujours surveiller les alentours et chercher un quelconque chemin plus tard... Et me tendre une bourse ? Mais... Je n'en veux pas, j'en ai aucune utilité moi, de l'argent... Sincèrement, je suis loin, très loin d'en avoir besoin. La noblesse a tout de même ses avantages sur certain sujet, et là, au niveau de l'argent, soyons honnête, je suis riche, c'est tout. Clairement, je suis riche. Donc sa bourse... J'éclate de rire en la voyant, totalement mort de rire en fait même... Et le faisant se rasseoir, riant, je finis par lui répondre, la voix entrecoupé de hoquet du au rire, que je finis durement par maîtriser. Uhuh... La, franchement...

« Garder votre bourse mon ami, vous en avez BIEN plus besoin que moi d'après votre récit, vous êtes pauvre, sans-abris, vagabond... Je suis pour ma part un des plus riches partis d'Equillios, j'ai des bâtiments vide à ne plus savoir qu'en faire, et ce pain au lardon est à ma table tout les soirs... Et jusque dans les fontes de mon cheval... Croyez-vous que vous en donnez une miche va changer ma vie ? »

Le regardant, pendant un instant, mon regard prend une teinte plus vague, je le regarde sans le voir, souriant, et visualise un avenir possible parmi tant d'autre... Ce n'est qu'une vision, elle dure un instant, et je ne le remarque pas, je n'y fais pas attention, du tout... Manifestation erratique d'un pouvoir plus ancien disparu dans les limbes de mon existence. Lui et moi, arme en main, pointe au sol, observant, du haut d'une colline, un champ de bataille, et derrière nous, une dizaine de personne, tous choisis sur le volet, tous pris car ils le méritaient... Un groupe d'élite pour une fonction d'élite. Un ensemble fort pour une tâche dure. Un avenir probable, possible, imaginable du moins. Oui, un avenir relativement dur, mais qui pourrait être « agréable », dans l'ensemble du moins. Nous verrons.

« Et pour vous répondre... Je suis ici car Equillios n'était pas favorable à la réflexion que je compte mener jusque au bout... Vous me voyez ici en tant que votre égal mon ami, je suis ici en tant qu'homme de paix, et pour avoir la paix, il faut préparer la guerre... Les 'groupes' actuelles, plus ou moins secret, ne visent qu'à utiliser les esprit... Ou les éliminer complétement... Je suis ici en tant que possible fondateur d'un tiers ordre dans tout ce bordel. Je veux créer un pouvoir capable de faire la différence dans le paysage actuel, un pouvoir capable de rééquilibrer la donne sans coup férir. Je veux la possibilité d'acquérir la puissance et de la conserver... Quitte à former les hommes sur MON argent... Enfin... Je suis ici pour réfléchir... Comme je le disais. »
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Blaenyc Khân
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MessageSujet: Re: Case départ ? [PV : Tony de Loidir]   Lun 27 Juin - 16:04

    Observant le refus catégorique de messire De Loidir quant à la bourse que Blaenyc lui tendait, celui-ci prit soin de l'attacher de nouveau à sa ceinture, l'air légèrement confus. Mais ce manque d'aise ne dura qu'un temps. Blaenyc haussa les sourcils, écoutant le noble avec entrain quant à ses ambitions. Jamais il n'eut vu être humain avec pareille détermination. Il en était presque bouche bée, littéralement impressionné par les convictions de ce jeune être qui semblaient de concert avec les siennes - à quelques détails près. L'humain tourna les talons pour perdre son regard dans un coin de fuite du paysage, afin de réfléchir à cela bonnement. Il tapota joyeusement son ventre qui allait bien mieux, et croisa les bras en adoptant une mine plus sérieuse. Il choisit de perdre son regard dans le courant d'eau, dans lequel il y vit d'abord son reflet, puis une vision. Il voyait un autre Blaenyc couvert de cicatrices, les cheveux encore plus en bataille, mais la mine fière, aux côté de ce fameux Tony et en compagnie d'un comité réduit. Les silhouettes étaient obscures, mais elles étaient bien là. Une légère brise soufflait, agitant les revêtement de l'approximative dizaine d'êtres. Une vision utopique qui s'effaça naturellement. L'humain releva les yeux pour faire de nouveau face à son partenaire.

    - Voilà qui mérite réflexion, en effet. Je n'adhère nullement à ces concepts de guildes où les recrutements se font via des bureaux, un peu au hasard, où l'on prend soin de bien nettoyer nos idées pour que nous adhérions à la leur. Je sais que vous ne souhaitez pas ces choses-là, vous savez donc qu'il vous faudra être discret. Et pour être discret, il faut être un comité réduit. Et pour être un comité réduit, il faut trouver les meilleures personnes. Messire De Loidir, je ne sais que dire ; tout me semble si finement ordonnancé. Je fais des rencontres infructueuses, je suis presque mort de fatigue et voilà qu'un noble sieur de votre trempe vient à moi et partage des idées plutôt satisfaisantes. C'est d'une tentation sans pareille. Nous devons réfléchir mûrement avant de prendre cet engagement. Enfin, n'étant pas à mes aises, je dois m'entretenir, c'est peut-être la dernière fois que je le ferai. Pourquoi ne pas entamer quelconque promenade et en discuter après cela ? Il faut un début à tout. Et vous et moi avons des choses à nous dire.

    Sur ces mots, il ramassa de nouveau sa gourde pour la remplir une seconde fois dans la rivière. Il en profita également pour s'asperger et se frotter énergiquement le visage. Il constata avec satisfaction ses mains noirâtres. Il répéta ces gestes plusieurs fois pour éliminer complètement la crasse. Puis il se saisit de son couteau qu'il dégaina. il humidifia légèrement la lame pour l'appliquer délicatement sur sa pilosité faciale et raccourcir quelques poils durs, rebelles. Au final, on n'aurait pas dit quelqu'un de rasé de près, mais il paraissait nettement plus jeune qu'un clochard sur la quarantaine. Mais il conservait cette éternelle coiffure en bataille, chose à laquelle il ne prêtait définitivement guerre attention. Il se redressa, faisant de nouveau face à Tony et acquiesçant de la tête comme pour lui affirmer qu'il était en état de songer.
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MessageSujet: Re: Case départ ? [PV : Tony de Loidir]   Jeu 21 Juil - 13:29

L'écoutant parler, je restais assis en laissant mon estomac accepter cette manne que fut ce pain aux lardons, surtout quand on sait que j'ai bouffé du poisson cuit au feu de bois la veille, je ne dis pas que c'est mauvais, attention, je dis juste que je préfère largement manger un morceau de pain aux lardons. Mais je n'y ai pas pensé la veille, donc j'ai du improviser, puis il faut faire durer les rations de toute façon, donc ce n'est pas gênant. Attendant, je le regarde toujours, il se nettoie le visage, se rase, et je le laisse faire, on a tous besoin de cela de temps en temps, ça permets de rester frais sur soi même, et c'est le premier pas sur une réflexion rondement mené, car, et c'est un fait que j'ai plusieurs fois testé, l'on ne discute bien qu'avec quelqu'un dont les préoccupations principales ont été remplies, j'entends par là manger, boire, dormir aussi, être propre, et une dizaine d'autres. Un jour j'écrirais une théorie là dessus, je l'appellerais « Les quatorze besoins fondamentaux », ça remportera un succès fou... Je suis certain que nos médecins et infirmiers pourraient en faire un truc... Ah, ce se... Faut que j'arrête de délirer moi. Nous n'en étions pas là, loin de là, il se rase, se nettoie, et moi, je m'étends doucement, laissant le temps à mon estomac donc, d'accepter le repas, et de commencer son travail.

« Faites mon ami, faites, entretenez-vous, je suis aussi patient que l'est l'arbre face aux saisons... Elles ne représentent rien pour moi, pas plus que le vent face à la montagne, ou l'eau face à la plage. Ces éléments seront encore là à la fin de notre guerre, de TOUTES nos guerres, peut-être auront elles modifiés légèrement les paysages, mais au fond... Cela ne changera pas grand chose. Le temps n'est rien que cela pour moi. Il me modifiera peut être un rien, et encore, plus l'influence extérieur des gens que le temps lui même, mais moi, je ne bougerais pas. Jamais. »


Riant doucement, du rire d'un homme qui se sait sûr de ce qu'il avance, je finis par réaliser ce que je viens de dire, et me redresse, en affichant une mine perplexe, je suis certain de ne pas avoir prononcé ces mots de mon plein gré, je n'y suis pour rien. Je ne suis pas immortel que diable. Ou je ne le crois pas. Rien ne le prouve, après tout. Mais là, ça fait tout de même beaucoup. Bon, passons, nous mettrons ces mots sur les divagations d'un homme repu, et cherchant le repos, ce n'est jamais rien que cela, et ne sera jamais plus, pas tout de suite, pas encore. Non, pas encore. Mais, bientôt, un jour... Oh oui, un jour... Vous verrez, tous, nous mènerons une guerre que personne ne pourra stopper, si ce n'est la mort de nos opposants, tous. Si ce n'est leur mort, ce sera leur résignation, et l'abandon de leurs croyances, qui ne seront plus que déchéances et inutilité. Ah, ça, oui, nous rirons beaucoup. Et bien. Ce sera long, mais vous verrez. La Force, ce n'est pas de foncer dans le tas en brandissant une épée. Non. La Force, c'est de rester immobile face à la charge de cavalerie en face, armée de sa seule épée et de son armure. Cela, c'est la force. Et croyez moi. Nous n'en manquerons pas. Jamais.

« Marchons. »

Je me lève, sourit doucement, et lui montre le cours sinueux du fleuve, autant le suivre, après tout, nous avons du temps, et marcher ne me gêne pas réellement, donc autant marcher par là. Vérifiant le licol de mon cheval, et y attachant ma longe, que je prend en main, je le fais marcher à côté de moi, après avoir attaché mon sac à ma selle, et faisant un petit signe, indiquant que je suis prêt à partir à Blaenyc, et ce faisant la direction que je comptais suivre par la même occasion, claire et nette, ne jamais s’emmêler dans ce que l'on va faire. Non. Ici, la direction est claire, le but est net, alors alors y mes amis, marchons. Mon cheval marche sur ma droite, côté du fleuve, je laisse la gauche à mon camarade, je pense que c'est le mieux, car je ne marcherais pas pour ma part à côté d'un inconnu et du côté d'un fleuve, il est rapide d'envoyer quelqu'un nager sans qu'il le veuille. Ce n'est pas ce que je veux. Loin de là. Je veux discuter. Donc je le mets en confiance en lui laissant le côté sec, le côté duquel je ne pourrais pas l'envoyer valser dans le fleuve. Ce qui n'est jamais agréable. HEIN SALETE DE CHEVAL. Connard va... Mais j't'aime bien. Quand on se baigne pas. Tsch... Bon... Marchons.
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MessageSujet: Re: Case départ ? [PV : Tony de Loidir]   Jeu 21 Juil - 20:08

    « Marchons. »

    Acquiesçant d'un bref signe de tête, l'humain se mit en marche aux côtés de Tony et de sa monture qui, elle, marchait prêt du fleuve. Il se décala tout de même légèrement, invitant son camarade à faire de même histoire de ne pas marcher trop près du bord non plus. Tous trois faisaient des pas lents, tandis que l'humain zigzaguait du regard sur la végétation environnante. Il lui arrivait parfois de se concentrer sur le bruit continu de la cascade qui s'atténuait au fur et à mesure qu'ils s'éloignaient, cherchant ses mots, réfléchissant à cette opportunité si soudaine, si... "parfaite". Il n'y avait pas d'autres mots, c'était l'occasion qui semblait résoudre tous les problèmes de Blaenyc. Il avala sa salive, essayant de garder un minimum de lucidité, et se mit à prendre doucement la parole.

    - Messire... Tout cela semble si idéal mais tout autant précipité. Si j'avais une demi-douzaine de balais en moins dans le ventre, c'est-à-dire fougueux que j'étais, j'aurais approuvé sans une once d'hésitation. Mais il me faut penser comme un guerrier, raisonner comme un adulte. Je n'ai jamais ôté la vie à qui que ce soit. J'ai déjà vu des corps meurtris mais je présuppose que tout cela est différent. Vous me demandez de m'engager dans quelque chose qui risque de me coûter la vie même s'ils sont en accord avec mes objectifs initiaux.

    Il afficha une mine amère et triste sur ses dernières paroles, remémorant LA scène qui l'avait changé, LE moment à partir duquel il s'était fait une raison. Il serra les poings un court instant, essayant de maîtriser sa respiration. Après tout, il avait retrouvé la force d'avoir les nerfs à vif. Sa fatigue s'était dissipée grâce à cet aimable individu. Si bien qu'il changea subitement lorsqu'il aperçut, au loin, un cerf occupé à s'abreuver au bord de la rivière. Le cornage de celui-ci semblait fort imposant. Il n'avait aucun semblable à proximité, comme s'il s'était isolé pour se consacrer un peu de temps libre entre deux duels avec les autres mâles. Blaenyc fit ainsi signe à Tony de s'arrêter doucement.

    - Messire, vous savez chasser ? J'ignore quelle est votre déontologie dans ce genre de situation précise, mais pour ma part, j'ai encore faim. Et je n'ai pas eu le temps de me munir d'un arc quand j'étais en ville. Je vous expliquerais bien ces mésaventures autour d'un feu crépitant en-dessous de ce gibier droit devant. Après tout, ce couteau avec lequel je me suis entretenu ne sert qu'à... Dépecer, non pas abattre une bête comme ça.
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MessageSujet: Re: Case départ ? [PV : Tony de Loidir]   Jeu 21 Juil - 21:25

L'écoutant, nous marchions, j'avais apprécié son geste de se décaler vers la gauche, me laissant plus de place à moi et ma monture, et je m'étais doucement décalé moi aussi, pour profiter de plus de place, et ne plus risquer de voir mon cheval finir dans l'eau. Ce qui m'y aurait entrainé aussi, forcément, et j'aurais pris mon deuxième bain dans la semaine, et deux, en deux jours, dans deux fleuves différent, excusez moi, ça fait UN PEU beaucoup trop. Vraiment. Donc non, non, je refuse de reprendre un bain, déjà que je pue... Sens... Disons que je renifle toujours un peu l'odeur de vase, bon, c'est léger, j'me suis essuyé, et laver un peu avec de l'eau, mais vu comment elle était pure, autant vous dire que ce n'avait pas changé grand chose. Mais bon, de toute façon, la sueur a bien vite couvert le remugle de la vase, donc... Dans tout les cas, c'est la merde, et je prendrais un gros bain en rentrant à Equillios, oh oui, un très gros bain. Avec du savon... Des bulles... De l'eau chaude. Ce sera super cool, et moi, je vais bien m'amuser. Mais le moment n'y est pas, oh que non, nous n'y sommes pas encore. Là, nous parlons. Et parler, c'est important.

« La vie est une chose bien futile si l'on a pas de combat à mener messire Blaenyc. J'ai toujours vécu ainsi, depuis que j'ai l'âge de mener des combats, l'épée n'a plus quitté ma main, je n'ai que vingt deux ans, je suis noble d'une des plus grande famille Equillienne, les champs de bataille n'ont que peu vu ma présence, les régiments sous mes ordres ne le sont qu'officiellement parlant, et je n'ai jamais mené un assaut au front. Mais... J'ai chèrement défendu mes terrains contre les bandits s'y attaquant, le combat m'est connu même si je n'y suis pas un maître, et j'ai toujours défendu mon peuple. J'ai tué, plus d'une fois, et je n'y ai pas de dégout ou autre. Une vie est une vie. Mais je tiens plus à la mienne qu'à celle des autres. Car si je meurs, mes projets mourront avec moi. Si vous mourrez, mes projets partiront aussi avec vous, une partie du moins. Si nous ne pouvons mourir, nos ennemies le doivent. C'est malheureux, mais c'est ainsi. »

Et nous continuions à marcher, lentement, sans se presser, j'avais tout le temps du monde pour le laisser réfléchir à mes projets, y réfléchissant moi même dans un temps égal, car de tout cela, rien n'était encore sûr, tout n'était que mot, nous serions les fondateurs d'un ordre nouveau, d'une idée évolutive, qui poussera en avant des gens, voulant se battre et gagner, pour une idée et un pays, plus que pour un quelconque esprit. Les esprits n'ont rien à voir, ils n'ont plus rien à voir avec nous depuis longtemps. Et ils le comprendront bien vite, croyez le, ils le comprendront. Devions-nous les tuer tous, les un après les autres. Ou leur bloquer l'accès à ce monde. Plus jamais nous ne servirons, n'obéirons, ne craindront, aucun de ces esprits. Non, pas eux plus que leurs sous-fifres, pas eux plus que leurs alliées. La purification par le vide. Cela peut paraître exagérer, mais cela prendra du temps. Et je ne suis pas pour la mort systématique, non, loin de là. Pour moi, ils auront le choix. Venir à nous... Ou partir loin. Je préfère un peu le premier choix. Ça donne du personnel.

« … Chasser ? Oui, bien entendu, je sais chasser, j'ai appris à chasser je n'avais encore que six ou huit ans... Je sais manier l'arc comme l'épée... Et je vous avoue que... J'aurais bien encore faim moi aussi, surtout qu'un cerf... Il y a moyen de manger dessus je pense, très largement... De bonne part de chaire, gigot, sang... Boudin, voir peut être même rognon... Oh oui... Je garderais le sang... Enfin, passons sur ce détail... Préparez votre épée mon ami... La bête ne sera pas commode... »

Disant cela, je passe doucement l'index, le majeur, et l'annulaire dans les trou de mes couteaux de lancer, et commence à charger mon corps en électricité statique, j'en prends rapidement deux dans la main gauche, arme mon bras qui remonte à mon épaule, et d'un coup, couteau chargé en électricité, je profite du vent qui va vers le cerf, et l'augmente à la maximum de la vitesse que je peux, pour accompagner le couteau qui vient de partir, augmentant ainsi la vitesse du couteau, qui vient se planter avec une force incroyable dans l'épaule du cerf, y paralysant de suite tout les muscles, pris de contracture musculaire violente, une véritable crampe, un couteau planté en plus. Je vois le cervidé se cabrer, se relever, et baver un instant, cherchant notre odeur... Qu'il trouve, à cause du vent que j'ai déclenché. Et d'un coup, je le vois charger, avec seulement trois pattes, mais charger quand même. Et il a l'air de VRAIMENT vouloir notre peau maintenant. Je cours rapidement sur le côté, et hurle.

« A VOUS BLAENYC, IL ARRIVE ! »
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MessageSujet: Re: Case départ ? [PV : Tony de Loidir]   Ven 22 Juil - 15:43

    « Préparez votre épée mon ami... La bête ne sera pas commode... »

    Regardant plutôt Tony faire, Blaenyc se contenta de poser une main sur son pommeau qu'il eut du mal à percevoir sans mêle le regarder. Sans doute parce qu'il n'avait pas fait de tel geste depuis longtemps. Alors que son camarade semblait jouer avec des lames, à les charger électriquement, Blaenyc tira quelque peu sur son épée bâtarde, s'assurant qu'elle se dégainerait. Mais il était trop occupé à apercevoir la scène ; jamais, non, jamais n'eut-il vu tel phénomène. Il plissa le front, stupéfait à cause de ce phénomène si peu... Commun. Il ouvra la bouche comme pour demander au Yräns comment pouvait-on faire un tel procédé mais... Trop tard. De Loidir s'était occupé à lancer l'offensive, de sorte à conditionner la non-fuite de la proie qui, au final, chargeait de tout son poid en boitant. Une bestiole bien hargneuse qui n'avait décidément plus rien à perdre. Tony avait eu le temps d'avertir Blaenyc de la charge. Le cerf chargeait effectivement en direction de l'humain. Une imposante bête qui s’apprêtait à dégommer un... Bâton. La peur s'instaura peu à peu chez l'homme. Si bien qu'il n'eut le temps de pivoter, en l'espace d'une fraction de seconde, vivement sur sa gauche. Les bois du cerfs laissèrent tout de même une signature telle une égratignure sur le bras droit de Blaenyc. Son pouls augmenta vivement. Il plaqua une main sur son bras droit et fit volte-face. Le cerf chargeait à nouveau, décidément coléreux. Blaenyc se décala à nouveau mais, cette fois avec moins d'élan par manque de réactivité et d'énergie. Les bois percutèrent son bras droit de plus belle, ce qui écarquilla un peu plus la plaie. L'homme gémit.

    * Je vais mourir face à une bestiole pareille ? Elle est bête et je suis intelligent mais... Pas assez... Pas assez fort... PLUS FORT ! PLUS FORT ! *

    Alors que le cerf s’apprêtait à faire demi-tour pour charger de nouveau, Blaenyc oublia momentanément sa douleur pour dégainer son épée, affichant néanmoins une grimace. Il ne put cependant pas lever la lame comme pour pointer son adversaire. Son bras lui affligeait une douleur atroce. La panique l'envahit de plus en plus. Et puis il pensa à son frère, aux rencontres passées et aux rencontres futures. Notamment cet éventuel projet à mener avec Tony. Il releva la tête et, dans un élan sans antécédent, cria de toutes ses cordes vocales. Il sentit son énergie légèrement se gonfler et la douleur s'inhiber. Une chaleur ardente lui parcourut le corps et une espèce d'aura s'expulsa violemment à dix mètres à la ronde. Ses cheveux étaient encore plus en bataille qu'avant et ses yeux étaient teintés d'une lumière blanchâtre.

    (Activation du pouvoir sagesse sur Tony et moi-même)

    Le cerf continuait sa charge, visiblement indifférent face à la situation. Les bêtes n'ont peur de rien dans ces moments-là. Blaenyc avait oublié sa peur, il ne pensait qu'à la survie et rien de plus. Alors, en un éclair, il se saisit de son épée de ses deux mains, chose que jamais il n'eut faite auparavant, pour charger à son tour droit sur la bête et, au dernier instant, lui pourfendre son bois gauche et lui laisser une blessure sur le crâne. Bien qu'il réussit à se décaler pour éviter de se faire empaler, le choc lui fut presque fatal, si bien que l'adrénaline redescendit, laissant l'homme avec le bras droit ensanglanté. Il gémit une dernière fois, laissant s'échapper accessoirement un "désolé..." avant de choir sur le sol piteusement, les efforts ayant été surnaturels pour un tel être.
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MessageSujet: Re: Case départ ? [PV : Tony de Loidir]   Ven 22 Juil - 17:50

Je n'avais pas vu le combat se dérouler ainsi, réellement pas ainsi, non, selon moi, il aurait du l’abattre en un coup, ou alors, donner un coup de taille dans les pattes pour les briser et le faire tomber au sol. Mais non, rien n'avait été comme cela aurait du, et c'est ainsi que je me retrouvais maintenant avec un cerf hargneux, chargeant Blaenyc comme si sa vie en dépendait, et il faut l'avouer, c'était bien le cas. Mais j'aurais préféré éviter d'en arriver là en fait, parce que maintenant, on allait devoir y aller au corps à corps, et ça m'enchantait guère, voir pas du tout. Je hais le corps à corps, un bon combat est un combat mené à distance, et dans lequel l'on a jamais besoin de se battre pour sa propre vie, et à peine pour celle des autres, ça, c'est un bon combat, le genre que j'adore, et qui n'arrive jamais. C'est à ce moment dans ma réflexion que le premier choc frappe Blaenyc, et que je vis apparaître une signature sur son bras, si l'on peut appeler ainsi une égratignure ne demandant qu'à s'ouvrir plus grande pour saigner. C'était mal barré, et plus le temps passait, plus le cerf devenait fou, entrainant avec lui branches basses et poussières de cavalcade, il recommence à foncer sur Blaenyc, qui ne put éviter le second choc, choc qui finit par ouvrir une plaie assez moche sur le bras. Mais c'est à ce moment là qu'il se mit à hurler, enclenchant une sorte d'onde de choc qui faillit me balayer... Et fit virer mes yeux à un rouge de sang plus éclatant que jamais, tandis qu'un sourire malsain apparaissait sur mon visage.

Je le vis porter un coup d'épée à deux mains, d'une force dont je ne l'aurais jamais cru capable vu l'état de son bras, le craquement qui suivit, et la chute d'un morceau de bois au sol, m’indiquèrent que son coup avait porté, et avait littéralement pourfendu le bois, et attaqué la tête, mais la réplique fut des plus violentes, et il dut se dégager pour éviter de finir mortellement empalé. Un coup fut toutefois porté, et il se vautra contre un arbre, murmurant un désolé, tandis que avant même qu'il ne tombe, j'avais commencé à courir vers le cerf en esquissant un sourire, profitant de cette surdose d'adrénaline qui m'envahissait, elle même doublement surdosé par l'imminence du danger qui nous guettait, dans mon sang actuellement, la dose d'adrénaline, ou le principe actif correspondant à ma race, était d'une telle concentration que j'aurais pu me jeter d'un des plus haut beffrois de Equillios sans réfléchir. Sans même regarder en bas. Courant, j'avais remballé un couteau de lancer juste avant, et en avait gardé un seul de la main gauche, je me jetais alors sur le cerf, plantant le couteau droit dans sa carotide gauche, je me jetais alors sur son dos, agrippant sa ramure, du moins ce qu'il en restait, mais je n’eus pas le temps qu'il envoya un coup de tête en arrière, ouvrant ma chemise tout du long, et laissant une plaie parcourir mon torse en travers, de la clavicule gauche aux côtes flottantes à droite, une plaie saignante, mais pas mortelle, juste DIABLEMENT douloureuse. A ce moment, me stabilisant, je passais mon bras droit sous son cou en me couchant sur lui, pour ne pas me faire éjecter, j'agrippais le couteau planté à gauche... Et je tirais vers la droite, tranchant le cou, muscles, veines, artères, nerfs, TOUT ce qui se trouvait entre ses deux points. Je retirais le couteau après avoir tranché la seconde carotide, et fit bouger celui planté dans l'épaule pour le reprendre, avant de sauter au sol, et de rouler sur un mètre ou deux, tandis que la bête, de son côté, bavait, donna un dernier coup, réflexe nerveux... Et tomba. Morte. Se vidant de son sang sur le sol qui le buvait.


« La prochaine fois... Entrainez vous avant de dégainer... Je vous en prie... Ah, ah... Ahahahahahah. »

Et de partir d'un éclat de rire incontrôlable, nous l'avions eu, difficilement, mais nous l'avions eu, saignant, mais nous l'avions eu, et lui, il était mort, MORT, tandis que nous deux vivions. Ce n'était que le premier combat de notre groupe, et sans doute pas le dernier. Et nous avions vaincu. La chute de tension qui suivit la mort de cet animal fut énorme, et la baisse d'adrénaline aussi, j'étais mort de rire, et n'arrivait à penser à rien d'autre, je savais pourtant qu'il fallait soigner nos plaies, qu'il fallait dépécer la bête, préparer un repas solide, je savais aussi que je devais récupérer le sang qui s'en écoulait, et le traiter, je savais encore que nous devrions fumer la viande pour la conserver. Mais sur le moment, rien n'avait d'importance que ma vie, nos vies, préservés, face à un adversaire ayant décidé de nous faire la peau quitte à tout y perdre. Et nous avions gagné. Oui. Gagné. Ahah... Gagné... Que ce mot est doux à l'oreille des vainqueurs... Qu'il est doux...
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MessageSujet: Re: Case départ ? [PV : Tony de Loidir]   Dim 24 Juil - 18:43

    Après avoir chut et s'être déboîté l'épaule du bras grièvement blessé en guise de cerise sur le gâteau, Blaenyc put apercevoir, dans un probable dernier soupir, l'apparence de son camarade Tony virer à quelque chose de... Moins amical. Il eut compris que l'adrénaline dont ils disposaient avaient un effet tout autre. Il leva son bras gauche vers lui, comme pour lui indiquer de faire attention, mais... La douleur était trop intense et l'évanouissement fut immédiat. Les sons environnants, notamment les bruits de galops du cerf qui chargeait et des petits rires de Tony, s'estompaient petit à petit. Le silence fut bref, et Blaenyc eut ainsi l'impression d'avoir le crâne en pleine implosion. Les images défilaient à une vitesse affolante et il avait la désagréable impression d'être secoué dans tous les sens. Exactement la même sensation que lorsqu'il traversait un portail. Mais lui n'en avait pas conscience, alors qu'il convulsait légèrement sur le sol. Il apercevait des paysages divers à vitesse grand V, variant de déserts blasant à des montagnes rudes et enneigées. Parfois il croyait apercevoir des milliers d'hommes se battre jusqu'à la mort ; en fait, tout était si flou. Ainsi la douleur fut inhibée, les images s'estompaient peu à peu et les convulsions furent de moins intenses jusqu'à entièrement disparaître, laissant comme un grand garçon dormir comme un bébé. Affichant un air d'enfant innocent qui s'était endormi au beau milieu de cette forêt suffocante, Blaenyc ressemblait à un corps défunt, quelque part libéré de toute cette souffrance, satisfait d'avoir trouvé le repos éternel. Mais...

    Les rues d'Equilios étaient désertes. Quelques agréables brises de vent s'aventuraient entre les habitations, agitant les cheveux de Blaenyc qui se trouvait là, debout, dans une ruelle quelconque qu'il ne semblait pas reconnaître. Le jeune homme tournoya sur lui-même, analysant les environs du regard, fronçant les sourcils. Il posa une main sur son visage qu'il remonta sur ses cheveux, perdant son regard sur le sol. Il releva la tête, apercevant un individu assis sur un fauteuil, au beau milieu de cette ruelle. Il était très soigneusement vêtu d'un ensemble brun gris, vraiment, tout cela lui seyait à ravir dans une musculature plutôt impressionnante. Cet homme avait quelques traits communs à ceux de Blaenyc : les yeux bruns en amande, le nez droit, la bouche fine... Mais la coiffure était tout autre : Blaenyc ressemblait plutôt à un hérisson alors que son interlocuteur avait des cheveux bruns court et épais. Sa pilosité faciale était également très soignée. Blaenyc regardait cet homme avec un air attendri. Ce dernier se leva en conséquence, après un léger soupire, et s'éloigna du fauteuil qui disparut sous une poussière d'étoiles comme par enchantement. Blaenyc haussa un sourcil pour exprimer quelconque étonnement mais se focalisa de nouveau sur cet inconnu qui s'approchait lentement, dont les traits du visage lui paraissaient de plus en plus net. Cet inconnu fit désormais face à Blaenyc. Ce dernier releva quelque peu la tête pour le regarder droits dans les yeux. Tous deux se regardèrent avec la même émotion. Comme s'ils étaient liés. L'inconnu posa alors une main impressionnante sur son épaule et serra affectivement la clavicule de Blaenyc.


    - Bonjour, mon frère.
    - Salutations, Garrow., répondit Blaenyc, imitant son interlocuteur et posant à son tour une main un peu plus fine sur une épaule de son frère.
    - Vaiarii et Lalwende m'ont fait part de sombres nouvelles. J'ai eu vent de ta disparition. J'ai presque cru à ta mort, et les esprits sont loués, tu es bel et bien devant moi.
    - ... J'ai été distrait de mes objectifs originaux. Et puis j'ai pensé que je ralentirais leur progression, marquant un temps pour détourner son regard en haut à gauche, comme pour chercher ses mots et son argumentation, tu sais, la nature, c'est plus coriace que la ville.
    - Bien sûr que je sais, puisque tu es entre vie et mort. Vouloir me venger, ça a un prix à payer. Toi et moi ne sont que de simples bretteurs. Toi, tu songes de suite à devenir un guerrier. Tu viens d'avoir un petit aperçu du prix à payer, et ce que tu endureras par la suite s'avèrera pire encore. Blaenyc, mon frère, laisse tomber, accepte...
    - Non ! s'esclama le jeune homme, se détachant de son frère pour reculer de quelques pas, Je dois élucider ton meurtre et mettre fin à tous ces conflits d'intérêt pour que personne ne puisse ressentir la douleur que j'ai ressentie ! Je dois honorer ta mémoire si ce ne sont pas mes parents qui le feront !
    - Frère... Ce qui est fait est fait. Je me suis simplement trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Et puis ton entreprise ne me ramènera pas à la vie. Toi et moi, oublions tout ça. Tu seras bien plus heureux une fois libéré de toute cette peine. A quoi bon lutter ?
    - Tu... Tu dis n'importe quoi...!
    - Bien sûr que non ! Je sais que tu as des valeurs, des principes. Et ces principes, grand frère, nous les avons partagés. Mais le monde est pourri jusqu'au noyau, Tony et toi vous trompez, vous n'arriverez jamais à révolutionner quoi que ce soit. Rends-toi à l'évidence ! Je t'ai toujours suivi, toujours soutenu, mais là, c'est de la pure folie ! Tu n'as même pas résisté à l'attaque d'un... D'un cerf !
    - Il y a un début à tout. J'ai la franche impression que tu m'en veux d'avoir survécu... Mais pauvre idiot, c'est pour toi que je vis. Non, c'est pour nous, pour notre famille, pour qu'elle se fasse un nom autre que les riches bourgeois qui marchent sur les couilles de la pauvreté !

    Il y eut un silence. Garrow lâcha un son d'étonnement, grandissant son iris, comme frappé par la raison de Blaenyc. Il perdit à son tour son regard presque horrifié sur les pavés. Il plongea dans une réflexion interne puis redressa la tête, le regard déterminé.

    - Décidément, tu as toujours eu, tu as et tu auras toujours énormément de crédit auprès de moi, grand frère. Tu as toujours voulu la difficulté alors que, moi, je cherche la facilité pour apaiser ton âme. Mais comme tu disais, après tout, la difficulté attire les hommes de caractère. C'est en l'étraignant qu'ils se réalisent. Et puis tu n'es pas tout seul. Même si mon corps n'est plus, je fais partie de toi. Allez, maintenant, rélève-toi. Sois fort. Mais attention, ça risque de piquer...

    Les dernières paroles de son frère s'étaient étouffées. L'image avait progressivement disparu, et Blaenyc se retrouvait là, debout, quelque peu penché, le dos courbé comme un vieillard, la mine très faible, le bras droit ensanglanté dont l'épaule était déboîtée. Il se tenait face à Tony qui semblait rire comme un enfant. La bouffée d'adrénaline était passée. Il jeta un oeil au corps meutri de la bête, égorgée. Il sourit faiblement à son tour, puis grimaça à cause de la douleur de son bras droit qu'il voulut bouger mais... Il n'y avait rien à faire.

    - Si vous n'étiez pas là... J'étais bon pour servir de nourriture aux vers. Je... Je peux... Vous demander une fois de plus de m'aider ? Mon bras s'est sauvagement fait amocher, aussi aimerais-je que vous tiriez dessus d'un coup sec...

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