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 Un concours de circonstance [Tony]

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Flore Morinstal

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MessageSujet: Un concours de circonstance [Tony]   Sam 18 Juin - 18:41

Un Concours de Circonstance

Ou comment Flore se retrouva perdue en pleine campagne par une nuit brumeuse alors qu'elle était en mission tout ça à cause d'un banal problème d'argent.


    * Franchement, je continue de penser qu’il s’agissait d’une idée complètement stupide.
    - Toi, on ne t’a pas sonné.
    - …
    - L’argent manque en ce moment.
    - T’as paumé la clé du coffre familial aussi espèce de cruche sans cervelle !
    - Il s’agit d’un malheureux concours de circonstance ! D’abord je ne pouvais pas prévoir que pour m’enfuir je serais obligée de sauter dans un fleuve et que la clé glisserait de ma poche.
    - Et à ton avis, pourquoi est-ce que je t’ai répété environ dix milles fois d’attacher cette foutue clé à ton cou comme le fait toute personne normalement constituée ?!
    - Concours de circonstance ! J’allais le faire hein, juste après cette mission.
    - …
    - Et puis on ne peut pas éternellement se servir dans le coffre de la famille, hein. Un de ces quatre, ça aurait finit par se tarir… Et puis le coffre est joliment ouvragé. Sans rire, le détruire par explosion, c’est… criminel !
    - Je préfère éviter de répondre à cette discussion de peur de m’énerver vraiment. *

    Bon, d’accord, Flore n’avait peut-être pas forcément fait le meilleur des choix. Comme le lecteur l’a sans aucun doute compris, ce qui avait mené notre chère aventurière à faire ce qu’elle était en train de faire venait d’un malheureux concours de circonstance dont elle était plus ou moins à l’origine. Habituellement, elle piochait dans le trésor familial – ancienne famille noble, condamnée dans Lucina après avoir intrigué à la cour du Roi… Bref, ceci est une autre histoire sur laquelle nous ne nous attarderons pas puisqu’elle n’en vaut pas la peine et que ce n’est pas l’objet présentement exposé. Passons donc et revenons au fait que Flore, pour subvenir à ses besoins travaillait rarement à but lucratif… Néanmoins, par la force des choses – référence à l’épisode dans l’eau qui lui avait coûté la fameuse clé qui permettait d’ouvrir le coffre ! – Flore en étant arrivé à un point épineux au moment où elle avait commencé à se trouver à court d’argent.
    Comme partout dans les trois Mondes, on pouvait aisément trouver un travail avec à la clé, un salaire. Cependant, il était nettement moins évident de trouver un travail rémunéré mais non dangereux – mis à part la garde d’enfants, et encore que….

    Dans une auberge, elle avait entendu d’un type, ayant un peu trop bu et à qui elle avait pu faire la conversation en jouant de son sourire éclatant, qu’un type connaissait un autre gars qui cherchait quelqu’un pour faire un travail. La rumeur disait que c’était plus ou moins dangereux. Mais surtout, que c’était très bien payé. Flore n’était pas spécialement à cheval sur l’argent hein. Mais bon, on ne pouvait pas en dire autant de sa moitié. Ah oui ! Sa Moitié… La fameuse Flore bis, celle qui était la moitié de la Flore que nous connaissions tous. Entité inconnue qui avait été capable de développer une certaine autonomie enfermée dans une prison spirituelle dans le corps de la belle blonde. Entité qui au fil du temps s’était rapproché de Flore et avec qui elle partageait de nombreuses choses, notamment la force magique, les émotions, mais également les pensées… Si Flore n’était pas attentive à l’argent, sa moitié en revanche était avare et adorait le son des pièces d’or… Après un dialogue vif avec elle-même – oui oui, on dirait un syndrome de schizophrénie, mais que voulez-vous, il faut bien être un peu fou dans la vie ! – Flore s’était décidé à trouver son employeur. Finalement, on lui avait donné rendez-vous par l’intermédiaire d’un messager dans une ruelle sombre d’Equillos. Ça sent le piège tout ça, hein ? Et ben non ! Raté. En fait le dit employeur c’était présenté et avait donné à la jeune demoiselle les détails de sa mission.


    « Votre tâche est simple, il s’agit simplement d’un échange, avait-il dit. Vous devez livrer à l’acheteur ce bijou et ramener l’argent. »

    Oui oui, ça paraissait simple, n’est-ce pas ? Ce qui l’était nettement moins, c’était que le bijou en question avait beaucoup de valeur et qu’il fallait éviter d’attirer l’attention.
    Donc oui, elle avait accepté ce boulot complètement stupide parce qu’elle avait besoin d’argent, qu’il était tellement surpayé que c’en était presque indécent, et qu’elle en avait de toute manière marre de travailler pour l’Ordre.

    Il faisait nuit. Il faisait noir. Et en plus de tout ça, il y avait une sorte de brume qui planait au-dessus de la vallée Harmonienne. Si Flore avait choisi la voie des airs, c’était pour gagner du temps. Mais le voile épais qui englobait les lieux ne facilitait pas la progression. La lumière de la lune, d’habitude si éclatante et qui permettait d’avancer correctement, était cachée.
    Il régnait un silence pesant, perturbé seulement par le bruit d’ailes d’Isis, le griffon sur lequel était perchée la demoiselle. Autant vous dire qu’on n’y voyait pas à deux mètres et que la pauvre créature avait bien du mal à avancer.


    * - Yerf.
    - Quoi ENCORE ?
    - Rien rien. C’est juste qu’on n’aurait pas dû partir de nuit.
    - Tu as une meilleure solution pour transférer un objet précieux peut-être ?
    - Ouais ! Voyager de jour sans attirer l’attention…
    - … Autrement dit à pieds.
    - Feignasse !*

    Elle soupira mollement et se pencha contre la bête puissante, tâchant de lui insuffler du courage. Ça ne servait à rien visiblement de monter parce que la brume était épaisse même en altitude. Finalement, sur ordre de sa cavalière, le griffon perdit lentement de l’altitude. Quelques minutes s’écoulèrent. Soudain, l’animal vira brusquement. Flore n’y était pas, mais alors vraiment pas préparée. Elle glissa doucement, chercha à se rattraper à quelque chose mais ses doigts se refermèrent dans le vide. Sa chute ne fut pas très longue, deux ou trois mètres. Alors qu’elle s’imaginait atterrir sur le sol humide et sale, au contraire, sa chute fut amortie par quelque chose de mou et liquide. De l’eau ! Quel délice… Elle se laissa aller quelques secondes, le temps savourer l’effet bénéfique et revigorant de cette rivière inattendue. Finalement, elle s’accrocha au bord et se hissa sur le sol.
    Autant dire que Flore, qui mettait toujours un point d’honneur à être habillée de manière impeccable, ressemblait plus à… un chien mouillé. Ses longs cheveux blonds dégoulinaient d’eau et étaient plaqués contre son visage. Malgré tout, Flore avait les joues rougies par le plaisir et la bonne humeur.


    * Si tu pouvais cesser de sourire comme une crétine…*

    Oui oui, elle en venait presque à ignorer les commentaires déplaisants de sa moitié qui montrait comme d’habitude, son cynisme tranchant.
    Flore tenta alors de retrouver un peu de dignité en essayant de décoller les vêtements trempés qui avaient tendance à se plaquer contre sa peau de manière plutôt… provocante. C’était plutôt l’allure qu’elle avait qui la gênait réellement, parce qu’au final, elle s’en fichait un peu d’attraper froide. En fait, c’était impossible qu’elle prenne froid : elle était insensible à cela. Isis, qui semblait s’être aperçue qu’elle avait perdu un passager en court de route, revint et se déposa gracieusement près de l’humaine. Même si on n’y voyait vraiment pas, Flore avait l’intuition que cette vallée lui réservait des surprises.


    * - Bon, on campe ici ?
    - Bah j’vois pas trop ce qu’on pourrait faire d’autre… *

    D’ailleurs… C’était bizarre, elle était à peu près sûre qu’il y avait quelqu’un d’autre par ici. C’était vraiment trop étrange. Elle entendait presque… un feu de bois qui crépitait.
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Tony De Loidir
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MessageSujet: Re: Un concours de circonstance [Tony]   Dim 19 Juin - 0:09

La nuit était calme... Relativement disons, j'avais pas prévu de dormir sous la tente, mais le fait que je sois en caleçon au bord de l'eau sans plus rien de sec, le dit caleçon ne l'étant plus non plus hein, s'juste que je voulais pas être totalement nu, rapport à mon cheval, il est prude, bref... La nuit était calme pour une nuit de camping imprévu, la brave bête était attaché large, une longe de plusieurs mètres, plus une corde qu'autre chose en fait, elle marchait de droite et de gauche, broutant l'herbe au sol comme si de rien n'était. Lui, il était sec, c'te salaud... Il s'en fout lui, hein, franchement, il s'ébroue, il sait que je vais le bouchonner après, donc IL S'EN FOUT. Moi, c'est pas le cas, mes vêtements, ils vont pas sécher seul, résultat... Bah j'ai l'air con, en pleine nuit, au bord d'une rivière, d'un fleuve, d'un canal, OU QUE SAIS-JE D'AUTRE, avec ma tente derrière moi, assis sur un de mes sac en train de me faire griller un poisson sur le feu. La bonne nuit de camping de base quoi... Sauf que moi, je garde mon sabre, ma dague, mes couteaux de lancers, le tout à côté de moi, prêt à dégainer et tout... Mais ça, c'est plus ma folie personnelle qu'autre chose, admettons le, je le sais bien. Je regardais le feu crépiter doucement, me plongeant dans mes pensées peu à peu, essayant de réfléchir à ce que j'avais vu cette nuit durant ce court moment d'évanouissement... Ou devrais-je dire de lucidité en réalité. Ce bref moment pendant lequel je suis tombé m'a ouvert des possibilités tellement énorme que je ne peux encore y croire, que je ne peux encore les appréhender. Mais ce que je sais, c'est que ce voyage va prendre une autre tournure que ce que j'avais imaginé. Javais décidé de voyager à la base pour prendre du repos loin de mes problèmes Equillosien... Mais maintenant... Maintenant... J'ai des projets en tête, le futur m'est ouvert, et je le sais bien. Cela viendra. Vite, bien plus vite que ce que l'on peut croire.

« Mhmm... Eras... Ou Tony... Tch... Lourd, mais lourd, ça se heurte dans ma tête... Qui suis-je réellement si je ne suis pas celui que mes parents ont éduqué... Un autre ? Ou bien le même à divers moments de son existence... ? … Ou juste un mec qui aurait pas du siroter sa flasque d'alcool pour se réchauffer le sang en sortant du fleuve avec son cheval. Ouais, je crois que ça ressemble drôlement à ça en fait... J'aurais pas du boire ma flasque, quand bien même en aurais-je une autre... Maintenant, j'ai chaud à l'intérieur, et je suis caillé dedans... Tss... Ça m'apprendra à boire en caleçon dehors par ce temps frais, j'vous jure, mais j'vous jure... Idiot. »

Disant cela, je rapproche mon sac du feu, et bien entendu, moi aussi avec, parce que je suis sur le sac, je vous le rappelle, donc si je le rapproche, il faut bien que je me rapproche aussi, hein, question de logique, comprenez vous... Le feu frémit doucement, l'air se réchauffe autour de moi, et je souris, en sentant l'odeur du fleuve qui emplit l'air, cette odeur d'humidité douce qui s'infiltre dans l'herber et en fait ressortir la fragrance tout le long de l'année, c'est bon, c'est réellement bon, de pouvoir profiter de ce genre de moment, de n'avoir plus d'idée en tête que vivre pour soi, pas de compte-rendu, pas de trucs à gérer, rien, rien de rien, vraiment rien, la vie à la sauvage, au naturel. Je chasse, je pêche, je campe. Et je vide le poisson de son sang dans une gourde avant de le vider pour le cuir, mais c'est secondaire ça... C'est pas mauvais le sang de poisson, bien que salé... Ca sent la mer. J'en boirais pas tout les jours, mais ça m'a comblé une dent creuse. Le truc, c'est que ça tache, j'ai du me REPLONGER dans l'eau pour me nettoyer, et vogue la galère... Je crois que j'ai bien fait d'y plonger nu par contre, histoire de pas me noyer et de pas RE mouiller mes vêtements, qui ne méritaient décidément pas ça. Pauvres vêtements...

« Poisson, poisson, cuit cuit cuit, tu n'en seras que plus bon, poisson, poisson, je t'aime fort, dans mon estomac surtouuut... »

PLAOUUUUF... Hein... ?

« … Heiiiin, quic'estquàfaitcebruitquisenoiticipendantquejemange ? »

Au moment même de l'impact de la chose non encore identifié avec l'eau, je me suis relevé en vitesse et ait agrippé mon sabre que j'ai plaqué contre ma jambe gauche, main gauche au fourreau, main droite à la garde, prêt à dégainer au moindre truc louche, inspectant les environs autour de moi, je ne vis pour débuter absolument rien de réellement intéressant, le cours d'eau était calme, les berges bien que sombre étaient nu de présence, aussi amicales soient elles, et le ciel... Bah le ciel, j'y voyais que dalle, je le regardais pas, parce que c'est quand tu regardes le ciel que le voleur te poignard mon ami, toujours et en tout temps, ça a toujours été le mot d'ordre, faire lever la tête pour mieux plonger la dague dans le cœur ou le cou. Et je suis du genre prudent, rapport à mon argent... ET A MA VIE. J'y tiens. Un peu. J'aimerais rester en vie avant de perdre mes possibilités de remplir mes objectifs. Et j'en ai, des objectifs, nombreux, réalisables dans l'ensemble. Inspiré directement par celui qui fut moi. Ou bien tiré de son expérience passé, je ne sais, mais il a de bonne idée, malgré une nette tendance à être plus... Tranchant que je ne le suis. Mémoire, mémoire, pays merveilleux, quand reviendras-tu, ô ma mémoire.

Jamais, ou par morceau, peu à peu, en évoluant, je le sais, je ne le sais que trop, mais j’espère un retour à la normale d'ici peu... Je veux retrouver ce qu'il semblerait que j'ai perdu, cela me semble vital maintenant, alors que je m'en foutais encore il y a si peu de temps, hier encore, rien de tout cela n'avait d'importance, mais maintenant... Bah maintenant, ça en a pas vraiment non plus puisque je vous rappelle que je suis quasiment à poil, arme en main, en train de chercher QUI a fait plouf pas loin de moi, et de mon campement, et de ma vie, j'aimerais rester vivant, je l'ai déjà dit, c'est pour cela que je reste près du feu, dans un coin lumineux, et que je peux surveiller sans réelle problème. Dans l'ombre, ce ne serait pas le cas. Instinctivement, je joue avec mon nouveau pouvoir, augmentant la force du vent pour amener à moi toute odeurs différentes, nouvelles, que je ne connaîtrais pas... Il y a une légère fragrance inconnue, réellement, c'est pas Umbrien pour une fois, et ça, c'est pas mal, j'en ai marre des Umbriens moi, tout les jours, à chaque coin de rue, zut de flute, y en a marre, merde ! Mais je les aime bien. Quand même. Un peu... Surtout une, mais passons, c'est pas important. Pas en ce moment. Je la sens, elle est devant moi, à une vingtaine de mètres au plus, dans l'ombre, je le sens, je le sais, elle est là. C'est une fille, une femme... Nan, une fille... 'fin... Ouais, elle est pas seule, un truc, avec des plumes, volant, un gryphon, peut être... Voilà comment elle est tombée dans l'eau. J'ai toujours dit qu'on devrait foutre une selle et des rênes à ces bestioles, je l'ai TOUJOURS dit. Elle doit entendre le feu, le voir peut être, elle m'entendra aussi, surtout si je crie.


« VOUS LA BAS... JE SAIS QUE VOUS ÊTES LA. IDENTIFIEZ VOUS... ET VENEZ VOUS SÉCHER AUSSI, L'EAU EST FROIDE... J'ai de l'eau, de la nourriture et du feu... »

Bah, ouais, je suis un mec galant, vous vous rappelez, je suis noble, quand bien même je l'oublierais parfois, je suis réellement noble, et j'ai une certaine galanterie, que je trouve normal de sortir par moment. Mais seulement par moment... Mais là, je vous jure, rien à foutre de sa sensibilité, je repasserais pas mes vêtements trempées pour ses beaux yeux, faut pas déconner, je vais pas choper la crève pour pas la choquer, déjà que je garde mon fessier et le reste au frais pour pas choquer mon cheval, elle aura RIEN de plus, je vous le jure, y a des limites à ce que je suis prêt à faire, et me cailler les miches pour elle, que dalle, elle ira se brosser. C'est AUSSI ce que j'ai dit à mon cheval, qu'il pouvait aller se brosser, il a hennit, m'a regardé, a fait un geste de tête du genre « Pfff, va te faire voir va... », puis il est allé... Bah, manger de l'herbe... Le salaud... Moi, j'ai du pécher, et lui, il se baisse, et voilà, bouffe à volonté. Enfin, là, on causait de vêtement. Et de sensibilité. Et donc, je disais, je m'en fous. Je suis gentil, mais n'exagérons rien. Elle va se décider à approcher ou pas, parce que je vais pas rester en garde pendant trente-trois ans, pis je vais pas lui reproposer, je ne propose jamais qu'une fois ce genre de chose, il ne faut jamais déconner avec la galanterie, proposer deux fois serait inconvenant, réellement. Donc pour le moment, j'attends sa réponse, et c'est tout. En attendant, c'est quand même long, mais bon, ça doit venir du fait que je suis dans les courants d'air en caleçons, ça ne m'a jamais aidé à réfléchir d'avoir froid... Donc qu'elle vienne vite, histoire qu'on se réchauffe au coin du feu, je veux pouvoir manger mon poisson et me réchauffer moi... Vite. Allez, allez, allez, on se presse mademoiselle, vite fait, allez, go...
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Flore Morinstal

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MessageSujet: Re: Un concours de circonstance [Tony]   Dim 19 Juin - 15:45

    Il faisait nuit. Elle en avait marre. C’était une journée pourrie qui avait mal commencée dans cette satanée ville boueuse d’Equillos. Oui, elle en avait jusque-là de ces missions à la con pour survivre et manger. Alors OUI, elle n’avait qu’une envie, c’était de taper du pied et faire une crise de nerf comme une petite fille. Et NON, elle ne le fera pas vraiment parce que tout de même, elle avait déjà perdu assez de dignité comme ça pour le restant de la nuit, au moins !
    Isis s’approche et donna un coup de tête contre l’épaule de Flore, l’ai assez penaud et dépité. Flore fut tentée de bouder encore plus, mais elle songea que ce comportement enfantin n’était pas spécialement digne et puis, au fond, elle n’avait rien fait hein la pauvre ! Elle avait quand même accepté de voler de nuit, dans la brume, au risque d’avoir un accident encore plus grave… Ouais, le griffon avait bien mérité du repos. Elle aviserait plus tard pour trouver une idée de secours concernant le transport du colis. Pour l’instant… Ah oui, le colis !


    * - Mon dieu, donnez-moi la patience ! Si tu me dis que tu as fait exactement pareil avec le bijou qu’avec la clé du coffre… C’est décidé, je démissionne.
    - T’es mauvaise langue ! Regarde il est là.
    - Non non, juste réaliste. *

    Flore soupira ostensiblement et s’approcha du griffon qui attendait patiemment la suite des évènements. Grimaçant, elle vérifia que les deux sacoches étaient toujours bien en place sur le dos de la créature.
    Soudain, il y eut un éclat de voix. Elle s’arrêta net dans ses mouvements, tout comme le griffon se redressa, contemplant l’endroit d’où provenait la voix. Un homme. Aucun doute possible. Sa première pensée ressembla à un truc du genre : « Mais bordel, les gens sont complètement maso pour faire du camping dans un endroit pareil ? ». La seconde était plutôt dans le style de : « C'est un mec ou une fille ? ».


    * - Qui est cet imbécile encore ?
    - J’en sais rien. Mais t’as vu comme il parle ? Nan mais attends, il nous donne des ordres !
    - Carrément. Pour qui il se prend celui-là ?
    - On lui coupe la tête ?
    - Mieux, on le poignarde dans son sommeil !
    - Oh Ouiiiiiii ! *

    Mi-ra-cle ! En-fin ! Ce jour est arrivé ! Ouiii, celui où enfin, pour la première fois depuis une vingtaine d’années, Flore et sa moitié tombaient enfin d’accord sur quelque chose ! Ah ! Flore allait tuer cet imbécile ! C’était déjà une très mauvaise journée, alors pas la peine d’en rajouter ! Elle se précipita jusqu’au griffon et détacha le fourreau qui retenait encore son épée. Aha ! Il allait comprendre ce qui se passait quand on osait parler de cette manière à une femme ! Goujat !

    * - Hé ! Attends ! J’viens de penser à un truc ! Imagine qu’il soit dangereux ?*

    Elle s’interrompit dans son mouvement, conservant son épée non dégainée encore. Sur son visage se peignit une expression d’intense réflexion.

    * - Ah ouais… J’y avais pas pensé. On peut peut-être toujours aller faire un tour, voir à quoi il ressemble et au pire des cas, l’abattre.
    - Mouais. Tu crois qu’il a du vin ?
    - …*

    Flore laissa son épée au fourreau et décida quand même de tenter le tout pour le tout. L’envie de se sécher… ça n’était pas spécialement un problème. Il faut dire qu’elle ne craignait ni l’eau ni le froid. C’était juste dérangeant d’exposer ainsi aux tentations de la nuit le riche trésor de ses formes bien dessinées. Oh oui ! Et puis elle commençait à avoir un petit peu faim. Sans compter sa Moitié qui exigeait sa ration habituelle d’alcool. Finalement, elle allait devoir y aller près de ce feu de camp. Isis se secoua dans un bruissement de plumes. Bon ok, c’était partie. Se redressant, elle avança d’un pas très digne en direction de l’endroit où quelqu’un semblait avoir dressé un campement. Ah oui ! La lumière semblait être un peu plus vive.
    Elle se retrouva en quelques secondes face à l’individu qui l’avait traité de manière aussi médiocre. Flore haussa un sourcil, toujours partagée entre l’envie de lui transpercer le ventre en le faisant mourir dans d’atroces souffrances, et celle de se tirer en vitesse de cet endroit bizarre. Argh ! Qu’il était agaçant. Elle ne le connaissait même pas encore que déjà il l’énervait. Ah, les hommes… Elle ne le distinguait pas vraiment dans la pénombre. Du moins, elle ne voyait aucun des infimes détails qui ornaient son visage. Une chose était certaine : il était plus grand qu’elle, se tenait bien droit avec une certaine… noblesse de port en fait, et un petit air supérieur qui lui donnait envie de l’étrangler sur place à mains nues. Conservant un semblant de calme, Flore toisa son interlocuteur d’un regard cynique & presque… méprisant. Ses yeux argentés brillaient dans l’obscurité. Quelques secondes s’écoulèrent. Le temps qu’il s’imprègne de son regard et le temps qu’elle mémorise les traits qu’elle voyait à peine. Elle arracha son regard au sien lorsque le griffon arriva à son tour, secoua ses longues ailes. La bête, comprenant qu’ils allaient rester ici pour la nuit, alla se coucher un peu plus loin et pas trop loin du feu. Pas bête celle-là, hein ?
    Flore ne souffla ainsi mot. Elle était bien trop fière pour faire cela. Et d’abord… Elle allait faire quelque chose. Elle s’avança vers le feu, avisant le poisson laissé à l’abandon et la bouteille d’eau de vie. Adroitement, elle s’en saisit puis s’assit par terre, négligemment. D’un air provocateur et de défi, elle porta la bouteille jusqu’à sa bouche et but une longue gorgée. Enfin, elle passa le revers de sa main sur ses lèvres, vieille habitude pour le moins inhabituelle venant d’une créature qui paraissait charmante au premier coup d’œil. Comme quoi les femmes sont capables du meilleur, comme du pire (surtout du pire !). Ainsi donc, elle toisait d’un air narquois l’habitant de ce modeste campement, lui faisant ainsi payer plus ou moins le ton qu’il avait employé pour elle.


    * - Pas mauvais ce truc !
    - Non, pas du tout même.
    - J’en reprendrais bien un peu.
    - On va peut-être quand même éviter de pousser le bouchon…*

    Flore se laissa alors tomber dans l’herbe, en position assise, continuant de regarder son interlocuteur et laissant planer un silence des plus étranges. Bon… Et la suite du programme, c’était quoi déjà ? Ah oui ! Répondre à sa question.

    « La première chose à faire quand on demande à quelqu’un de s’identifier, c’est de donner son nom soi-même. »

    Un sourire qui s’agrandit. Elle détailla son absence de vêtement avec autre sourire tout aussi ironique. Il n’était pas dans un meilleur état qu’elle hein… Alors bon, pas la peine de donner ses conseils.

    * - Pas mal quand même.
    - Raaah. Faut savoir c’que tu veux à la fin ! On le tue ou pas ?
    - Pour l’instant… On peut attendre, non ? *
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Tony De Loidir
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MessageSujet: Re: Un concours de circonstance [Tony]   Dim 19 Juin - 17:41

« Je ne m'identifie qu'en face de personne que je peux qualifier de confiance, et là, je vous avouerais que vous n'êtes pas encore ce genre de personne mademoiselle... Vous venez vous asseoir à mon feu, vous me reluquer mon poisson comme une affamé, et vous buvez ma flasque d'eau de vie, le tout dans une tenue... Ouais, bon, abstenons nous de parler de la tenue... »

Parce que la mienne ne vaut pas mieux, soyons réaliste, je suis plus déshabillé qu'autre chose, et plus qu'elle aussi, et par dessus tout, j'ai un sabre en main, que je repose doucement au sol à côté de moi, avant de me rasseoir sur mon sac. Je la regarde, en train de reluquer MON repas, soupir, et prends un des autres poissons que j'avais entouré d'herbe et posé au sol, pour les laisser dégorger et prendre du gout, l'empalant sur un morceau de bois, je le mets sur le feu, et la regarde. Bon, elle et moi, on risque de se tirer dans les pattes, soyons honnêtes, notre rencontre, c'est déjà pas ça... Ouais, ouais, je sais, la dernière fois que j'ai commencé une relation comme ça, j'me suis fait rouler une pelle et tout, mais abstenons nous de reparler de ça, c'est un fait que le public n'a pas besoin de connaître, dans la situation présente, de toute façon, ça ne change absolument rien à la donne, nous sommes autour d'un feu, chacun faisant silence, et attendant que l'autre daigne faire le premier pas. Premier pas que je vais être forcé de faire, mon statut m'interdisant de contredire une femme... P'tain, fais chier quoi, merde, merde, merde... Je hais ce genre de situation, je les HAIS.

Je l'observe un instant, voit son regard ironique, hautain, sur de lui, m'observant moi et ma tenue légère, alors ouais, je suis p'tet en boxer, mais MOI, au moins, je suis PRESQUE-sec et mes vêtements font pas genre j'ai une seconde peau... Je finis par soupirer, me lève, me dirige vers ma tente de laquelle je sors une serviette, et lui envoi gentiment, le genre d’envoi qui fait qu'elle ne va pas chercher à me tuer tout de suite, juste prendre la serviette, et se sécher avec, ce qui ne lui fera pas de mal, je crois, parce que là, elle a juste l'air trempé à mort, et elle va la chopper, la mort, à ce rythme là, donc bon, j'aimerais éviter, elle a sans doute encore pas mal d'année devant elle, et je m'en voudrais s'il elle venait à mourir des suites d'une congestion pulmonaire, ce serait ma faute, du moins, c'est ainsi que je le vois, quand bien même n'y serais-je pour rien, je soupire doucement, et revient m'asseoir autour du feu, mon dos exposé, je n'ai pas fait attention, je ne fais toujours pas attention de toute manière, en temps normal, je l'aurais couvert, mais là... Je suis pas en position de penser à cela, je songe déjà à survivre, et je la sens capable d'essayer d'attenter à ma vie, donc pour le moment, je ne dis rien, la regarde, et finit par esquisser une grimace ressemblant doucement à un sourire.


« Je m'appelle Tony, Tony de Loidir, je suis d'Equillios, et je voyageais quand... Mon cheval a décidé de prendre un bain... Avec moi... Sans me laisser le choix de dire oui ou non. Ce qui m'a emmené à devoir... Hé bien, camper à la sauvage et manger du poisson cuit au feu de bois. Ça vous suffit comme présentation, ou vous avez encore besoin d'information avant de vous décider à me dire qui vous êtes mademoiselle ? »

La regardant, je finis par reporter mon regard sur le feu, et en retire un des poissons que je lui tend, histoire qu'elle s'arrête de reluquer le mien, que je veux manger sans avoir peur de me le faire retirer des mains, et de la bouche, avant d'avoir pu l'avaler, ce qui n'est jamais agréable au fond, croyez le bien, je n'aime pas ça du tout, un peu comme son regard ironique, j'ai jamais vu quelqu'un avec un regard aussi arrogant, et pourtant, je suis doué dans le genre regard arrogant et tout, mais elle, c'est le regard ET le sourire, raaah, bon sang, je hais les non-dits, réellement, moi, je veux du dit, de l'oral, tout ça, je veux pas de cachotteries et aut', surtout avec des gens qui vont partager mon feu de camp, sérieusement. Le fait de me prendre un poignard ou un sabre dans le dos, je n'aime pas du tout ça, je finis par prendre mon propre poisson, et reprendre MA flasque d'eau de vie que je vide aussi sec avant de la reposer au sol en tirant la langue vers elle. C'est MOI qui aurait le dernier mot, j'ai TOUJOURS le dernier mot, chier, merde, zut. JE SUIS le dernier mot. Et là, actuellement, je souris, heureux, et avec un gramme d'alcool dans le sang en plus en à peine dix secondes, et c'est beau. Je commence doucement à manger mon poisson, mordillant, et avalant en mâchant correctement, car il ne faut pas avaler tout rond, c'est mauvais pour soi. Je la regarde, et finit par sortir la flasque de sang de mon sac, que je sirote, avant de reposer au sol. Elle, vaudrait mieux qu'elle la touche pas, elle risque d'avoir une mauvaise surprise, réellement. Ça surprend un peu à la première gorgée... Et aux suivantes aussi. Donc je lui déconseille très fortement d'en boire, voilà, clairement.

« Mangez tant que c'est chaud... Ça devient vite dégueulasse quand c'est froid, expérience personnel... Je ne le conseillerais à personne... A vomir, réellement... Enfin... »

Et de me taire, le silence est d'or si la parole est d'argent, malheureusement, je trouve l'or bien plus intéressant que l'argent financièrement parlant, et je me trouve donc obliger d'appliquer ce proverbe à la lettre, le coffre de la famille n'en sera que plus remplis, et moi plus heureux, mais c'est pas tant que ça le sujet au fond, mon argent, on s'en fout, un rien, je m'en fous moi même beaucoup malgré ma tendance à toujours chercher à en avoir plus, donc sur le coup, il n'y a plus rien à dire, juste à attendre qu'elle réponde, si jamais elle répond un jour, et à prier de pouvoir dormir un peu cette nuit, aussi, même si ça me semble mal barré sur le court terme, parce que là, sincèrement, elle a pas l'air prête à dormir. ET BON DIEU, QU'ELLE SE SÈCHE. C'en serait presque indécent sa tenue, d'ailleurs, je délire, C'EST indécent, et totalement... Ouais, nan, c'est juste indécent, je vous en supplie, faites qu'elle sèche dans l'instant, pas qu'elle soit pas sympa à regarder, mais j'aimerais pouvoir manger sans penser à autre chose, ce qui risque d'arriver vu mon alcoolisation depuis le début de la soirée.

On m'a toujours dit de ne pas boire, et je jure que j'appliquerais cela à partir de demain, je ne boirais plus... Du moins plus jusque au point de plus tenir debout, ce qui n'est pas encore le cas, mais pas loin, je reste prudent, je préféré ne pas bouger, pour éviter les ennuies, tel une fracture du crane, ce qui me ferait mal. Déjà que j'ai un rien froid, n'en rajoutons pas. Mais par contre, jetons du bois et de l'herbe dans le feu pour le faire augmenter un peu d'intensité, ça augmentera la luminosité aussi, et ça nous réchauffera, elle comme moi, ce qui ne sera pas de trop, de toute façon. Le feu, qui augmente rapidement en mordant le bois, n'en brille que plus, comme prévu, et je souris à la lumière des flammes. Ça fait si longtemps que j'ai pas réellement campé, allumé un simple feu de camp, et profiter de sa lumière et de sa chaleur. Si longtemps... Oh oui, mon enfance, et ça commence à remonter doucement, mais passons, changeons de sujet, oublions tout cela, ce n'est pas le sujet. Puis quel enfance de toute façon, la première, où la mienne, la sienne, la mienne ? Aucune des deux ? Mélange de tout ? J'en sais plus rien, et je m'en fous, ça attendra un peu, pour le moment, ce n'est pas important, pas suffisamment du moins pour que j'oublie de manger. Ce que je suis en train de faire, mordre, mâcher, avaler, on répète, voilà, bien... Pfou... Au moins, ça remplira mon estomac, ou finira de le remplir.
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Flore Morinstal

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MessageSujet: Re: Un concours de circonstance [Tony]   Sam 2 Juil - 17:23

    PAN ! Ca, au moins, c’était fait. Bon, évidemment, elle aurait dû s’attendre à un revers. Non, mais quel enfoiré ! Tout d’abord, c’était lui qui lui donnait des ordres. Vous voulez savoir ce qui est arrivé au dernier homme qui avait osé donner un ordre à Flore ? Vous voulez le savoir, hein ? Il ne vaut mieux pas d’abord. C’est vrai que finir poignardé dans un lit, ça n’est pas une mort honorable. Quant à la tenue…. Certes. Bon, d’accord, les vêtements collaient à sa peau et dessinaient ses jolies formes et laissaient à l’œil du spectateur le privilège de distinguer sa silhouette menue et bien proportionnée.
    Mais quelle arrogance ! Si elle était maître dans cet art, cet … individu arrivait à son niveau. Voire même il la dépassait. Vous vous rendez compte ?!


    * - Finalement, je le taillerais bien en pièces !
    - Ouais, moi aussi. Mais du sang froid. Du sang froid.
    - Tout à fait. *

    Elle s’étendit un peu plus sur le sol, décroisant les jambes dans une position on ne peut plus décontractée. Flore le regarda avec un air faussement confus, comme celui qu’on les acteurs lorsqu’ils grossissent les traits de caractères. Autant vous dire qu’intérieurement, elle se moquait bien de son interlocuteur. Les minutes s’écoulent. Un silence pesant s’installe. Flore a quitté son masque de faux repentir et fait mine de contempler le feu même si sa concentration est ailleurs. Notamment sur les mouvements de l’autre nudiste, là ! Elle hésitait. Le tuer ? Lui voler son argent ? Lui voler ses vivres ? L’attacher à un rocher et l’abandonner en pleine campagne ? Elle n’arrivait pas à juger sa force physique et ne savait pas si elle serait en mesure de le battre, au cas-où ils devaient en arriver à ce genre d’agression sauvage.

    « Je m'appelle Tony, Tony de Loidir, je suis d'Equillios, et je voyageais quand... Mon cheval a décidé de prendre un bain... Avec moi... Sans me laisser le choix de dire oui ou non. Ce qui m'a emmené à devoir... Hé bien, camper à la sauvage et manger du poisson cuit au feu de bois. Ça vous suffit comme présentation, ou vous avez encore besoin d'information avant de vous décider à me dire qui vous êtes mademoiselle ? »

    Ah ! Ben voilà ! Nous étions. Monsieur avait enfin accepté de se présenter. Mais elle n’en demandait pas tant. Savoir ce qu’il faisait ici ne l’avançait à rien après tout. Du moment qu’elle savait qu’il n’était pas un bandit assoiffé de richesse qui risquait de la tuer dans son sommeil… D'ailleurs, son nom... Tony de Loidir ? Une consonance noble ?! Heureusement, il était Harmonien et non Lucinien. Dieu merci ! Enfin, pour elle !
    Il restait la deuxième partie de la question. Oui, qui elle était ? Oh, question que tout le monde se pose. Chaque personne qui la croisait n’avait que cette interrogation en tête ? Pourquoi cette belle demoiselle à la longue chevelure dorée et aux airs angéliques était-elle auréolée de tant de mystères ? Comment se faisait-il que cette charmante enfant sache manier l’épée et possède un air si angoissant lorsqu’elle la maniait ou qu’elle libérait celle qui était enfermée dans la prison spirituelle de ce corps ? D’où venait-elle ? De quelle contrée lointaine ? Qui étaient ses parents, sa famille, ses amis ? Comment en était-elle arrivée là ? Pourquoi possédait-elle ce tatouage, dans le bas de son dos qui marquait son appartenance à l’Ordre Nouveau ?
    Oui, c’était tant de questions qui restaient sans réponse.
    Soudain, il sembla se relâcher un peu. Il se détourna d’elle pour aller récupérer son poisson, sa flasque et tout son bazar. Ohoo ! Elle l’avait vexé ? Pauvre petite chose… Mon dieu, tant de sarcasme dans une aussi jolie personne, c’était abominable quand on y pense. Mais, son regard perçant fit une découverte à laquelle elle ne s’attendait pas.
    Dans le dos de celui qui se prénommait Tony, était dessiné un tatouage pour le moins pas banal. Noir, finement ouvragé, il représentait une paire d’ailes. Le réalisme de ce dessin était surprenant. C’était comme si de véritables ailes avaient été arrachées puis collées dans le dos de l’homme. Flore haussa un sourcil, seule marque qui manifestait sa surprise. Dans la pénombre de l’obscurité, elle crut pendant une fraction de seconde voir le tatouage bouger. Clignant des yeux, elle le regarda à nouveau intensément. Mais non, il était immobile.
    Lorsque Tony se tourna à nouveau vers elle, la demoiselle avait retrouvé un masque dépourvu de toute émotion. Elle était immobile, pareil à une statue. Son cerveau s’activait rapidement : elle cherchait à savoir qui était cet homme et ce que ce tatouage représentait. Oh, bien sûr, il ne pouvait être qu’un signe de l’arrogance masculine qui n’a pour d’autre but que celui de montrer la force que chaque mâle possède. Mais étrangement, même si elle venait à peine de le rencontrer, ça n’était pas l’impression qu’il lui faisait. Pas du genre à montrer qu’il était le plus fort. Si ça avait été le cas, il lui aurait immédiatement sauté dessus, épée en main, de manière brutale et irréfléchie. Or, c’était un trait de caractère qu’elle ne retrouvait pas chez lui et qu’elle pouvait alors éliminer de sa liste.


    * - Qu’en penses-tu ?
    - Je pense qu’il nous manque des éléments.
    - Oui, justement ! Cet homme titille ma curiosité. Je souhaiterais l’observer d’avantage.
    - Toujours cette manie fâcheuse d’observer ceux qui t’entourent ?
    - Parfois, l’action n’est pas la meilleure chose à faire.
    - Certes. Mais reste prudente, Flore. Je n’aimerais pas mourir tout de suite. *

    Elle fut tirée de ses réflexions par le poisson qu’il lui donnait. Ah oui ! Manger. C’était une idée constructive. Son estomac émettait des gargouillis depuis environ deux heures. La faute à ce stupide voyage de nuit ! Elle allait s’emparer du poisson lorsqu’elle remarqua qu’il lui avait jeté une serviette. Oh, elle ne l’avait même pas attrapée, perdue dans ses pensées. L’attrapant, elle commença par sécher son visage et enlever les quelques gouttes qu’il restait. Puis, les cheveux : elle essora sa longue chevelure aux reflets dorés. Quant au reste… Elle n’avait pas envie de se mettre à nu pour sécher devant cet homme… Car la voir nue impliquait généralement quelque chose de pire. Si Flore donnait une impression de douceur et de faiblesse, elle se transformait généralement en une tueuse horrible lorsqu’elle le désirait. Ainsi, tous les hommes l’ayant vu nue, ayant partagé son lit, était mort juste après, d’une dague plantée dans la poitrine. Tout simplement parce qu’il lui était insupportable d’être vue de cette manière par un homme, ou encore même d’avoir la sensation de ne pas être libre et de ne pas avoir l’avantage. C’était stupide, oui. Mais c’était en partie la faute de sa moitié.
    A présent qu’elle avait fini la partie séchage, elle commença par manger le poisson. Ça n’était pas son plat préféré, mais bon, quand on a faim, on ne fait pas la difficile. Question de principe. Lentement, elle se remplit l’estomac. Elle n’avait pas besoin de beaucoup de nourriture. Elle mangea à peine le poisson en entier. Il avait ravivé le feu. Elle distinguait à présent un peu mieux son visage qu’elle mémorisa rapidement.
    Elle avait oublié quelque chose. Un détail important : c’était à son tour de se présenter. Sa voix se fit plus calme, elle avait perdue toute forme d’arrogance. Son regard argenté, par-dessus les flammes, scruta Tony. Un regard froid, glacial qui n’était pas banal et qui brillait d’une étrange lueur.


    « Je m’appelle Flore. »

    Elle marqua un temps d’hésitation, probablement à cause de fait qu’elle ne savait pas si en révélant la raison de sa présence, elle allait attiser la curiosité de son interlocuteur.

    « Je voyageais également, mais la brume rendait notre progression difficile. Jusqu’à ce que mon griffon fasse un mouvement brusque que je n’ai pas vu venir. J’ai eu de la chance d’avoir cette rivière sous moi. »

    Oui, l’eau avait amortit sa chute. C’était une chance.
    Son regard argenté se détacha de celui de Tony et descendit lentement jusqu’à sa tenue. Elle devait se changer. Mais bordel, où étaient ces satanées sacoches ?!
    Ah oui, sur le dos d’Isis. D’un mouvement tranquille, elle se leva – de toute manière, Tony semblait déjà bien imbibé. Avec un peu de chance, il avait déjà oublié son nom et son visage. Elle n’avait plus qu’à partir avant qu’il ne se réveille le lendemain matin et elle serait sûre au moins qu’il ne se souviendrait jamais d’elle. Bref, elle rejoignit son griffon et ouvrit l’une des sacoches. Dedans, il y avait des vêtements de rechanges. Elle détacha du dos de la bête qu’elle caressa doucement pendant quelques minutes avant de se rapprocher du feu. A la lueur des flammes, elle fouilla dedans et finit par en sortir une tenue plus légère et plus osée peut-être, mais bon, c’était ça ou alors la chemise mouillée qu’elle portait. Au choix ! Et quitte à choisir, elle préférait dévoiler son décolleté dans ce haut aux couleurs bleus que de dévoiler sa silhouette dans la tenue qu’elle portait actuellement. Elle se détourna et s’éloigna un peu du feu et de la lumière. Commençant à défaire les boutons de sa chemise, elle s’interrompit.


    « Si vous ne vous tournez pas maintenant ou si vous osez regarder, je vous jure que je vous embroche sur le champ ! »

    Non mais d’abord ! Lentement, elle quitta ses habits mouillés qu’elle laissa tomber dans un premier temps sur le sol. Puis, elle enfila ses habits secs. Ce ne fut que lorsqu’elle acheva de passer le haut et qu’elle recouvrit son propre tatouage de l’Ordre, marqué dans le bas de son dos, elle se retourna et vint étendre ses habits mouillés auprès du feu.
    Et dire qu’elle allait devoir passer la soirée et la nuit avec ce type agaçant ! Mais bon, c’était ça ou le camping en pleine nature sans feu et au milieu des éventuels monstres qui pouvaient venir dans les ténèbres nocturnes.

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MessageSujet: Re: Un concours de circonstance [Tony]   Mer 20 Juil - 20:50

La voilà qui se décide à se changer, et m'ordonne, car c'est un ordre absolu, de me tourner très rapidement dans l'autre sens et de ne surtout pas la regarder, si tel était l'idée qui me traversait la tête, il faudrait que je sache que je ne vivrais sans doute guère plus longtemps après cela, c'est sans doute pour cela que j'ai décidé, bien gentiment, de me tourner et de ne plus la regarder, perdant ainsi mon regard sur le feu, mon regard sur elle, mon regard sur tout ce que je pouvais voir quand je regardais le feu, et à côté de cela, ne réfléchissant toujours pas, mon tatouage est redevenue visible pour elle, de plus en plus agité vu mon alcoolisation, j'ai toujours eu un mal fou à me tenir quand je suis ivre, et là, c'est le cas, je SUIS ivre, clairement, complétement, absolument, ivre, ivre, ivre, et j'adore ça, j'en chanterais, je vole quand je suis ivre, l'ivresse est un univers que j'adore, qui m'emplit de plaisir, me fait oublier pas mal de chose, et s'il n'augmente pas mes sens, au moins me les rends il plus agréable, j'aime l'ivresse...

Mais pas le froid, et là, j'ai froid aux cuisses, au ventre, et à tout ce qui est situé sur le devant de mon corps, forcément, c'est mon dos que j'expose aux flammes, et je le sens ce feu, les frapper, mes ailes, oh que oui, il les frappe... Chaque plume s'en réchauffe doucement, et un sourire apparaît sur mon visage tandis que je songe au bonheur que ce serait de les libérer dans cette situation, après cette baignade forcé, bon dieu, que je serais bien dans leur carcan, protégé par leur chaleur, totalement immunisé contre le monde extérieur, mais non, je suis là, à penser dans le vide. Le vide, oui, pourquoi je songe à tout cela d'ailleurs, pourquoi, j'étais en train de manger, et j'ai oublié, oublié quoi, là est la vrai question, je... Ah, oui, oui, je me suis tourné parce que la demoiselle se changeait, et que je ne voulais pas la déranger. Non, non... Parce qu'elle m'avait menacé de me tuer si je me retournais, en fait.

Mes ailes... Ah, oui, ça, j'y songeais, en effet, le tatouage continue de s'agiter, reflétant de plus en plus les flammes, il ne bougera pas tant que je ne l'aurais pas pleinement décidé, mais il ne peut s’empêcher de réagir à mes émotions, il a hâte, lui aussi, de céder, de les laisser s'étendre, de refaire de moi ce que je suis, un Yräns, pur parmi les anges, serviteur d'une Puissance... Ah, quel bon temps que celui de mon passé... Mais de quoi je cause... Eras, oui, un ange, oui, un Yräns, oui... Mais pur... L'étais je ? Oui, je devais, je pense. Puis... Oh, passons, ce n'est plus important, je vais finir par dormir là, elle a bientôt fini de se changer, parce que je m'ennuie moi, ça fait bien dix secondes que je réfléchis, et réfléchir dans le vide, c'est trop chiant, zut, j'aime pas penser ivre, l'ivresse m'obnubile, et fait de moi un mauvais camarade. Ou un bon. Ou les deux, je ne sais pas trop, ça dépend de la personne en face, et de mon ivresse, aussi, quand je suis comme maintenant, j'aime discuter. Mais là, bah, je peux rien dire, et même pas me tourner, elle pourrait me frapper, j'aimerais éviter, les coups, ça fait mal...


« T'as pas finis dis... J'ai froid, moi, comme ça, à ne rien faire, et en plus, mon poisson est sur le feu, et ma boisson est à côté du feu, j'ai faim, j'ai soif, et j'en ai marre, alors bon... Tu veux pas aller un peu plus vite s'il te plait ? Ou te rhabilles pas, je sais pas, décide toi quoi, mais que ça prenne pas dix ans... S't'une demande polie hein, je veux pas te forcer à aller plus vite ni rien, juste... Bah juste que je puisse me retourner, parce que je veux manger. Un peu. Et boire. Encore moins que manger en fait. Donc ce serait bien si on pouvait y faire un truc... »

Non, je ne jetterais pas un coup d’œil par dessus mon épaule, j'ai déjà réussis à obtenir son prénom, et la raison de son voyage, ou du moins, de son atterrissage dans le coin, et je pense que même si cela ne m'apporte pas grand chose sur le moment, un jour, cela me servira, cela ou le fait que je l'ai nourri et lui ai donné un feu de camp ou se sécher, et une serviette, après tout, elle pourrait me remercier de tout cela, même si je vois très mal pourquoi elle le ferait vu son caractères, ni même autre chose en fait, mais il faudra bien songer à aller dormir aussi, même si là, j'ai surtout envie de chasser un rien, mais bon, les seuls trucs dans le coin, ce sont ces bestioles ressemblant à des... Trucs, gluant, écailleux, avec des bras, des jambes, ET des armes. Donc je n'irais pas chasser. Puis de toute façon, leur sang est dégueulasse, et il y a des limites à ce que je suis prêt à boire, c'est pour cela que j'ai toujours une ou deux gourdes de sang dans mon sac. Mon sac tient, où il est lui, mon sac, dans ma tente ? Non, j'ai déjà été le chercher... Ou pas... Plus ? Quand ? Comment ? Pourquoi ? Ça devient chaud cette histoire, je parlais de quoi ? De mon sac, oui, de mon sac, pourquoi je le cherchais déjà... Un truc à boire, de l'alcool, non, pas d'alcool, j'ai suffisamment d'alcool dans le sang...

« DU SANG. C'EST CA. »

… Oui, en effet, c'est cela Tony, tu cherchais ton outre de sang, à côté du feu, car tu l'y as posé tout à l'heure, après en avoir siroté deux ou trois gorgées. Bravo mon ami, tu es franchement doué, avais-tu réellement besoin de hurler sous tout les toits ces mots que personne ne comprendra, vu que personne n'a suivi tes pensées dérangés, de mec déglingué, voir même totalement à la masse. En manque de boisson, sans doute. Sans AUCUN doute dirais-je même. Avec un peu plus d'alcool, tu te serais écroulés, et plus personne n'aurais entendu parler de toi. Du moins jusque au lendemain matin, quand tu te serais réveillés sur ton tronc d'arbre au bord de l'eau face à un feu éteint depuis long déjà, et avec une fille qui serait sans aucun doute repartis entre temps. Ou bien t'aurais égorgé, ça a bien l'air d'être le genre de la donzelle ça, de t'égorger, et c'est dégueulasse, ça tâche, et ça tue, et j'aime pas trop beaucoup ça, l'idée de mourir. Une histoire de... En fait, j'en ai strictement aucune idée, ça me plait juste pas, donc on va éviter, okay, je ne VEUX PAS mourir, pas ici, pas maintenant, j'ai encore des choses à faire, beaucoup, oh que oui, beaucoup de choses, qui nécessiteront un temps, long, sans doute, mais qui sera bien mis à profits. Mes projets, mes tendres projets... Uhuhuh...

Bon, en attendant, moi, je suis toujours occupé à mater le ciel, qui me rend ce matage intensif en faisant cligner les étoiles, ou alors ces mes yeux qui clignent, et les étoiles ne bougent pas, c'est bien possible encore ça, mais je ne saurais dire qui a réellement raison, au fond, c'est qu'une question de point de vue, de référentiel disait mes précepteurs, de référentiels. TOUT est question de référentiels. Même si mes projets me semblent bon pour le monde, le monde ne le verra pas de cette manière. Pas tout de suite. Ou jamais. Et bonjour les ennuies. Mais on rira, bien, beaucoup, vous verrez, ce sera drôle. Sauf que là, JE M'EMMERDE. A mater des étoiles, des constellations, les constellations, elles, elles gênent pas pour pour la regarder se changer. C'est sur cette constatations d'ivresse que, prenant mon courage à deux mains, c'est son p'tit nom, courage... Nan, je déconne. Bon, prenant mon courage à deux mains, je me retourne, et retourne m'asseoir au bord du feu, au chaud, en évitant de croiser son regard.


« Je suppose que vous avez finis hein, mais dans tout les cas, ça reste un 'tit peu mon campement, et je meurs de froid, donc vous m'excuserez, mais je me retourne, et je recommence mon occupation principale. Profiter du feu, du poisson, et de ma boisson. »

Et ce faisant, je saisis le poisson, chauffant, et recommence à grignoter, en avalant, de temps en temps, une simple gorgée de ma gourde spéciale, qui bien que ne m'alcoolisant pas, me rend plus sensible à pas mal de chose, me réveille, surtout, et me procure des sensations que jamais l'alcool n'aura, et ça, ça, ça n'a pas de prix messieurs dames, aucun prix, que dalles, néant, niet, nada. Et au moins, j'aurais pas mal au crane demain matin, ce qui sera une grande nouveauté dans ma vie, parce que dernièrement, j'ai cuvé suffisamment pour trois vies différentes. Et même si j'en crois le mausolée, des vies, j'en ai eu que deux, et celle là, c'est la deuxième. Donc si j'buvais autant dans la précédentes, je dois déjà avoir cuvé pour toutes mes incarnations jusque à la fin des temps. Et ça me rassure pas trop du tout beaucoup pas en fait. Mais bon, on fera avec. Pour le moment, mon estomac est remplis, dans tout les sens du termes, et je n'ai plus rien à dire, plus rien à faire, si ce n'est fermer les yeux, m'étendre sur le dos, et regarder le ciel. Ah, non, pas regarder le ciel, vu que j'aurais fermé les yeux... Ça va être dur de faire les deux en même temps. Bon, donc, on fermera les yeux, on s'étendra, et nous capterons la lumière du feu à travers les paupières closes. Et peut être les étoiles, mais elles brillent pas assez. Enfin.

« Vous devez être mieux comme ça m'demoiselle... Plus sèche en tout cas.
Bon... J'ai qu'un duvet... Et qu'une tente, mais bon, vous pouvez la prendre. Je sais pas pourquoi, disons que je suis... Comment on dit déjà ? Un gentilhomme... Ou un truc du genre.... Je crois. J'sais plus trop. »


Et de lui montrer du pouce la tente derrière moi, de toute façon, j'aurais bien une serviette ou deux de sèche encore pour me coucher, m'enrouler dedans, me réchauffer, ou faire n'importe quoi d'autre, mais bon, ça pourra toujours faire un très bon coussin, au cas où. J'aime bien avoir un coussin. Et là, je vais en avoir besoin, parce que si je dors sur le sol, je vous dis pas l'état dans lequel je vais être demain... Mais malgré tout, je lui laisserais ma tente... Rho, je dois être totalement shooté moi, y a un truc là, je laisse PAS ma tente. C'est la... Ouais, mais la noblesse Tony... La noblesse... Il faut être noble dans ses agissements... Toujours. Ca veut dire ne pas tuer ses invités, ne pas tuer les gens qu'on fait dormir dans sa tente, et ne pas tuer les gens sans raisons. Ouais, et plein d'autres choses, mais passons, s'pas le sujet là, on s'en fout, zut... Moi, je parlais juste des conventions sociales qui dictent la conduite autour d'un feu de camp entre deux êtres. Et là, y a marqué « Ne pas tuer. ». Donc je ferais rien. Sauf si elle attaque, dans ce cas... Mais passons. Elle ne le fera pas.
… Elle ne le fera pas, hein ?
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