AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Parfois, même tout n'est pas assez.[ Pv Viladra ][terminé]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Stayn Karhien
Harmonien
Harmonien
avatar

Messages : 320
Date d'inscription : 01/04/2010
Age : 25

Feuille de personnage
Niveau:
9/30  (9/30)
Expérience:
88/40  (88/40)

MessageSujet: Parfois, même tout n'est pas assez.[ Pv Viladra ][terminé]   Sam 16 Juil - 21:03

Le soleil se coucherais d'ici peu, ce n'était que l'affaire d'une heure ou deux. A ce moment là Stayn était dans le Désert Sombre d'Umbra, le sable rouge sang il le connaissait bien. Ses joues étaient venus s'y poser une ou deux fois après quelques pertes de conscience lors de rudes combats. A part avec cette elfe nommée Tyris, toute ses excursions dans ce Désert s'étaient révélées êtres de vrais calvaire. La couleur particulièrement ensanglantée des rayons de soleil allant se perdre dans les rares nuages n'était surement pas un bon présage. Bien qu'il n'ait pas l'apparence d'un elfe, Stayn avait la moitié de son sang elfique en lui et il parlait couramment la langue de ceux-ci. C'est ainsi qu'il s'interrogea dans sa langue maternelle lorsqu'il vit une haute fumée noire s'échapper du contre-bas d'une dune. Pourquoi était-il là déjà ? Ah oui, des fouilles sur une tempête de sable mais tout ce qu'il avait gagné s'était se faire lâcher par ses compagnons de routes lorsqu'ils croisèrent une caravane. Le Général refusa de monter dans celle-ci par principe, sachant que plus loin se trouvait une ville, quelques kilomètres plus en avant...Sa mémoire lui jouait-elle des tours ? Peut-être s'était-il perdu, ou le soleil lui tapait peut-être un peu trop fort dessus...

Doucement il descendit la colline, ses deux katanas s'il en avait besoin apparaîtrai grâce à l'arcane. Le jeune homme brun s'avança alors d'apparence désarmé puis entama la conversation avec le premier des nomades du camp. Ils étaient en train de déplanter leur toile et s'en irait surement d'ici peu. Le camp était assez petit, trois tentes et une grande carriole tirée par un unique étalon de couleur brune. Ses yeux noisettes se posèrent à l'horizon, vers où se dirigeaient-ils ? Peut-être pourraient-ils l'aiguiller sur sa route, il demanda alors:


" - Excusez moi, est-ce que vous pourriez...

- Qui êtes vous pour vous approcher de notre camp, vous n'êtes pas le bien venu ici, dégagez ou je vous tues.

- Vous vous trompez, j'aimerais juste savoir ou se situe l'est...

- Dégages pécore! "

Le nomade sortit un coutelas et se mit à menacer Stayn, derrière lui un second puis un troisième homme apparurent alors de derrière les tentes. A première vue ils n'étaient que trois ce qui était en comparaison du petit groupe de Stayn trois fois plus! Tentant de s'excuser il commença à reculer levant les mais en l'air cependant alors qu'il regardait sur sa droite le vent du désert souffla un peu plus fort. Serait-ce ce que l'on appelle le destin ? A ce instant précis, à ce moment là le voile de la tente se souleva et le général vit un regard. A n'en point douter, un personne dans cette tente, derrière des barreaux, sur à en mettre sa main à couper il ne put s'empêcher de demander. Faire demi tout et courir aurait-été plus simple mais pourtant il ne put s'y résoudre, il finit par demander:


" - Qui est-ce ?

- Attrapez le! "

Un d'entre se jeta sur lui l'arme pointée en avant prêt à le transpercer. Ne le voyant pas ainsi le général se décala esquivant la pointe puis attrapant le poignet de celui-ci avant de le frapper avec force en plein sur le milieu du nez. L'envoyant ainsi faire un bon gros dodo a quelques heures de la nuit. Sur sa gauche et derrière lui, les deux autres arrivèrent en même temps. Son pied frappa net la rotule de celui de gauche l'empêchant ainsi de marcher mais il sentit un vive douleur au niveau de l'épaule gauche. Dedans, puis dehors. Du sang en abondance. La lame du couteau était entré et ressortie aussi net, son T-shirt blanc se tacha de sang. Une grimace au visage Stayn se retourna, il attrapa son couteau et lui coupa la jugulaire. Alors que la douleur l'enivrait de rage il se dirigeât vers celui à qui il avait frappé la rotule et l'assomma. Surement aurait-il mieux fait de lui couper la gorge mais tuer à tout va n'est pas chose qui se porte facilement sur la conscience.

Tombant à genoux il reposa son regard sur la tente, le vent faisait souffler le voile et par moment il arrivait à percevoir un regard dans l'ombre. Un regard argenté, quelque chose de lointain et à la fois familier, comme bercé par un regard naturellement mélancolique. Surement les effets de la douleur. Son haut blanc taché de sang et de poussière avant perdu sa teinte originelle. Le Général transpirait et les grains de sable qui volaient au gré du vent avaient un coup de sang et de sel. Ce goût n'avait pas changé, il se dessécha les lèvres en passant sa langue dessus puis se releva avec difficulté à cause de son épaule gauche. Intrigué, ou il était intrigué par ce regard. Son inconscient avait prit le dessus, à présent il ne réagissait pas en tant qu'homme qui a vu un être humain enfermé. Intrigué tel un félin il s'approcha de la tente ôtant le voile pour enfin voir ce qu'il avait entrevu...

Cela avait-il valut le coup ? Oui, son regard était aussi pure que l'argent, sa peau claire ne faisait que ressortir ses cheveux noirs. S'il avait parlé, le Général aurait surement bégayé, cependant son regard fut plus expressif que n'importe quoi d'autre. Son visage un peu dur et froid laissait voir à ce moment ci que derrière ce grand mur de glace, une chaleur intense régnait. Alors que la toile en se reposant replongeait la tente dans l'ombre, le bras du général se mit à s'embraser d'une flamme bleutée. L'arcane, son bras droit prenait d'un feu bleu, puis au bout de ses gants apparurent de petites particules bleutées qui se transformèrent au fur et à mesure un sabre noir mat. Un Katana avec écrit dessus! " Être jusqu'à la mort ". Ses phalanges faillirent se briser en serrant le sabre tellement il était en colère. Comment pouvait-on faire cela à une créature si fragile ? Avec force il découpa l'épaisse corde solidement attachée à la porte puis sans dire mot il la regarda, observant son corps..Son visage. Doucement il ouvrit la porte pour rendre la liberté à celle qui le fascinait.


Dernière édition par Stayn Karhien le Ven 29 Juil - 20:18, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Viladra Memphis
Umbrienne
Umbrienne
avatar

Messages : 42
Date d'inscription : 03/07/2011
Age : 22
Localisation : Dans l'ombre de la lune.

Feuille de personnage
Niveau:
1/30  (1/30)
Expérience:
32/40  (32/40)

MessageSujet: Re: Parfois, même tout n'est pas assez.[ Pv Viladra ][terminé]   Sam 16 Juil - 22:18



.:I Délivrance... ou capture...? I:.

"L'espoir est une mémoire qui désire." (Honoré de Balzac)



Tout avait commencé comme prévu… Après m’être promenée à la veille à la mer rouge, j’avais mis le cap en direction d’un autre lieu lorsque j’aperçu un groupe d’individus assez louches… Mais suffisamment armés pour que je ne prenne pas le risque de me frotter à eux tout de suite… Tout vient à point à qui sait attendre, n’est-ce pas… ? Pour ceux qui connaissent bien Umbra, il n’est pas difficile de reconnaitre les vendeurs d’esclaves ou les receleurs d’objets volés… Et quand je vis le regard torve et étrangement intéressé de l’un d’eux, j’avais mis ma fierté de coté et après leur avoir adressé une remarque cinglante, j’étais partie. Je suis quelqu’un de plutôt solitaire… De ce fait, je ne rentre pas souvent dans la ville où j’habite et je peux passer des jours voire des semaines à déambuler sur le continent sans que l’on sache où je me trouve. Mais qui s’en inquiéterait ? Avec mon caractère cynique et ma beauté parfaite, tant les hommes que les femmes s’éloignaient de moi et autant dire que ma liste d’amis était aussi vide qu’un désert… Ce fut donc sur cette pensée que je décidai de me rendre dans ce lieu si grand et si… silencieux.
Le désert pourpre du royaume de l’ombre ne correspond pas tout à fait à son titre étant donné que le sable y est plus noir que rouge, mais la chaleur en revanche nous apporte une bouffée brulante comme si vous ouvriez un four chauffé à bloc. Bien que je préférai des climats plus glacials, il fallait reconnaître que c’était un paysage magnifique et je me mis donc à fouler le sol, frissonnant de plaisir sous la texture douce et moelleuse. Ma vigilance atténuée sous cette vague de bien être, je ne pris pas mes précautions habituelles et m’allongeai le long d’une dune sans voir vérifié si j’étais à l’abri…

« Tu devrais peut-être regarder si tu n’es pas seule… »

Ma deuxième conscience ; car pour ceux qui ne connaissent pas mon passé et bien apprenez que j’en possède une, me fit remonter mon niveau de paranoïa habituel et je me redressai vivement pour faire le point sur ma situation. Malheureusement… malgré mes sens pourtant développés je ne sentis qu’au dernier moment cette main calleuse et repoussante se poser sur mon épaule et vis un regard concupiscent juste avant de recevoir un coup à l’arrière de la nuque. Puis je plongeai dans ce mon merveilleux qu’est celui des rêves et des cauchemars…
Plusieurs heures après. La journée touchait à sa fin car la température avait légèrement baissé mais installée dans une cage géante entourait d’un voile, je ne voyais rien. Plus au frais grâce à cette protection et pas malmenée puisqu’il y avait des tissus au fond de mon habitacle involontaire, j’entendais des rires et des bribes de paroles qui me confirmèrent ma pensée : il s’agissait bien de revendeurs d’esclaves et j’étais bêtement tombée dans leur piège. Mais quel affront… Comment ces imbéciles pensaient-ils avoir une seconde le droit de me toucher ? De me regarder, même… Je me demandai s’il ne s’agissait pas de ceux aperçus la veille à la mer pourpre. Si c’était le cas, il ne s’agissait pas d’amateurs car cela signifierait qu’ils m’auraient suivi depuis tout ce temps… Sans que je ne le remarque. Croisant les bras, je me calai dans un coin et attendis patiemment qu’ils s’arrêtent. Mes pouvoirs n’étaient pas très développés, mais si ces inconscients n’en possédaient pas j’avais une chance de m’en tirer convenablement… Mais pour cela je devais attendre qu’il retire cette étoffe que je sache leur nombre et leurs armes.

Tout est une question de temps… Murmurais-je doucement avec un sourire glacial.

M’étant légèrement assoupis, l’arrêt brutal me fit légèrement sursauter et je les entendis établir leur campement tandis que la luminosité, déjà réduite par le tissu, baissait lentement. Etant une habituée d’Umbra, je compris que la nuit n’allait pas tarder et qu’en tant que malfrats accomplis, ils s’étaient établis près d’une oasis. En parlant de ça… Ce n’est pas que je voulais faire ma capricieuse mais j’estimais qu’il était de leur devoir de m’apporter un peu d’eau, avec une chaleur pareille c’était vital… Au même moment, un homme souleva l’étoffe, me regardant comme une… une gourmandise ? Oui c’était le mot. Je pourrais éventuellement me servir de mes charmes pour m’en sortir mais l’idée de m’abaisser à ceci avec un sous-homme pareil me fit frissonner. J’avais évidemment déjà usé de mon apparence pour m’approprier quelques avantages mais j’avais toujours fait en sorte que cela se passe avec des personnes convenables à mes yeux et de toutes évidences cet individu puant ne faisait pas parti de cette catégorie. Son sourire jaunâtre et édenté me tirant un air dégouté, il éclata d’un rire gras et son bras fusa entre les barreaux dans l’intention de m’attraper. Pivotant dans le peu d’espace que j’avais j’attrapai son poigné et le tirai vers moi d’un coup sec… Le craquement qui en résultat me tira un sourire de satisfaction et il extirpa son membre blessé en clopinant de souffrance. Son visage affichant désormais une haine tenace, il se précipita vers moi et je heurtai les tiges métalliques en reculant vivement. Un homme en colère était capable de faire n’importe quoi…

Kurt non ! Il faut qu’on la ramène en bon état… Viens soigner ton bras et va dormir, imbécile…

Son chef, en tout cas vu la façon de parler cela devait être le cas, tira son acolyte par son bras valide et l’éloigna de moi. Quand il revint, je vis le déplaisir dans son regard et je compris que ma petite attitude d’insoumise ne lui pas plu puisqu’il couvrit à nouveau ma prison. Souriant dans le noir, je levai alors une main et un petit nuage sombre se forma au bout de mes doigts. Peu puissant il pouvait quand même faire mal et si je m’y prenais bien, j’arriverai certainement à leur crever les yeux… Ce n’était pas délicat mais je gagnerai néanmoins du temps pour trouver un moyen de sortir d’ici. Tandis que je glissai un bras hors de ma cage pour tenter d’attraper le tissu, j’entendis des exclamations surprises et suspendis mon geste. Quelque chose semblait leur déplaire…
M’approchant le plus possible de la source vocale, j’entendis une joute verbale entre deux hommes dont l’un d’eux était apparemment un étranger. Sa voix, calme et confiante me fit hausser un sourcil d’étonnement et je ne fis aucun bruit afin d’en entendre le plus possible. Résorbant mon petit pouvoir d’Umbra, je décidai de voir la suite des évènements avant de lancer une attaque…

Dégage pécore !

Des mouvements se firent entendre et les pans de tente claquèrent tandis que des hommes rejoignaient leur chef pour lui prêter main forte. A ce moment là, tandis que je m’étais adossée contre la cloison, un courant d’air souleva le tissu et me permis de voir ce qu’il se passait. Mon regard, naturellement froid et argenté comme la lune rentra alors en collision avec des yeux plus sereins mais étonnamment étranges. Si l’un était d’un bleu profond comme la glace, l’autre était d’un jaune intense qui me causa une impression de gêne. Qu’était cet homme ? Un monstre ? Moi qui m’étais mise en tête qu’il pouvait éventuellement s’agir de celui qui me sortirait de ce mauvais pas, je me demandai si je ne venais pas de tomber entre charybde et scylla… Néanmoins, avec que le voile ne retombe, j’aperçu son regard incrédule et un étonnement sincère peignit ses traits harmonieux avant que je ne voie plus rien. Non… Je me faisais des idées, il ne s’agissait que d’un jeune homme et en tant que représentant du sexe féminin j’arriverai peut-être à le manipuler pour le convaincre de me sortir de là.
Sa voix fusa à nouveau. Simple, masculine et délicate à la fois. Il demanda qui j’étais… M’avait-il aperçu ? J’avais craint un instant qu’à cause de la pénombre il ne m’est pas vu mais sa question me causa un soulagement qui m’étonna moi-même. Allons, viladra… Tu n’es pas du genre à poser des espoirs sur les épaules d’un homme, tout de même…
Les bruits d’affrontements qui suivirent m’apprirent qu’il se battait contre mes ravisseurs et j’entendais avec délices ces derniers s’écrouler un à un dans des bruits d’agonis. Puis le silence tomba… Effrayant. Son souffle saccadé, comme s’il cherchait à reprendre sa respiration, je ne savais pas s’il s’agissait de ce même jeune homme ou d’un des membres de la caravane.

« Espérons qu’il s’agisse de lui, hein vila ?

Tu es bien silencieuse, c’est rare ! »

Le tissus se souleva à nouveau et je fis attention de garder un air impassible bien qu’un certain contentement envahit mon être quand je vis qu’il s’agissait bien de lui. Cela signifiait beaucoup de chose… La fin de ce calvaire, le début d’une liberté retrouvée, mais aussi une dette dont je me serais bien passée… Oui, je pensais avoir suffisamment payé de mon âme pou cela… Ce fut donc perdue dans mes pensées obscures que la lumière de la lune abonda brutalement sur moi et je cachai momentanément les yeux pour m’y habituer. Je n’avais même pas entendu cet homme approcher… Son bras s’illuminant étrangement, je me raidis prête à me défendre mais il ne fit qu’apparaitre une arme, magnifique dit en passant, pour couper les liens qui fermer ma prison puis il ouvrit la porte sans qu’aucun mot ne soit échangé. Me fixant longuement, son regard n’était en rien malsain et je ne vous cachais pas que cela changeait un peu par rapport à d’habitude… Sortant de la cage en gardant une certain distance, je me maudis d’avoir oublié mon arme chez moi et restai immobile en savant que de toutes évidences j’étais en position de faiblesse. Pourtant… Malgré une aura presque animale qui se dégageait de lui, je ne me sentais pas en danger. Ce moment de silence dura longtemps à mes yeux puis mon regard argenté glissa sur son épaule et je vis le sang tomber par terre. Il s’était blessé… Juste pour me permettre de regagner ma liberté. Ce n’était pas vraiment le genre de choses qui m’arrivaient tous les jours. Méfiante mais plus radoucie que d’ordinaire, je me décidai de parler la première.

…Tout d’abord merci, lui dis-je, hésitante. Je ne sais pas pourquoi tu as fait ça… Tu attends peut-être une récompense de ma part… ? Tu devrais bander ta plaie… ajoutais-je après un temps de pause.

« Quelle méfiance ! Il vient de te sauver et tu te montres comme un animal acculé qui réagit violemment à cause de la peur…
C’est faux. »





Dernière édition par Viladra Memphis le Dim 17 Juil - 13:40, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Stayn Karhien
Harmonien
Harmonien
avatar

Messages : 320
Date d'inscription : 01/04/2010
Age : 25

Feuille de personnage
Niveau:
9/30  (9/30)
Expérience:
88/40  (88/40)

MessageSujet: Re: Parfois, même tout n'est pas assez.[ Pv Viladra ][terminé]   Sam 16 Juil - 23:03

Il entendait sa respiration, elle était en vie. Oui, sinon elle ne serait pas ainsi face à lui ? Qu'avait-il dans la tête ? Sa main droite continuait de serrer avec force son sabre contractant ainsi son avant-bras, si jamais son visage avait décelé une once de colère cette femme aurait pu se sentir en danger. Son bras laissait entendre qu'il allait faire un mouvement pour lui découper la tête. Lorsque l'Harmonien sentit que sa main en faisait trop la colère l'avait laissé. Ses muscles se détendirent un peu puis il écouta la voix de cette femme. Elle était belle, très belle et son regard vairon ne quittait pas les deux yeux argentés de celle-ci. Que devait-il dire ? Devait-il la réconforter ? Si jamais ça avait été un frère d'arme sa main gauche se serait posée avec force sur l'épaule de celle-ci mais il n'en fut rien. Lorsqu'elle parla, sa voix lui rappela qu'elle était un être vivant avec une conscience, elle le tutoyait. Pourquoi pas ? Si jamais celui-ci ne se le serait jamais permis, certains considèrent qu'ils le peuvent. Soit par supériorité, parfois par égalité. peu importait, doucement il acquiesça à ses mots mais en fait il ne les avait pas compris...Avait-elle faim ? Il s'approcha d'un de ceux assommé puis il fouilla son sac et y trouva des fruits. Posant un genoux à terre, sa tête tournait. Comment avait-elle dit qu'elle s'appelait déjà ? Elle ne l'avait pas dit...En s'appuyant sur sa cuisse il se releva, dans sa main gauche une poche de fruits et dans la droite son bras droit qui s'embrasa faisant ainsi disparaître son arme. Le plus doucement possible il tenta de communiquer avec la voix:

" - Je n'attends rien de vous, je me nomme Stayn. Peut-être avez vous faim ? J'ai trouvé cela, ce n'est pas de la grande qualité mais cela permettra surement de prendre un peu de force. "

Avec douceur il tendit le bras en avant, le corps du général était resté assez loin de celui de sa compagne. Quand on se retrouve enfermé, l'on a pas envie d'être confiné ou de se sentir collé par quoique ce soit. Stayn ne voulait tout simplement pas lui paraître étouffant. Malgré lui, il tenta un sourire mais c'est comme s'il était ailleurs. Surement sa plaie, la bander ? C'est ce qu'elle avait dit, oui elle avait surement raison. D'une main il lui présenta un petit banc de bois déposé par les nomades, celui-ci avait été posé à l'ombre. Ici elle pourrait déguster sans problème les fruits que Stayn venait de récupérer. Tout en ôtant ses gants de cuir il s'approcha d'un des nomades, il prit le couteau du bandit et découpa un morceau de tissu dans les vêtements de celui-ci. La chaleur était rude...Ses cheveux bruns par moments l'empêchait de voir et lui donnait chaud à la nuque. Le général tira ses cheveux en arrière le mieux possible et fit une queue de cheval. Devait-il lui parler ? Comment devait-il procéder ? Sans forcément faire attention au liquide rougeâtre coulant dans son dos, il reprit la parole et dit:

" - J'espères que rien ne vous a été fait, quoiqu'il en soit considérez vous comme vengée...Si le coeur vous en dit, peut-être voudriez vous me raconter votre périple. "

Ses mains nues, il avait posé ses gants dans sa poche droite. Seul il tenta de porter une main à son dos pour voir la profondeur de la plaie, son visage se décomposa lorsqu'il sentit celle-ci. En forçant il sentait qu'il pouvait y insérer deux doigts. sans que cela n'ait été extrêmement profond, la chose avait quand même fait un peu de son chemin. De l'alcool pour désinfecter, des bandages...Seul il ne ferait rien, mais jamais il n'imposerait à cette femme la vue d'une plaie. Pourquoi ? parce qu'il ne l'a connaissait pas et que certaines dames ne sont pas de celles qui peuvent supporter la vue du sang. Alors quand il s'agit de s'occuper de celle-ci...Lentement il se releva et se dirigeât dans une tente, il prit une petite jarre d'alcool et retourna s’asseoir en face de celle qui fut captive plus tôt. Sans vraiment s'occuper d'elle pour ne pas qu'elle se sente épiée ou défigurée il déboucha la jarre. Sans plus de finesse il versa le liquide au niveau de son épaule gauche. La douleur le prit mais il ne dit rien, une grimace de douleur puis rien...Stayn le faisait car il savait qu'il fallait le faire mais ce n'était pas un remède miracle. San s'était mélangé à l'alcool qui devenait rougeâtre au début puis de moins en moins. Le tout venant se recueillir dans le sable Umbrien. La teinte rouge qu'avait prit son t-shirt avait commencé à se diluer. Ceci fait il laissa sa tête retomber en avant. Quel pétrin, le Désert de nuit ? Il ferait mieux de rester camper ici, mais elle que voulait-elle ?

Son dos l'inquiétait un peu; mais pas autant que la santé de sa compagne. Doucement, il redressa sa tête puis se mit à observer le ciel. Petit à petit c'est comme le soleil mourrait pour laisser place à la nuit, bientôt et s'ils avaient de la chance les étoiles les éclairerait. Si des nuages venaient s'interposer, ils finiraient dans le noir complet...Faire un feu pour tenir dans le froid ? Oui ce serait bien...S'il le fallait, le général se servirait de l'arcane pour les éclairer...Un silence long, peut-être trop long, il finit par demander:


" - C'est bon ? "

Il se doutait un peu que la réponse serait négative.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Viladra Memphis
Umbrienne
Umbrienne
avatar

Messages : 42
Date d'inscription : 03/07/2011
Age : 22
Localisation : Dans l'ombre de la lune.

Feuille de personnage
Niveau:
1/30  (1/30)
Expérience:
32/40  (32/40)

MessageSujet: Re: Parfois, même tout n'est pas assez.[ Pv Viladra ][terminé]   Dim 17 Juil - 0:07

Viladra Memphis a écrit:


.:I Changement silencieux... I:.

"Le plus difficile, ce n'est pas de donner, c'est de ne pas tout donner."C. (Sidonie Gabrielle)



Dès que j’eus posé la question, je compris qu’il n’était pas pressé de répondre et un nouveau silence s’abattit entre nous. Sentant l’exaspération monter en moi quand je compris que nous allions rester un moment plantés l’un devant l’autre sans bouger, je me demandai sérieusement si je n’allais pas tourner les talons et partir je ne sais où quand il s’écarta de lui-même pour fouiller les cadavres fraichement tués. Sortant des victuailles, ce ne fut que lorsqu’il se redressa que je compris qu’effectivement j’avais faim. Trop fière pour montrer quoique ce soit, je ne bougeai pas et lorsqu’il leva le bras vers moi je fis un imperceptible mouvement de recul. Non, il ne me dégoutait pas puisqu’il était plutôt bel homme, mais je me méfiais des inconnus comme de la peste. On avait vite fait de se retrouver embarqué dans des situations incroyables juste parce qu’on avait accordé un minimum de confiance… Ayant aussi remarqué qu’il s’était redressé avec difficulté, je le sentais souffrant mais ne bougeai pas pour autant. Au risque de me salir ? Non… C’était une piètre excuse, je craignais tout simplement de rentrer en contact direct avec quelqu’un. J’aimais ma liberté, j’aimais mon espace vital… Ou alors je me leurrai et tout cela rimait juste à un reflet d’une peur enfouie. Voyant qu’il ne bougeait pas et que ce geste, avec sa blessure, relevait d’un effort de sa part, je tendis la main et attrapai une pomme du bout des doigts avant de la ramener vivement vers moi. C’était déjà un geste sympa de ma part, ce que je venais de faire…
Il prit ensuite la parole et je pus analyser sa voix paisible et une très grande politesse. Tout d’abord il me vouvoya et si cela ne me plaisait pas vraiment c’était quand même une marque de respect que je notai minutieusement dans un coin de ma tête. Se présentant, chose que je n’avais pas faite non plus, il se prénommait Stayn et s’excusa de la maigre qualité du repas qu’il m’offrait. Stayn ? Je n’avais jamais entendu parler de lui…

« Es-tu sur qu’il vient d’Umbra ?
Aucune idée… Mais c’est un guerrier, cela va de soi. »

Sans m’approcher de trop près, ce qui me montrait qu’il ne cherchait pas de relation charnelle dans cette situation, je fus plus sereine et quand il m’indiqua un banc posé à l’ombre, je le suivis sans dire un mot. Une fois assise, il se plaça à mes cotés, sans me coller dans une distance respectable pour deux inconnus en train de faire connaissance. Ayant découpé des bandages grossiers dans le tissus d’un des morts, je remarquai le travail maladroit et me demandai s’il allait être capable de se soigner. Après avoir ôté ses gants, il passa une main dans sa chevelure brune et les nouai à l’arrière de son crane. Tous ses gestes, fluides et précis, me montraient qu’il était quelqu’un de très fin. Quelqu’un à ne pas sous-estimer… Et pourtant il n’avait pas l’air agressif ni intéressé par des intentions malsaines. Vous l’avez peut-être déjà remarqué, mais je suis quelqu’un qui n’aime pas parler aux autres et qui n’est pas spécialement sociable. Je ne sais pas si c’est parce que je me sentais redevable, mais à ce moment là j’avais l’impression que mon ancienne personnalité remontait peu à peu à la surface et je tentai de la refouler silencieusement. Hors de question que je redevienne cette gamine naïve…
Reprenant la parole une nouvelle fois, il me posa des questions sur ma santé puis me proposa de raconter ce qu’il m’était arrivé. Pardon ? Il s’attendait peut-être à ce que je lance une discussion enjouée autour d’un bon feu, qui n’existait pas d’ailleurs, et qu’on finisse par des jeux et des chansons ? Non… Stayn, tu es quelqu’un de troublant et que je n’arrive pas à cerner, mais tu es toi aussi très loin de deviner quel genre de femme je suis.

« Moi je le trouve vraiment charmant…
D’autres aussi l’étaient, et t’as vu ce qu’ils voulaient nous faire ?
Oui mais lui il semble plus sincère…
Oui et bien moi je dis qu’il faut se méfier avec tous… »

Le voyant poser ses mains sur sa plaie, je la fixai d’un regard critique. Elle n’était pas belle à voir… Et l’hémorragie était suffisamment importante pour lui faire perdre connaissance s’il ne se soignait pas tout de suite. Voyant qu’il prenait les choses en main, je croquai dans ma pomme, le petit bruit se perdant dans la nuit. Savourant le fruit dont la saveur se répandait en moi, je le vis se lever et le suivit du regard sans prononcer un mot. Entendant un bruit de verre dans la tête où il était entré, il sorti avec une bouteille d’alcool fort et je me retins de secouer la tête de découragement. Vu tout le sable, il fallait laver la plaie à l’eau claire avant de la désinfecter… Le voyant se verser le contenu sans cérémonie, j’appréciai le courage dont il faisait preuve en ne laissant filtrer aucun cri de douleur tandis que son sang se rependait dans le sable. La nuit tombant peu à peu sur nous, j’entendis à peine sa question pour me demander si c’était bon et levai les yeux vers la voute céleste. J’aimais la lune qui nous regardait de son regard impassible, mais ce que j’appréciai c’était d’observer le noir infini de l’univers… Dans ces moments là on ne se sentait que plus insignifiant face à la nature… Le ciel légèrement nuageux, on voyait le scintillement des étoiles mais au bout de trois minutes à peine nous fûmes quasiment plongés dans l’obscurité complète. Seuls nos yeux brillaient nettement et la clarté lunaire permettait de nous voir sans trop de problème toute en nous plongeant dans une atmosphère pleine de secret.

« Il t’a posé une question… Et tu le fais attendre, Vila ! »

Baissant mon regard et détachant presque à regret mes yeux de ce spectacle céleste, je me tournai à nouveau vers cet inconnu qui attendait patiemment ma réponse. Gardant une apparence extérieure impassible, comme à mon habitude, je me rappelai de ce qu’il m’avait demandé et ne pris pas la peine de lui répondre. M’approchant un peu, je surveillai du coin de l’œil qu’il ne fasse pas de geste irréfléchi à mon mouvement puis étudiai sa plaie. Je n’étais pas guérisseuse et puis sauver les gens étaient chez moi un acte inhabituel mais après ce qu’il avait fait je me devais de faire un petit quelque chose. Poussant un léger soupir en voyant des grains de sable partout, la plaie saignant encore mais le formidable travail de la génétique humaine avait déjà fait du chemin entre temps. Les bords s’étant imperceptiblement rapprochés, je me levai souplement et cueilli une choppe de terre cuite qui trainait par terre avant de me diriger vers la vasque d’eau de l’oasis. La remplissant, j’en bus la moitié avant de me dirigeai à nouveau vers Stayn, autant l’appeler par son nom, puis m’immobilisai en face de lui. Le surplombant puisqu’il était assis et moi debout, nous devions paraitre assez étrange en plein milieu du désert, dans la nuit avec des corps et du sang partout. Me penchant en avant, je retirai les bandages qu’il avait fait puis me décalai légèrement avant de m’avancer légèrement pour remonter la manche de son tee-shirt. Mettant la blessure à nue, je versai l’eau sur celle-ci en passant mes doigts dessus pour en ôter les saletés sans chercher à lui faire mal. Ce n’était vraiment pas beau à voir mais la coupure était si nette qu’elle guérirait sans lui laisser de trace. Sentant son souffle contre mon épaule, j’esquissai un sourire en voyant qu’il ne bougeait pas et il remonta un peu plus dans mon estime. Chose très rare chez moi…
Ceci étant fait, j’imbibai légèrement un morceau de tissu d’eau de vie puis lui plaçai par-dessus avant d’entourait le tout dans d’autres bandes. Attachant les lanières fermement, je reculai un peu pour voir le travail et m’estimai satisfaite.

« Tu as du être médecin dans une vie intérieure.
Non je ne crois pas…
C’est propre et efficace ! Il va être content ! »

Allant me rincer les mains dans l’eau puisqu’elles étaient pleines de son sang, je retournai m’asseoir à ses cotés, gardant sans m’en rendre compte une distance de vingt centimètres. Il y a des habitudes que l’on peut changer dans le mental mais le corps prend du temps… Peut-être que… Peut-être que cet homme avait un effet relaxant et que j’arriverai à combattre les souvenirs qui m’assaillaient ? Non, je me faisais des idées. Ces dernières années j’avais réussi à soumettre moi-même ces pensées noires, je n’avais besoin de personne… Mais je me sentais pourtant si lasse, comme si un fardeau invisible m’enserrait dans un étau de fer.
Me rappelant où j’étais, je stoppai mes divagations internes et laissai le vent frais nous caresser la peau malgré le sable encore très. Remontant mes jambes contre ma poitrine, je paraissais plus fragile que jamais mais en réalité je voulais éviter de me bruler la plante des pieds à cause de la température terrestre. Faisait un nouvel effort, je repris la parole.

Je te déconseille de forcer sur cette épaule avant une semaine ou deux… Dis-je en fixant l’horizon obscur. Il faut la nettoyer régulièrement aussi. Sinon…

« Qu’est-ce que tu es docile ! Je pensais que t’allais lui sauter à la gorge dans tous les sens du terme mais là… »

… Je me nomme Viladra. Achevais-je sans marquer de pause malgré l’intervention interne de ma seconde conscience.

Le regardant à ce moment là, je vis ses yeux de couleurs différentes scintiller dans la nuit et pour la première fois depuis des mois voire des années, je lui adressai un fin sourire qui n’avait rien de moqueur ou de sarcastique. Non… Il était juste sincère.






Dernière édition par Viladra Memphis le Dim 17 Juil - 13:40, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Stayn Karhien
Harmonien
Harmonien
avatar

Messages : 320
Date d'inscription : 01/04/2010
Age : 25

Feuille de personnage
Niveau:
9/30  (9/30)
Expérience:
88/40  (88/40)

MessageSujet: Re: Parfois, même tout n'est pas assez.[ Pv Viladra ][terminé]   Dim 17 Juil - 0:58

Sa tête tournait, c'était un peu comme s'il était déconnecté du monde. Petit à petit son esprit lui demandait de fermer les yeux et s'il avait continué ainsi son corps serait tombé sur le côté s'écroulant dans un bruit sourd sur le sable chaud. Evidemment, qui aurait pleuré cet homme ? Excepté sa plaie, aucun flot n'aurait été versé à cause de ses blessures et c'est ainsi qu'il se dit qu'il resterait éveillé. Tant que personne ne pourrait pleurer sa mort il n'allait pas se permettre de mourir, mais les expériences précédentes étaient si blessante...Nessa ? Son enfant ? Ses yeux se fermèrent, si jamais il avait été seul il aurait laissé la tristesse l'envahir et laissé les larmes couler. Comme il est fascinant de voir à quel point un homme peut-être réduit. Et alors qu'il l'oubliait cette femme aux cheveux noirs s'était approchée de lui. Stayn ne dit rien et ne bougea même pas, si elle voulait s'occuper de lui soit. Doucement, très doucement... Étonnant. Ses mains étaient douces, ce qui n'allait pas avec son ton de voix mais sa compagne était douce. Douce dans sa façon de faire, par respect pour elle il garda le silence et ne bougea à aucun moment. A un moment il eut peur qu'elle lui demande d'ôter son T-shirt, mais il n'en fut rien. Peur ? Oui et non, peur de se révéler un peu trop. Si elle voyait ses tatouages peut-être que cette femme se ferait des idées. Et alors que sa blessure lui faisait à présent du bien, il ferma les yeux et se laissa faire. Le contact de la chair humaine, une chaleur irrépressible...Stayn avait oublié cela, les seules fois où il se permettait d'avoir des contact avec quelqu'un...C'était pour lui déboîter le bras et cette sensation la, ça faisait longtemps. Ça faisait longtemps qu'on n'avait pas pansé une de ses plaies.

Lorsqu'elle eut finit, il laissa s'échapper un merci. Faible certes, mais présent. Son regard expressif se posa sur les mains ensanglantées de la brune, c'était son sang à lui qu'elle avait sur les mains. Dans un sens, cela le gênait profondément. Mais cette chaleur, ce que l'on appelle une attention mérite toute les blessures du monde. Attention qui lui manquait tant, maintenant qu'il avait re-goûté à cela il se sentait prêt à se relever. Sa tête ne tournait plus, la douleur était là mais il se sentait psychologiquement plus fort, une chose impossible à décrire...Surtout avec une inconnue que l'on ne connait pas. A la fois si dure et si douce. Lorsqu'elle dit son prénom, il la remercia. Encore une fois pour les blessures mais aussi pour l'honneur qu'elle lui faisait en lui donnant son nom. Cela impliquait une certaine dose de confiance et dans un sens ils en auraient tout deux besoin. Stayn n'avait aucune idée d'où ils se trouvaient dans le désert et la nuit risquait d'être très longue. Le Général se refusait à dormir à cause des bandits. La nuit était complète, à part la lune et quelque astres rien n'éclairait le désert. Pas autant de lumière que ce que Stayn en avait espéré, doucement il se releva s'éloignant alors de sa compagne. Son bras droit s'enflamma encore, mais cette fois les flammes tombèrent lentement avant de se poser sur le sable. De l'apparence d'un feu, d'aucune chaleur et d'une lueur bleutée à présent il se voyaient bien mieux. Sans prendre attention à celle qui avait pensé ses blessures il se dirigeât vers le cheval agité.

Sa main gauche resta le long de son corps pour ne pas faire d'effort et sa main droite s'était posée sur le museau du cheval. avec douceur il lui parla avec quelques mots elfiques pour l'apaiser. Ceci fait il laissa son front se poser sur le museau du cheval lui faisant une petite tape pour le réconforter. Avec douceur il lui tendit une pomme à manger et repartit en direction du banc. avant de s'asseoir il la regarda. L'arcane modifiait me teint de sa peau et de ses yeux, même le désert tout entier semblait moins rougeâtre. Le vent plus frais et sa magie avait comme apaisée la chaleur du lieu, il s'essaya à son tour à un petit sourire. Que pouvait-il lui dire de plus ? Que pour une humain elle était belle ? Puis quoi encore, il ne voulait pas passer pour un violeur dès le premier soir..Ni même le deuxième ou pour un quelconque soir...Ses jambes remontées contre sa poitrine. Elle paraissait plus jeune, plus innocente...Plus faible ? Oui, et alors ? Tant que cela ne fait qu'y paraître. Voila, c'était le moment...Il avait l'impression qu'il pouvait parler un peu plus, que les teintes bleutées se reflétant dans ses yeux lui permettrait de lui parler plus facilement. Que le reflet des flammes arcaniques sur la peau de Viladra serait comme quelque chose qui les aiderait à communiquer...Une ambiance que le mit à l'aise, un peu comme si son monde se recréait. Malgré le fait qu'elle lui était inconnue, il avait l'impression de toucher pied.

" - Pardonnez moi, je n'ai guère plus à vous offrir. Je ne vous apprend surement pas que la température va chuter à cause de la nuit...Je ne sais pas réchauffer les corps, mais j'ai cela si vous voulez... "

Il fit allusion au pouvoir du feu, et doucement il se dirigea à l'endroit où il s'était battu plus tôt et attrapa son sac. Oui il avait un sac, l'existence de celui-ci lui était sortie de la tête après sa blessure...Quand était-il tombé ? Surement pendant qu'on l'avait poignardé? Calmement il s'éloigna pour attraper son sac, il l'ouvrit et sortit une veste noire avec une capuche à fourrure blanche. De quoi tenir chaud, sans plus de cérémonie il le posa sur le banc à côté d'elle. Sa fierté ne voulait pas encaisser le fait qu'il se soit déplacé pour elle et ce vainement. Lorsqu'elle avait prit la pomme elle avait reculé, alors son blouson...avec son odeur. Non pas que celui-ci puait, juste qu'il était imprégné de Stayn. Il se retourna vers elle et haussa les épaules innocemment. A présent, quand le froid tomberait il ne pourrait rien faire de plus pour elle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Viladra Memphis
Umbrienne
Umbrienne
avatar

Messages : 42
Date d'inscription : 03/07/2011
Age : 22
Localisation : Dans l'ombre de la lune.

Feuille de personnage
Niveau:
1/30  (1/30)
Expérience:
32/40  (32/40)

MessageSujet: Re: Parfois, même tout n'est pas assez.[ Pv Viladra ][terminé]   Dim 17 Juil - 2:30

Viladra Memphis a écrit:


.:I La fin d'une chose pour le commencement d'un autre...I:.

"Il m'arrive de me demander si deux erreurs qui se combattent ne sont pas plus fécondes qu'une vérité qui régnât sans conteste." -Rostand (Jean)-


Lorsque je pansai ses blessures, j’eus l’impression de le voir légèrement osciller et ce fut avec une pointe d’inquiétude que j’étais retournée m’asseoir. M’étant présentée sans le voir, il était normal qu’il ne me réponde pas puisque le ton de ma voix n’attendait aucune réponse mais je l’avais regardé pour voir sa réaction. Me remerciant une nouvelle fois, je me sentis mal à l’aise. Je crois bien que c’était la première fois depuis la tragédie de mon passé qu’un homme me parlait de cette façon… Une façon si humble, si respectueuse... Si honnête et si passionnée. Ou peut-être que je me faisais des idées et qu’il faisait parti de toute la masse masculine grouillante autour d’une femme comme des insectes autour d’une miette… Mais mon intuition me soufflait qu’il n’en faisait pas parti. Il était unique en son genre, et même si physiquement il était très beau, ce n’était pas son visage qui m’attirait étrangement. Non, son regard, ses paroles et ses gestes agissaient comme un aimant et plus que jamais j’estimai qu’il fallait que je maintienne une distance avant que je ne m’abandonne… Oui, il ne fallait pas que j’oublie quel type de femme j’étais : insensible, froide et surtout inaccessible… Mais je sentais mes certitudes vaciller.
Le voyant tendre son bras valide, je vis des flammes l’entourer puis tomber comme de grosses gouttes de métal incandescentes sur le sable nous apportant ni chaleur ni odeur, mais une lumière suffisante pour que l’on puisse se voir dans une douce couleur bleuté. Alors que l’ambiance aurait du être encore plus glaciale avec une luminosité pareille, chacun de nous se fixa sans rien dire mais que cela ne devienne dérangeant. Ou plutôt si… Mais on essayait de ne pas le montrer.

« Mais qu’est-ce que je raconte… »

Détournant mon regard en affichant un visage neutre malgré toutes mes interrogations, je le sentis se lever plus que je ne le vis et le renâclement de son cheval retentit dans le silence. Le fixant sans qu’il ne voit puisqu’il me tournait le dos, il s’avança jusqu’à sa monture et la caressa tout en lui murmurant des mots dans une langue mélodieuse que je reconnu même si je n’en compris pas le sens. Ca alors… C’était un elfe ? Il n’en avait pas les attributs physiques pourtant… J’optai donc pour la possibilité qu’il soit un sang-mêlé ou alors un ami de ce peuple pourtant très renfermé. Se tournant vers moi, nos regards se croisèrent avant que je ne détourne le miens en fixant le ciel comme excuse. Sentant ses yeux parcourir mon corps, un frisson discret parcouru mon échine et le remord me tomba dessus en même temps qu’une douceur infinie. Avais-je le droit de voir un homme de cette façon ? Pouvais-je le regarder comme je le faisais ? N’était-ce pas une trahison pour l’âme de celui que j’avais perdu ? Même s’il était au ciel, je pouvais imaginer sa réaction à un dilemme pareil… Il me dirait qu’il fallait que je profite de la vie. Mais à quel prix ? Esquissant un mince sourire de mélancolie masqué par un voile de cheveux noirs, je me mis de nouveau à frissonner mais cette fois ce fut la fraicheur bien installée du désert qui en fut la cause. Le sable ayant assez refroidi et le feu ne chauffant pas, nous pouvions toujours prendre les couvertures des morts qui trainaient autour de nous mais la plupart ayant été aspergées de sang, je retins un grimace de dégout.

« Pauvre petite frileuse… Va te réchauffer et tant pis pour l’hygiène !
Non merci, j’ai ma fierté…
Cela ne te gênait pas auparavant d’être couverte du sang de tes ennemis…
C’est vrai. Mais là je ne suis pas seule. »

Les flammes bleutés nous éclairant étrangement, on sentait un climat plus calme et plus serein malgré une tension un peu maladroite. Si mes ennemis me voyaient, ils riraient bien… Où était passé Viladra, la femme qui était capable d’arracher un cœur à mains nues ? C’était le genre de choses qu’étrangement je ne voulais pas lui dire. Pourtant j’étais d’Umbra, et les habitants de ce royaume étaient connus pour leur férocité et leur goût de la violence… Hautains, méprisables, ils haïssaient les étrangers comme de la peste et le fait de parler avec l’un d’eux était un affront pour toute la famille de cet audacieux. Je ne savais pas d’où il venait et son caractère plutôt délicat et poli m’indiquait qu’il n’était pas du continent des ténèbres… Alors d’où venait-il ? De Lucina… ? J’avais ce lieu en horreur depuis ce qu’il s’était passé et s’il faisait parti de cet endroit je ne savais pas si je le verrais toujours de la même manière.
Entendant le son de sa voix, il me vouvoya à nouveau pour s’excuser de ne pas pouvoir m’apporter de chaleur et j’esquissai un sourire à la remarque que j’aurais faite s’il cela avait été quelqu’un d’autre. Un homme banal qui voyait plus mon corps que mon âme, par exemple. Mais sa politesse et sa maladresse non feinte m’enleva une part en plus de mon mauvais caractère et je me contentai d’acquiescer légèrement pour lui montrer que ce n’était pas grave. A Umbra, le froid ne durait pas longtemps dans le désert et si j’arrivais à tenir deux ou trois paires d’heures, nous souffrirons ensuite sous la chaleur du soleil meurtrier. Nous aurions pu rentrer aussi, mais se déplacer dans ce lieu la nuit était déconseillé avec les bêtes qui s’y trouvaient… Nous étions donc obligés de patienter le lever du jour.

« Ca te déplait d’attendre avec lui… ? »

Je ne sus que répondre à la question interne de Kaleïs. Si cela me plaisait ? Disons que j’appréciais ce moment autant que je le redoutais… Plus il me parlait et plus mon ancienne personnalité remontait à la surface. Qu’allais-je devenir ? Dès qu’il le pourrait, il s’en irait certainement, m’abandonnant avec un caractère radicalement différent et je devrais recommencer toute seule un dur labeur mental pour m’adapter à ce changement. Oui… J’avais mis un an à apprivoiser ma nouvelle nature et la peur de devoir recommencer me serrer la gorge comme un étau de fer. Passant nerveusement ma main contre mon cou, il ne vit rien puisqu’il se dirigeait vers son sac tombé lors du combat. Du moins c’est ce que je supposai sur le moment. Le voyant fouiller dedans, je me remis à observer le ciel où les étoiles se détachaient désormais clairement sur sa surface ombreuse. Entendant revenir Stayn vers moi ; quelle impression étrange de penser et de prononcer son nom ; il tenait une veste noire où une douce fourrure blanche bordait sa capuche. Pensant qu’il allait l’enfiler, il se contenta de la poser à coté de moi. Me raidissant à son approche, je trouvais étrange de craindre un contact avec lui alors que je n’avais rien éprouvé, si ce n’était une pointe de plaisir caché, lorsque je l’avais soigné. J’étais une femme contradictoire… Comprenant qu’il me proposait ce vêtement pour me tenir chaud, je vis son air indifférent sur son visage et il haussa légèrement les épaules que sous son geste il n’y avait rien de caché à part la galanterie de ne pas laisser une femme mourir de froid. Mais lui ? Ce n’était pas avec son tee-shirt déchiré et mouillé, qui plus est, qu’il allait s’en sortir indemne. Les hommes et leur fierté parfois… C’est à se demander s’ils n’en avaient pas plus que moi.
Esquissant un mince sourire, je posai un regard sur sa veste, hésitant à la prendre. L’idée de poser sur moi un vêtement portant une autre odeur que la mienne m’était étrange… Presque effrayante. Depuis plus d’un an, pas un homme ne m’avait réellement touché, et pas un n’avait laissé son empreinte sur mon corps. Etait-ce de la trahison de le faire ? Posant une main sur la douceur de l’étoffe blanche, mes doigts se mêlèrent avec délice dans celle-ci.

C’est gentil de ta part. Répondis-je simplement. Mais tu sais, tu peux me tutoyer…

Levant la tête pour le regarder je lui souris légèrement. J’avais pris l’habitude de tutoyer toutes les personnes que je voyais. Avant cela aurait été par simple mépris, désormais c’était simplement une façon de faire qui ne partirait pas aussi facilement. Peut-être que cela le gênait et que je me montrais trop audacieuse à lui demander de faire la même chose, mais malgré l’aura apaisante qu’il dégageait, je ne changerai pas cette habitude. Mon caractère s’était énormément adapté au sien, je lui demandais de faire la même chose pour les paroles… C’était frustrant de s’adresser à quelqu’un qui conservait ce genre de distance verbale. Certes, je ne m’étais pas montrée très proche jusqu’à présent mais cela été du à… à quoi ? Oui, à un simple souvenir. Décidant qu’il était temps pour moi d’arrêter de m’enfermer dans le passé, ma main arrêta de caresser la fourrure et je l’attrapai presque un peu trop vivement pour me le passer. La chaleur envahissant mon corps, je sentis l’odeur de Stayn autour de moi et je me retins de frissonner. Il fallait que je passe à autre chose. Mon ancienne personnalité se mêlant alors à celle que j’avais entretenu jusqu’à ce qu’il croise la route de ma vie, je le fixai, une lueur amusée dans les yeux.

Et toi… ? Demandais-je d’un ton cristallin. Tu vas faire comment pour ne pas attraper froid… ?

« Ta phrase peut être prise étrangement, Vila !
J’ai bien envie de savoir, justement, de quelle façon il va l’entendre…
C’est vrai que tu aimes tester les gens…
… Afin d’éviter de trop grosses déceptions. »

Le feu nous illuminant de ses flammes mouvantes, je voyais son visage à intervalles irréguliers et je savais qu’il en était de même pour moi. Ma question avait plusieurs buts, en savoir un peu plus sur son caractère, noter ses réactions et bien sur me renseigner sur ce qu’il comptait faire étant donné que je lui avais pris le seul vêtement susceptible de réchauffer quelqu’un en ce climat momentanément très frais. Ce fut donc extérieurement impassible mais intérieurement curieuse que j’attendis sa réponse avec une hâte habilement dissimulée…





Dernière édition par Viladra Memphis le Dim 17 Juil - 13:41, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Stayn Karhien
Harmonien
Harmonien
avatar

Messages : 320
Date d'inscription : 01/04/2010
Age : 25

Feuille de personnage
Niveau:
9/30  (9/30)
Expérience:
88/40  (88/40)

MessageSujet: Re: Parfois, même tout n'est pas assez.[ Pv Viladra ][terminé]   Dim 17 Juil - 10:41

Sans savoir pour quelle raison, il la sentait un peu plus proche et un peu plus douce. Peut-être que les flammes arcaniques les avaient finalement un peu réchauffés, à l'intérieur. Plus proche car Viladra demanda à être tutoyée, pourquoi ? Surement parce que de telles cérémonies peuvent ressembler à de l'hypocrisie et dans un sens Stayn tenait en horreur l'hypocrisie. Le Général savait que les mots tels que " Tu " sortiraient difficilement de sa bouche mais malgré cela il ferait l'effort par respect. Elle le lui demandais, une chose si simple. Pourquoi ne le ferait-il pas. Sans arrière pensée il l'observa mettre la grande veste, il la connaissait et savait à quel point elle était douce et chaude. Il ne put s'empêcher d'esquisser un sourire lorsqu'elle le mit car il connaissait cette sensation. Les parties blanches de la vestes prenaient des teintes bleutées avec l'arcane, comment ferait-il pour ne pas attraper froid ? Étrangement il n'avait pas froid, du moins pas encore. Son T-shirt humidifié par l'eau et l'alcool ne l'aiderait pas vraiment. Et un peu comme à une question piège il étouffa un petit rire, bien que l'arrière pensée de se coller à elle ne fut pas ancrée en lui l'image s'immisça dans son esprit. Un peu comme s'il se faisait un peu d'humour. Stayn voyait que Viladra avait laissé la chose sous-entendue, sans pour autant laisser entendre qu'elle accepterais de coller sa chair à la sienne et c'est cela qui faillit le faire rire. Souriant comme pour lui montrer qu'il avait vu dans ses paroles il se dirigeât vers une tente. Une fois à l'intérieur il chercha des couvertures, mais il ne trouva rien si ce n'est de la viande dans du gros sel...Sans feu ? Cependant il la prit, il savait à quoi celle-ci servirait, Stayn n'était pas fou. Il prit aussi une jarre d'eau, laissant l'alcool à sa place. Il prit aussi un peu de viande cuite, bien qu'elle était froide, elle était mangeable.

Avec habilité il fit une table de fortune qu'il approcha du banc de Viladra pour qu'elle n'ait pas à se déplacer...Et si elle n'avait pas faim ? Tant pis, lui avait faim et s'il ne mangeait pas il ne reprendrais pas ses forces. Une fois sa table de fortune faite avec une caisse il se posa dans le sable, face à Viladra. Prenant soin de lui laisser l'espace nécessaire pour que celle-ci puisse respirer et se sentir bien. Enfin se sentir bien...C'est un bien grand mot. Tel une créature de la nature il déposa le tout sans vraiment parler sur la table. Voila il venait de lui proposer à manger. C'est vrai que les humains ne font pas ainsi et que Stayn à tendance à se perdre...Doucement il dit alors:

" - Je sais, ce n'est rien de très bon mais il te faudra des forces pour affronter la nuit. Si tu veux, il y a de la viande fraîche si ta mâchoire te permet de la mastiquer, sinon en voila déjà cuite et la des fruits... "

En fait, c'était un véritable festin d'infortune. En y regardant bien ils en avaient de la veine, mais si jamais ce n'était pas assez pour elle...Il ne pourrait pas faire plus, du moins il avait bien une idée qui lui traversait l'esprit. Mais il ne s'y résoudrait pas tant qu'elle ne mourrait pas de froid. Le mieux qu'il pourrait faire c'est de se montrer sous son autre forme et la réchauffer. Mais sinon, il était entièrement inutile. Étrangement un sentiment de culpabilité naquit en lui. Peut-être qu'il aurait du réfléchir avant de dérouiller cette bande de bandits du désert...Mais que lui auraient-ils fait ? Stayn n'en savait rien, il posa le coude sur la caisse et mis sa main sur ses yeux. Dans quelle situation se trouvaient-ils. C'est alors qu'il se rendit compte que les flammes étaient dans son dos, avec douceur il les fit voler à sa gauche à lui et donc à la droite de Viladra. Un dîner aux chandelles? Tu parles...Si ça n'avait été que de Stayn, cette femme dormirait dans un lieu plus chaud et plus sur mais sa force n'arrivait pas à assouvir sa soif de galanterie. Il se rendit compte qu'il avait esquivé sa question, comment ferait-il ? Bien il ne ferait surement pas, il n'allait pas se transformer sous ses yeux pour se tenir plus chaud. Peut-être qu'elle paniquerait...En même temps cela lui permettait de manger sa viande fraîche, mais il s'y refusa tout simplement. Que c'est complexe le genre humain...

Le général laissa s'échapper un petit soupir montrant qu'il savait que ce n'était pas royal et qu'il en était désolé. Quelques longues secondes passèrent puis ses yeux se reposèrent dans les siens à nouveau. Étrangement, son regard l’attirait. Tel un chat qui découvre, Stayn observait avec attention le regard de celle-ci. Ses yeux argentés était d'une couleur à la fois magnifique et intrigante. Le regard de Stayn était expressif, un peu d'innocence et de curiosité? Peut-être était-il un genre d'humain trop primaire ? Trop animal ? A cela il ne pouvait rien, son côté sauvage ressortait par moment. Lorsqu'il se rendit compte que sa curiosité charnelle était impolie il baissa les yeux en rougissant presque. Un peu plus et il aurait rougit. C'est comme s'il l'avait regardé sans affronté son regard et lorsque son esprit était revenu il avait ses yeux argentés sur les siens. Il la fixait aussi normal... Avec force il attrapa un paume de sa main droite puis croqua dedans. Un gout de sel et de sable. Horrible.


" - Elles sont vraiment horribles... "

Peut-être qu'elle penserait qu'ils étaient trop proches. Une réflexion se fit en lui, elle était attirante et étrangement quelque chose dans ses yeux l'attirait profondément. Un petit quelque chose que Stayn n'arrivait pas à déceler, peut-être appréciait-il juste le fait de se plonger dans son regard? Déjà ? Ça fait un peu précoce surtout que mentalement il ne la connait pas...Stayn en vînt à la conclusion que sa partie animale se sentait apaisée par son regard mais que son côté humain l'empêchait d'en profiter. Son côté humain l’empêchait de se transformer et tel un chat se coller à ses jambes pour dormir...En même temps qui se laisserait approché facilement par une panthère géante. Secouant un peu la tête il reposa la pomme sur la table. Pas assez bonne...Pas assez viande surtout...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Viladra Memphis
Umbrienne
Umbrienne
avatar

Messages : 42
Date d'inscription : 03/07/2011
Age : 22
Localisation : Dans l'ombre de la lune.

Feuille de personnage
Niveau:
1/30  (1/30)
Expérience:
32/40  (32/40)

MessageSujet: Re: Parfois, même tout n'est pas assez.[ Pv Viladra ][terminé]   Dim 17 Juil - 13:21



.:I Douce incompréhension. I:.

"Il n'est rien de plus précieux que le temps, puisque c'est le prix de l'éternité." -Bourdaloue (Louis)-


Alors qu’il n’avait pas répondu à ma question, la détournant par d’autres moyens, je me mis à sourire discrètement. Il était plus malin que je ne le pensais… Voyant un air amusé sur son visage, je compris aussi qu’il avait clairement entendu mes insinuations et je détournai le regard du siens pour qu’il ne voit pas mon visage. Je ne savais pas si je devais être gênée ou hilare, mais une chose était sur, cette soudaine proximité était quelque chose d’inhabituel pour moi. Le voyant se diriger vers une tente, il fouilla un moment à l’intérieur et ressortis avec de la viande et de l’eau. Quelqu’un d’attentionné, ma parole… Mais avait-il conscience que je n’étais pas aussi faible que je ne le paraissais ? Le laissant installer une table de fortune, il tira un cageot pour s’installer en face de moi, me laissant un espace convenable car j’avais compris qu’il avait pris conscience de mon désir de distance. C’était un geste anodin pour lui mais le simple fait qu’il respectait ce sentiment chez moi me toucha. Et vous n’imaginez pas à quel point cela représente chez moi…
Ayant tout installé en place avec des gestes fluides et précis, il dégageait une aura féline et je me demandai s’il ne faisait pas parti de ces célèbre métamorphes. Otant cette idée saugrenue de mon esprit, il prit la parole et me ramena à la réalité en s’excusant du piètre repas qu’il m’offrait là. Il était vrai que j’avais une apparence distinguée qui poussait les gens à croire que je faisais parti de ces femmes qui se roulaient dans la soie ou qui ne pouvait manger que dans des couverts d’argent. Non, j’attachais une attention toute particulière à mon physique mais dans la vie, j’étais loin de me montrer fragile pour ces petits désagréments… Si j’avais pris mon arme, il aurait vu que j’étais une combattante. Avant j’avais eu besoin d’être protégée par un homme mais aujourd’hui je voulais être indépendante… Et quand je le voyais en face de moi, cela me faisait légèrement peur. Ne répondant pas à ses excuses, je me contentai de détourner ma tête pour observer ce qu’il y avait sur la caisse de bois. Je n’avais pas faim en revanche la soif était insoutenable.

« Et biens bois !
… »

Vérifiant qu’il ne bougeait pas, j’attrapai le pichet d’eau et en versai dans le creux de ma main avant de le boire. Répétant le geste plusieurs fois jusqu’à ce que je sois satisfaite, je reposai le broc sur la table improvisé puis remarquai qu’il me regardait fixement. Pensant qu’il allait me demander quelque chose, j’attendis mais aucune parole ne franchit le barrage de ses lèvres. Tendant son bras, il ramena les flammes vers nous afin que nous bénéficiions d’une meilleure luminosité puis ses yeux bicolores se posèrent à nouveau vers moi de façon insistante, si intense que je me sentis mal à l’aise une nouvelle fois. Comprenant que je l’avais remarqué, ou alors lui-même gêné de son geste, il baissa la tête pour cueillir une pomme avant d’en manger un morceau. Au vue de son expression, je compris qu’elle n’était pas fameuse et il laissa échapper une remarque qui confirma ce que je me disais. Nous n’étions pas dans un palace alors oui, la nourriture n’était pas fameuse… En prenant une, délaissant la viande, je la rinçai minutieusement avant d’en manger un morceau. Salée… Mais elle n’était pas pleine de sable. Etrangement, le premier fruit qu’il m’avait tendu s’était montré excellent. Cela avait-il un lien avec sa nature ? Comme si recevoir un objet de sa part le rendait plus doux… Mais que racontais-je, je disais vraiment n’importe quoi. Tout en continuant de le fixer, il ne me regardait plus et le silence nous entourait étrangement. C’était comme s’il était plongé dans ses réflexions, moi dans les miennes, mais qu’un lien invisible nous reliait.

« Quelle jolie comparaison…
La ferme !
Non, mais je trouve que cette personne te change en bien.
Je n’ai pas changé.
Mais si, mais si… Peut-être même, tu n’auras plus besoin de moi, bientôt… »

Ma deuxième conscience m’énervant, je gardais une apparence neutre mais un sentiment de frustration intense me gagna peu à peu. J’étais maitre de mes émotions… Dans mon clan, j’avais été considérée comme la plus glacial, la plus inaccessible et la plus sanguinaire dans mes propos… Et je me voyais assise en face d’un homme que je connaissais à peine, mangeant avec lui, buvant ses paroles et dévorant son visage. Serrant le poing derrière la caisse de bois, j’inspirai longuement et silencieusement pour retrouver le contrôle de moi-même. Des accidents étaient si souvent arrivés parce que je ne me contrôlais plus… Mais sa présence agissait comme un baume apaisant pour moi et étrangement, involontairement aussi, je me pris à penser que même si je lui faisais du mal il serait à même de me battre. Depuis quand étais-je soulagée de la supériorité d’un autre ? Cela ne me ressemblait guère… Alors qu’il s’était montré si poli, si respectueux envers moi, j’avais l’impression de trahir cette attention avec mes pensées noires et la culpabilité me gagna peu à peu. Chose qui ne m’était jamais arrivée depuis des mois et des mois…
Il faisait désormais nuit noir et la température avait atteint son minimum. Sentant sa morsure glaciale contre mon visage malgré la veste de Stayn, mes cheveux me protégeaient un minimum et je fixai ses habits mouillés. Quand j’avais posé ma question, hormis le fait que cela l’avait amusé, j’avais cru déceler dans son regard une réponse cachée… Comme s’il ne disait pas tout. Me craignant-il ? J’en doutais fort… Il ne me faisait pas confiance, ce qui était plus que probable au vu de la récente rencontre, ou bien il craignait de m’avouer quelque chose dont il avait honte.

« Il te voit surtout comme une faible femme…
C’est exact. »

Je me demandai alors s’il ne faisait rien pour se protéger de crainte de me faire peur. J’avais vu un aperçu de ses pouvoirs, je savais qu’un homme comme lui ne pouvait pas se laisser bêtement mourir de froid… C’était donc ma seule présence qui l’empêchait d’agir. Lâchant mes jambes que j’avais replié contre moi, je posai mes pieds dans le sable frais et m’appuyai de mes mains sur le banc de bois. Le voyant posé son fruit avec une grimace de mécontentement, je trouvais étrange qu’il refuse de se nourrir uniquement à cause du goût de l’aliment. Préférait-il la viande ? Les hommes l’aimaient beaucoup… Mais il semblait être à part. Non, il ne faisait pas humain… Déjà moitié-elfe à ce que j’en avais compris, il abritait un autre secret ; qui sait ? Autant gênée qu’exaspérée qu’il prenne tant de précaution pour moi, je me décidai de mettre les choses au clair dans ce domaine. S’il m’avait retrouvé dans une cage au milieu de revendeurs d’esclaves, c’est qu’il se doutait bien que je n’étais pas du genre à quérir la protection d’une ville… Puisque j’avais forcément été capturée dans un lieu isolé. Ensuite, si mes pouvoirs n’étaient pas très élevé, cela n’enlevait en rien mon esprit combattif et même s’il m’avait, comment dire, dompté sur certains points, je conservais un esprit libre et fier. Oui, j’avais vu des choses incroyablement choquantes, violentes parfois… La mort, la souffrance et la tristesse étaient choses courantes à Umbra… Il allait être difficile de m’effrayer avec un simple pouvoir. Si pouvoir caché il y avait, bien sur…
Pianotant distraitement de mes ongles sur le banc, j’attendis qu’il sorte un peu de ses pensées avant de me décider à parler. Après plusieurs minutes de silence, ma voix me paru bizarre à mes propres oreilles et je retins un sourire étonné.

Je ne sais pas ce que tu dissimules, Stayn… Mais se laisser mourir de froid pour conserver un secret ou un savoir est dommage. Si tu ne veux vraiment pas en parler, dans ce cas reprends la veste que tu m’as donné, tu en as plus besoin que moi… Car je ne suis pas aussi faible que tu ne le croies.

« Que c’est bien dit… !
J’espère qu’il ne va pas mal le prendre.
Depuis quand te soucies-tu de faire plaisir aux autres ?
Ce n’est pas ce que je voulais dire.
Ouais… »

C’était choses faites. Je ne voulais pas faire de chantage pour le forcer à me montrer quoique ce soit, mais j’estimais qu’il y avait une limite à tout. Oui, pour nous réchauffer nous aurions pu nous coller l’un contre l’autre mais si cette idée me repoussait autant qu’elle m’attirait, je ne me sentais pas de faire une chose pareille de moi-même. Alors il ne me restait plus qu’à lui rendre l’unique objet qui pourrait l’aider à combattre le froid en dépit de ses vêtements humides… Et c’était sans regret. J’étais quelqu’un de fier et ses yeux avaient beau envouter une partie de mon âme, je restais fermement accrochée à certaines de mes convictions… Il en avait suffisamment brisé. Mais ce n’était pas une critique, peut-être que Kaleïs avait raison, peut-être que je changeais… En bien ? Je n’osais même pas imaginer la tête des membres de mon clan s’ils savaient que je me disais des choses pareilles.
Otant sa veste désormais tiède par la chaleur de mon corps, je la posai à ses cotés et me levai pour laver mes mains dans la petite marre naturelle. Otant tous les morceaux de fruits, je fixai un cadavre à coté de moi et ris intérieurement en me disant que pour une rencontre aussi… élégante, le cadre nous offrait un contraste très flagrant. Me levant, je voyais du coin de l’œil le feu magique mais Stayn se trouvant derrière, je ne pouvais donc pas le voir à cause de la luminosité. Levant les yeux une nouvelle fois vers le ciel, je fixai les étoiles en me disant que l’une d’elle m’encourageait certainement à abandonner le passé pour me consacrer au présent… Mais aussi au futur.




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Stayn Karhien
Harmonien
Harmonien
avatar

Messages : 320
Date d'inscription : 01/04/2010
Age : 25

Feuille de personnage
Niveau:
9/30  (9/30)
Expérience:
88/40  (88/40)

MessageSujet: Re: Parfois, même tout n'est pas assez.[ Pv Viladra ][terminé]   Dim 17 Juil - 20:47

L'aurait-il offensée ? Bien qu'il sentit de la rigueur dans ses mots, il eut l'impression qu'elle se faisait du soucis pour lui. Comme si elle voulait connaître une des quelconques raisons des ses tourments, mais elle n'avait pas voulu non plus compter son histoire. Lorsqu'il le lui avait proposé elle n'avait tout simplement pas effleuré le sujet, aucune réponse. Innocemment, il ne put s'empêcher de lui sourire, ce n'est que lorsqu'elle ôta la veste que Stayn réagit. Si sa fierté n'était pas en jeu il tremblerait, mais il se refusait à cela et pour qu'elle porte cette veste il ferait n'importe quoi. Comme si elle faisait un caprice, elle déposa le blouson et partit dans la direction opposée. A cela Stayn ne savait pas quoi répondre, un peu de tristesse s'immisça en lui, si elle tombait malade, ce serait surement de sa faute. D'un pas décidé il se releva et attrapa la veste, la regardant de ses yeux vairons. Quelques secondes il resta derrière Viladra prenant le temps de la regarder, de là elle était encore plus belle. L'horizon noir et la lune plus loin éclaircissait un peu les traits de sa peau...Cette fois il s'avançait vers elle, et sans s'en rendre compte il porta un geste à son attention. Tel un amant, il déposa la veste sur ses épaules avec délicatesse et tendresse. Il frictionna un peu ses bras comme pour la réchauffer, ou la réconforter d'une douleur inconnue. Il voulait juste qu'elle se sente mieux, et si pour cela il devait donner un peu de lui, soit. Son souffle devait venir se réfugier dans son cou, derrière elle, il ne bougea pas de suite scrutant l'horizon. Surement du même regard qu'elle, avec fascination. Ne voulait-elle pas aller mieux, pourquoi affronterait-elle le froid ? Une fois qu'il se rendit compte qu'il pouvait encore avoir un comportement déplace il se mit à ses côté scrutant les horizons, écoutants le vent. Puis il dit doucement, presque chuchotant pour ne pas briser l'harmonie du lieu:

" - Je ne cherche pas à garder des secrets, juste que il est des choses que certaines personnes ne veulent ou ne peuvent supporter. Si tu me dis que tu n'es pas de celle-ci, je te crois, en toute sincérité...Je suis de ceux qui ont deux natures, si le coeur m'en dit mon corps se change et je deviens ce que certains appelle une panthère. Peut-être en as tu déjà vu...Cependant, je dois t'avouer que je préfère endurer le froid et rester ici avec ce corps...Pourquoi ? Je n'en sais rien, me le demander ne serait pas chose aisée pour moi. Je te le montrerais, mais pas maintenant, j'ai peur de perdre ne serait-ce qu'un peu de cette nuit. Pardonnes moi si je suis impoli, ou étrange à tes yeux... "

Il laissa s'échapper un faible sourire, son air innocent en était presque insolent. Mais pour autant, il n'avait pas l'air totalement stupide ou écervelé. Son coeur manqua un battement, mais que se passait-il ? Stayn sentit un coup de chaud monter en lui à cause de la honte, honte d'avoir avoué cette vérité à Viladra alors qu'ils ne se connaissent qu'à peine. Alors qu'elle ne comprendrait surement pas ses mots, le prendrait-elle surement pour un fou... Mais cependant cet instinct animal en lui le poussait à faire au plus simple, sans cérémonies. Ce qui rentrait en conflit avec son instinct humain qui lui ordonne de respecter les bonnes manières. Son esprit se perdait dans le vide de l'horizon et le vent chantait une douce symphonie à ses oreilles. Cette oeuvre musicale à laquelle les grains de sable venaient s'ajouter en effectuant un merveilleux balais...Ils ne se connaissaient depuis que quelques heures et déjà Stayn avait enregistré un bon nombre d'information sur elle. La cadence à laquelle elle respirait, sa façon de regarder le vide...Son parfum...Encore ce foutu côté animal qui remonte en lui, chaque fois que la lune se présente...Son parfum d'ailleurs l'enivrait, de plus en plus. Si jamais elle bougeait ne serait-ce qu'un peu, son parfum reviendrait en force et il s'enivrerait encore une fois.

Son instinct animal avait développé une addiction pour tout ce qui avait un parfum particulier. Pour tout ce qui avait un caractère physique hors du commun quel qu'il soit...En fait, a chaque fois qu'un humain ne semblait pas Humain, ce polymorphe ne pouvait s'empêcher de s'en approcher. Ses yeux argentés ne semblaient pas humains, son regard différent. Peut-être avaient-ils des points en commun ? Voila ce qui l’attirait chez elle et ce qui les rapprochaient...Leur différence avec le reste de la race humaine. Surement n'était-elle pas comme lui, surement que sa réflexion sur la chose était toute différente de celle de Viladra. Mais dans sa tête, celle-ci semblait à part du genre humain commun, à tel point qu'il aurait pu se demander si elle n'était pas comme lui... avec calme, et sur le même chuchotement que précédemment il reprit:


" - Ne m'en veut pas, garde cela. Crois moi ça me fait plaisir, je préfère te sentir au chaud. Puis se trait particulier de chez moi me réchauffe un peu plus que la moyenne... "

Il ne mentait pas c'est vrai, son corps est plus chaud que tout les hommes. Mais pas au point de se sentir bien au froid du désert, que pouvait-il faire de plus ? Il ne voulait pas se transformer, demain il le lui montrerait. Pour sur, il se l'était promis mais ce soir il ne voulait pas manquer une seule miette de ce spectacle nocturne. Pour la première fois qu'un tel lien se tissait sous sa forme humaine qui est quand même sa forme d'origine...Il ne pouvait se résoudre à renier cela en prenant sa forme animale. Doucement il se remit à la regarder, elle se trouvait sur sa gauche. oui, elle était belle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Viladra Memphis
Umbrienne
Umbrienne
avatar

Messages : 42
Date d'inscription : 03/07/2011
Age : 22
Localisation : Dans l'ombre de la lune.

Feuille de personnage
Niveau:
1/30  (1/30)
Expérience:
32/40  (32/40)

MessageSujet: Re: Parfois, même tout n'est pas assez.[ Pv Viladra ][terminé]   Dim 17 Juil - 22:41



.:I Ose t'abandonner aux mains de l'Inconnu... I:.

"Dans les affaires, comme en amour, il est un moment où l'on doit s'abandonner." -Grasset (Bernard)-


Mes petites conditions ayant clairement été énoncées, je m’attendais à ce qu’il ne réagisse pas ou bien éventuellement qu’il s’excuse au vu de sa grande politesse et de sa galanterie toute aussi imposante. Voyant qu’il n’en était rien, je continuais de fixer la voute céleste puis entendis des pas feutrés que je reconnu comme les siens. Il se déplaçait d’une façon si souple… Si féline, c’en était presque troublant. Sentant soudainement sa présence dans mon dos, je baissai mon regard mais ne me retournai pas. Oui, je n’étais pas folle, il était à quelques centimètres de moi… Moi qui avais toujours eu du mal pour me tenir propre d’un homme, moi qui avais toujours soigneusement entretenu une distance respectable entre les autres et moi… Mon corps se mit imperceptiblement à trembler, redoutant autant que désirant cette proximité soudaine. Sentant alors Stayn remettre sa veste sur mes épaules, ses mains me réchauffèrent à travers l’étoffe et un sentiment d’enivrement parcouru mon corps. Fermant mes paupières durant quelques secondes pour en apprécier chaque seconde, je les rouvris brusquement. Que faisais-je ? Comment pouvais-je me complaire avec quelqu’un que je connaissais à peine ? Et pourtant j’avais l’impression que cela faisait des mois que l’on s’était rencontré… Comme si ces quelques heures s’étaient allongées. Comme si le destin avait décidé de m’accorder une nouvelle chance… Comme si ma voie changé de direction pour me permettre d’évoluer. Mais n’était-ce pas tout simplement des idées que je me faisais ? S’écartant alors de moi, je le sentis presque avec regret me lâcher pour se placer à mes cotés, son visage se découpant dans la lumière lunaire. Oui il était beau mais c’était son âme qui me fascinait…

« Quel romantisme…
Tu ne peux pas disparaitre quelques temps ?
Je dois avouer que tu n’as pas l’air d’avoir besoin de moi… »

Ecoutant ses paroles, il m’annonça alors qu’il était métamorphe, soit qu’il pouvait se changer en panthère… Ces animaux majestueux et aussi discret que puissant étaient des félins à part. Immense, je n’en avais jamais vu de près et je m’étais toujours méfiée de leurs crocs mais le fait qu’il me dise cela m’apaisa et étrangement je ne fus qu’à moitié surprise. Tous ses gestes montraient la finesse de ces êtres souples et ondoyants, cela ne me choquait pas vraiment…
Comprenant que c’était important pour lui, je ne dis aucun mot et le laissai terminer, touchée qu’il m’accorde une telle confiance en me disant un secret aussi personnel. Comprenant qu’il ne souhaitait pas s’épancher sur ce sujet tout de suite afin de mieux profiter du moment présent, je respectais son désir et n’insistai pas.
Le silence nous enveloppant, je ramenai une mèche de mes cheveux en arrière et détournai mon regard de son profil. Reprenant la parole, il me demanda de ne pas lui en vouloir et de garder sa révélation pour moi, m’indiquant que cette particularité le rendait de toutes manières plus résistant au froid. A moitié convaincu, je ne répondis pas comme à mon habitude. De toutes manières je ne comptais pas en parler à qui que ce soit puisque mon cercle de relations était assez restreint… Le voyant perdu dans ses pensées, je vis son air plus sérieux qu’à l’ordinaire et une bouffée de chaleur me gagna. Il paraissait si faible et pourtant si fort en même temps… C’était un mélange envoutant et empli de passion.

« Qu’est-ce que je raconte… »

Il tourna alors son visage vers moi et je me retins de détourner mon regard du siens. Mes yeux de glace s’adoucissant sous son regard bicolore, son œil orangé me passionnait autant que le bleu me charmait. Un contraire si parfait, un contraire complémentaire… Immobiles, j’avais l’impression de sentir à nouveau le souffle qui m’avait caressé la nuque juste avant… Me tournant pour lui faire face, la lune entre nous et le point d’eau à nos pieds, nous avions une vision idyllique de la nuit si l’on ignorait les corps un peu partout. Un cadre qui me convenait malgré ce petit désagrément… Sentant ma main se lever vers son visage, un frisson me parcouru… J’allais… Oui, j’allais toucher sa peau… Sa peau dont l’odeur me faisait tourner la tête, sa peau que je souhaitais effleurer comme fuir… Mais je voulais prendre un nouveau tournant. Dans la vie, l’existence est un chemin qui prend des virages… Il arrive parfois qu’un grain de sable s’immisce sous nos pas et change tout à jamais. Mais là, il n’était pas ce grain… Non, il était un tournant, un magnifique tournant plein de couleur et de saveurs enivrantes…
Avançant ma main jusqu’à sa joue, je la posai doucement sur-celle-ci sans me soucier de la décharge électrique qui me fit frissonner à nouveau. Effleurant la courbe de sa mâchoire jusqu’à ce que mes doigts se glissent derrière sa nuque, je m’avançai et me haussai légèrement pour atteindre sa taille. Fermant les yeux comme je fermais la porte à mon passé, mes lèvres s’approchèrent des siennes et je les posai sur sa bouche avec une douceur infinie. Le temps sembla alors se suspendre autour de nous… Le froid disparu momentanément et le monde même paru s’arrêter de tourner. Son odeur se mélangeant à la mienne, mon corps collé contre le siens, je glissai ma main libre entre ses doigts, scellant ainsi une promesse silencieuse.

« Et bien tu vois… »

Sentant ma deuxième conscience se désagréger comme un nuage de fumer dans une tempête, je compris que je ne l’entendrais plus jusqu’à ce que je m’enfonce à nouveau dans les ténèbres… C’était comme si Stayn avait guéri cette part d’ombre en moi… Mais comment allais-je faire ? J’étais d’Umbra… Remettant ces questionnements à plus tard, je m’abandonnai contre lui, la saveur de ses lèvres contre les miennes, sa peau touchant mes mains… Je ne voulais plus penser à autre chose.
La lune éclairant notre couple, je ne savais pas quelle serait sa réaction mais j’avais enfin répondu à mes pulsions. Des pulsions qui ne s’étaient pas exprimées depuis un an… Il fallait qu’il soit vraiment spécial pour déclencher une réaction aussi inhabituelle chez moi…



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Stayn Karhien
Harmonien
Harmonien
avatar

Messages : 320
Date d'inscription : 01/04/2010
Age : 25

Feuille de personnage
Niveau:
9/30  (9/30)
Expérience:
88/40  (88/40)

MessageSujet: Re: Parfois, même tout n'est pas assez.[ Pv Viladra ][terminé]   Dim 17 Juil - 23:21

Ils avaient les yeux dans les yeux, le vent leur caressait le visage...Enfin du moins c'est ce qu'avait ressentit Stayn, cependant cette caresse était si chaude et si douce. Viladra avait posé sa main sur sa joue, réchauffant son corps de mille feux. Glissant sur sa peau, Stayn se laissa faire et serra sa main avec ferveur lorsqu'elle s'y s'entrecroisa avec Viladra. Comment cela était-ce possible, son parfum attisait tant en lui. Un parfum sucré, remplit de saveur, puis enfin il put goûter à ce gout...Celui de ses lèvres, alors qu'une de ses mains était entre croisée avec celle de Viladra, l'autre se posa sur sa hanche puis remonta son dos à plat entre ses omoplates. Quelle sensation de chaleur et de bien être. Il frissonna de tout son être, ses cheveux se raidirent et il faillit esquisser une larme. Faible psychologiquement ? Peut-être, tout cela pour ne serait-ce qu'un baiser, exagérait-il ? Non... Stayn était un être extrêmement tactile, chaque geste à son importance et là il se sentait bercé par les étoiles. Lorsque leurs lèvres se quittèrent il l'observa, sa main qui était posé sur son dos se retira et puis il ferma ses yeux. avec tout la tendresse qui s'imposait, sa main libre épousa les formes de son visage en arrivant sur ses lèvre il les effleura du bout des doigts, elles avaient une telle saveur...Une saveur que Stayn n'oublierait jamais. Doucement ses doigts glissèrent de ses lèvres jusqu'à son menton, puis son cou et passa enfin jusqu'à sa nuque. Lentement il rouvrit les yeux et l'observa, sa main derrière sa nuque caressait son cuir chevelu. Ses cheveux étaient beau, tout comme son visage et tout comme ses yeux.

Une irrépressible envie de re-goûter à ses lèvres monta en lui, comme un enfant il n'osa d'abord pas, puis après tout pourquoi pas...Lentement il s'approcha d'elle, sa main qui était entrecroisée avec ses doigt se libéra remontant le bras de sa douce puis caressa doucement son dos. Doucement il s'approcha d'elle jusqu'à ce que leurs torses se touchent puis il baissa un peu le visage avant de re-déposer un baiser sur ses lèvres rosies par le contact précédent. Le vent soufflait un peu, mais Stayn n'avait plus froid. Surement pas quand ses lèvres étaient posées sur les siennes, une main dans son cuir chevelu et l'autre caressant son dos avec douceur il se consolait d'une peine inconnue. Sa chaleur était si intense qu'il serait resté la des heures et des heures...Son esprit se demanda pourquoi lui avait-elle offert un tel présent qu'est-ce lui de goûter à ses lèvres. Une seconde son esprit se demanda si elle ne faisait pas cela parce qu'elle se sentait redevable pour sa vie...Et si jamais c'était cela ? Peut-être que cette attirance charnelle n'était pas réciproque. Lentement, il ôta ses lèvres mais la garda contre elle. Son esprit s’interrogeait mais son corps la serrait comme pour la protéger...La protéger de quoi ? Surement ferait-il de la laisser pour la protéger de lui même...Doucement il lui susurra à l'oreille:


" - J'espères que ce baiser n'a pas été fait car tu te sens redevable...Sinon il n'a pas lieu d'être...Je n'arrives pas à te cerner, mais je me sens irrémédiablement attiré par ton parfum... "

Sa voix était douce, Stayn n'était pas très doué dans ce genre de réplique. Peut-être lui paraîtrait-il trop direct, mais Stayn était ainsi. Ce petit côté bon enfant mais à la fois si protecteur. Protecteur oui, sa main dans son dos la tenait contre lui avec douceur et sa main caressant son cuir chevelu essayait de la consoler d'une douleur inconnue. De la rassurer d'une peur inexistante aux yeux de Stayn. Quand il sentit qu'il avait peut-être trop prit, il ôta ses mais et les posa simplement sur les épaules de sa compagne, comme pour attendre la réponse de celle-ci. L'Harmonien aurait baissé les yeux, mais il avait peur que celle-ci prenne cela pour du voyeurisme alors il posa son regard sur la voûte céleste. Lentement il reposa la main sur son visage, ôta une ou deux mèche rebelles sur son visage voletant à cause du vent puis les bloqua derrière une de ses oreilles. Une petite attention qu'il ne put s'empêcher d'avoir pour elle. De haut en bas ses yeux l'admiraient, il avait envie de la serrer contre lui ou de se blottir contre elle. Peu importait le comment, il avait envie de ressentir le contact de sa peau contre la sienne. A proprement parlé, il ne la connaissait pas et pourtant tout ce qu'il apercevait d'elle en ce moment même lui donnait l'impression qu'il la connaissait depuis des années. Sa main droite glissa contre son épaule jusqu'à sa main avant de la serrer à nouveau.

Avec tendresse il la tourna face à la lune et lui resta en arrière. Serrant son dos contre son torse, tout deux le regard dans la même direction. Son bras passait par dessus la poitrine de Viladra pour continuer à tenir la main gauche de celle-ci avec sa main droite. Son autre main libre vînt caresser son cuir chevelu, en ôtant une partie au niveau du cou pour qu'il y dépose un baiser chaud. Ses lèvres légèrement humide s'embrasèrent au contact de son cou. Ceci fait, il remit ses cheveux à leur place pour que le vent ne la fasse pas souffrir puis il posa sa main libre contre son ventre avec douceur. Pas un geste pervers, en fazit même lui n'aurait pas su expliquer la nature de son geste, mais il en avait envie c'est tout. Lentement encore, il lui susurra en parlant du ciel et aussi de sa rencontre avec elle:


" - C'est beau... "
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Viladra Memphis
Umbrienne
Umbrienne
avatar

Messages : 42
Date d'inscription : 03/07/2011
Age : 22
Localisation : Dans l'ombre de la lune.

Feuille de personnage
Niveau:
1/30  (1/30)
Expérience:
32/40  (32/40)

MessageSujet: Re: Parfois, même tout n'est pas assez.[ Pv Viladra ][terminé]   Lun 18 Juil - 0:50

Viladra Memphis a écrit:


.:I I:.

"L'absence est à l'amour ce qu'est au feu le vent ;Il éteint le petit, il allume le grand" -Bussy-Rabutin-


Durant le temps que dura notre baiser, je sentis ses doigts se raffermir autour des miens tandis que sa main se posait avec respect sur ma hanche pour remonter le long de mon dos, causant une explosion de sensations grisantes dans tout mon corps. Mon souffle s’accélérant, je tachais de garder contrôle et lorsque l’on écarta nos visages l’un de l’autre, le goût de ses lèvres persistait sur les miennes comme une marque indélébile… Ses yeux se fermant lentement tandis que j’ouvrais les miens comme s’il me redonnait la vue, je sentis sa main se poser délicatement sur son visage et en humai le parfum avec un plaisir non dissimulé. Glissant le long de ma joue pour effleurer mes lèvres encore humide de notre baiser, je laissai glisser ses doigts sur celle-ci avec un bonheur exaltant. Redressant un peu la tête quand il glissa sa main dans mes cheveux, ses caresses me firent l’effet d’un baume entêtant et je restai immobile, trop troublée parce ce qui venait de se passer…
Le silence à peine troublée par le léger frottement de mes cheveux contre sa peau, il lâcha alors ma main pour me caresser à nouveau le dos et son corps se colla contre le miens, fusionnant comme deux éléments compatibles qui venaient de se retrouver… Tremblant imperceptiblement sous le contact brulant de son être, ou alors c’était moi qui m’imaginait cette sensation, il m’embrassa à nouveau avec douceur tandis que ses mains me caressaient le dos et les cheveux. Raffinement… Effrayant.

« Que m’arrive-t-il… »

Interrompant la fusion de nos bouches, il me garda serrée contre lui dans un geste protecteur qui ne me vexa pas malgré mon caractère très indépendant. Posant ma joue contre son torse en savourant le plaisir que me procuraient ses effleurements contre ma peau, je le senti se raidir légèrement comme s’il craignait d’avoir fait une erreur. Du moins, c’est ce que je pensai à ce moment là… Regrettait-il ce qu’il venait de se passer ? M’étais-je montrée trop prétentieuse en ayant cru qu’il me suivrait dans mes actions…? Je fermai les yeux, profitant de la nuit pour dissimuler mon expression.
Lentement, je sentis ses lèvres s’approcher de mon oreille et il me demanda alors si je l’avais embrassé par sentiment de dette… Légèrement vexée mais compréhensive car il était normal qu’il me pose la question, je le laissai terminer, esquissant un sourire quand il parla de mon odeur. Irrémédiablement attiré… hein ? Je n’osais pas lui parler de son parfum à lui car dans un couple c’est l’homme qui se laisse subjuguer par le charme d’une femme, mais je n’en pensais pas moins… Mais le simple fait qu’il doute de ma sincérité me faisait éprouver une pointe de tristesse et je gardai le silence tandis qu’il poursuivait ses caresses. Il était vrai que j’avais passé beaucoup de temps à mentir, à blesser les gens et à faire le mal à chaque fois que je parlais… Mais cette fois là je pensais avoir changé, avoir retrouvé ma personnalité d’antant…
Me lâchant, je cru une fraction de seconde que c’était par dépit puis je le vis glisser l’une de mes mèches de cheveux dans un geste attentionné qui me consola silencieusement.

« Si tu savais à quel point je suis sincère… »

Ma pensée, inaudible à ses oreilles me tira un léger sourire puis il saisit ma main avant de passer dans mon dos pour me serrer avec douceur, nous mettant face à la lune. Ecartant mes cheveux, il déposa un baiser dans mon cou qui me fit une nouvelle fois frissonner puis il me serra contre son torse et je posai ma tête contre celui-ci avec délice. Le spectacle était splendide et les mots qu’il murmura à mon oreille m’apprirent qu’il pensait la même chose que moi. Mais parlait-il seulement du paysage ?
Caressant le dos de sa main, j’attendis quelques minutes avant de me dégager doucement de son emprise et de lui faire face, son visage éclairé par la lune tandis que le miens était plongé dans l’ombre. Portant sa main jusqu’à mon visage, je l’effleurai de mes lèvres avant d’y appuyer ma joue en fermant les yeux pour mieux apprécier ce contact magique puis l’écartai de moi toute en la conservant dans la mienne. Aucune parole n’avait encore été échangées entre nous depuis ma première initiative et je fixai son regard mi-azuré, mi-ambré avant de me décider à parler. Lui souriant même s’il ne pourrait qu’en voir la silhouette au vue de la luminosité faible, je pris une voix douce mais ferme à la fois.

Je ne fais pas partie de celles qui estiment que payer sa dette rime avec plaisir charnel… Et le simple fait que tu me le demandes me vexe un peu…

Laissant échapper un rire cristallin, je passai un bras autour de son torse et me collai à lui, levant la tête pour plonger mes yeux dans les siens. Oui, on ne se connaissait pas depuis longtemps mais notre relation devenait de plus en plus fusionnelle… et ce n’était pas moi qui allais dire non à ces sentiments enivrants.
Passant mes lèvres sur son menton pour déposer un baiser au coin de ses lèvres. De quoi attiser son envie toute en la refreinant car… Je n’avais pas terminé de parler… Après son insinuation assez blessante, il ne fallait pas que je perde la face. Reculant légèrement mon visage se fit plus sombre.

Si tu penses que je fais uniquement cela par intérêt, effectivement tout ce qu’il vient de se passer n’a pas lieu d’être, Stayn.

Lâchant sa main, non pas par caprice mais pour lui faire comprendre que j’étais capable de tout arrêter malgré le plaisir que l’on ressentait l’un pour l’autre, je voulais que les choses soient vraiment claires. Hors de question qu’il y ait une quelconque ambigüité malsaine entre nous… Ce que je souhaitais, ce n’était pas le petit couple parfait qui utilise les codes basiques du romantisme… Non, il était libre de faire ce qu’il voulait et j’étais aussi libre de mon coté mais je voulais un minimum de respect et de sincérité… Comment voulez-vous faire quand on insinuait que vos agissements étaient uniquement le fruit d’intérêt puéril comme un quelconque règlement de dette.
Poussant un soupir, je lui tournai le dos, pas pour lui faire la tête ou quoique ce soit d’aussi infantile, mais pour me laisser apaiser par la lune qui elle, n’avait jamais douté de moi. Le moment était paisible malgré cette légère tension mais je ne voulais pas gâcher cette atmosphère chaleureuse en dépit du climat froid. La nuit était bien commencée. Minuit à tout casser, grand maximum… Le temps allait être long avant que je puisse voir son visage dans la lumière de l’astre solaire…

« Mais qu’arrivera-t-il demain ? Peut-être… Qu’il partira, tout simplement… »

Tournant légèrement la tête de biais, je le voyais toujours immobile et silencieux et tendis la main dans sa direction pour attraper la sienne, comme si je craignais qu’il ne disparaisse si je le quittais des yeux. Oui, j’avais l’impression de baigner dans un rêve éveillé. Fixant à nouveau le ciel sans décroiser mes doigts des siens, j’entendais sa faible respiration résonner dans le silence et je fermai doucement les yeux pour me bercer de son rythme régulier et envoutant…


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Stayn Karhien
Harmonien
Harmonien
avatar

Messages : 320
Date d'inscription : 01/04/2010
Age : 25

Feuille de personnage
Niveau:
9/30  (9/30)
Expérience:
88/40  (88/40)

MessageSujet: Re: Parfois, même tout n'est pas assez.[ Pv Viladra ][terminé]   Lun 18 Juil - 14:03

Comme il s'en doutait un peu, sa question la touche et elle se sentit un peu offensée, chose que Stayn comprenait dans un sens. Silencieux, buvant ses paroles il esquissa un sourire léger, un peu comme s'il s'excusait et que dans un sens c'est la réponse qu'il attendait d'elle. D'abord elle s'éloigna, et c'est comme si à ce moment le froid le regagnait. Pourtant il ne broncha pas, ce n'est que lorsqu'elle lui tendit sa petit main que Stayn tendit la sienne pour la prendre et se mit à côté d'elle. Fixant des ses yeux l'oasis où venait se refléter la lune et les étoiles, comme quoi Umbra pouvait être un lieu plaisant et apaisant. D'abord il se demanda s'il devait parler pour s'excuser, mais il la regarda et lui fit un hochement de tête signe qu'il avait comprit le message, cette question ne reviendrais donc pas. Doucement, un léger soupir s'envola dans les airs, aussi fluide que ses pas. Il craignait que la nuit ne cesse trop vite et que le soleil ne les embrasent les ramenant ainsi à la dure réalité. C'est ainsi que son coeur se mit à battre un peu plus fort, demain que voudrait-elle faire? Voulait-elle le quitter et s'en aller retournant dans sa vie ou profiter de ce point de rencontre dans leur vie pour continuer à se rencontrer. Comment pouvait-il être aussi attiré par elle, alors qu'au final il ne la connaissait qu'à peine...Serait-ce que certains appellent le coup de foude ? Ou alors étaient-ils pré-destinés par les esprits à se croiser ici même ? Des esprits aujourd'hui morts, signe qu'ils ne seraient plus asservis. Lentement il inspira de l'air dans ses poumons, ses pensées s'étaient tournées vers demain, oubliant hier et mettant de côté aujourd'hui. Pourquoi pas ? Pourquoi ne se reverraient-ils pas après tout ? Il ferma les yeux, comme pour cacher sa peur de parler, sentant le vent caresser son visage avant de dire:

" - Lorsque nous serons demain, que voudras tu faire ? Voudras tu continuer ta route où me laisseras tu t'accompagner dans de quelconques chemins ? Je serais honoré que tu me laisse t'accompagner, encore plus si tu me le demandais. Mais voila bien un sentiment égoïste, je te demande pardon par avance. "

Dans un sens il parlait au sens propre du terme, si elle lui demandait celui-ci l'accompagnerait car à présent rien ne le retenait. A part une vie d'animal, excepté cela sa vie d'homme n'était pas quelque chose de très accomplit. Stayn aurait aimé voyager avec elle, un peu. Puis si son attirance se trouvait être fondée, qui sait...Mais pour le moment cet instinct animal qui ne faisait que chanter le nom de sa compagne à ses oreilles: Viladra. Lorsqu'il eut finit de divaguer sur le futur, il revint au présent observant le visage de celle-ci. Elle tenait encore sa main fermement, elle ressentait cette chose particulière que lui même ressentait ? Peut-être...Il leva les yeux au ciel puis se mit à la regarder. Cherchant de ses yeux son regard argenté, un peu pour se perdre une fois de plus dans la mélancolie de celui-ci. C'était sur elle avait vécu des choses, comme tous au travers des trois mondes...Lorsque le moment serait le bon, elle lui en parlerais surement. Pour le moment il serait patient, si elle acceptait que celui-ci soit son vassal un peu, cela l'enjouerait. Depuis longtemps ses lames n'avaient pas servit une cause, rien à protéger. Après tout sa mère était morte à présent. Quelques secondes passèrent puis il posa ses deux mains sur les hanches de celle-ci, avec douceur. Puis il finit par dire:

" - Tu as un goût exquis. "

Il laissa s'échapper un grand sourire puis il déposa un autre baiser sur ses lèvres, c'était à présent devenu une addiction. Son corps s'enflammant demandant plus, mais son esprit qui s'y refusait tant que sa compagne ne le lui demanderais pas. Alors il laissa ses mains sur ses hanches et lorsque ce baiser fut finit, sa main droite se posa sur le cou de Viladra. Approchant son front à ses lèvres, il y déposa un doux baiser puis se remit à scruter la voûte céleste avec un regard un peu plus profond et plus expressif. Oui, elle avait un goût exquis, son parfum l'enivrait aussi. Que manquait-il ? Pour le moment rien, il est juste des fois où ce que l'on pense n'est pas réciproque. Doucement, il posa la même main qui avait tenu à plat dans le dos de celle-ci. Frictionnant légèrement, à tel point que cela en était devenu une caresse. Caresse remplie de douceur et de chaleur entre les omoplates de Viladra, il espérait qu'elle n'avait pas froid. Stayn espérait aussi qu'il ne la blesserait plus avec des question stupides. Mais pour sur, Viladra était quelqu'un qui faisait ce qu'elle avait envie de faire, aucune raison de penser que ses gestes seraient en opposition avec ses pensées et donc qu'elle soit hypocrite.

Alors que sa main droite caressait son dos, sa main gauche passa elle aussi dans son dos la serrant au niveau de la taille. Délicatement il déposa un autre baiser sucré sur ses lèvres, puis avec douceur il embrassa à nouveau son cou. Sa peau était chaude malgré le fait que l'air ambiant soit froid et se tenir près d'elle ainsi le réchauffait. Sa main caressant son dos remonta petit à petit au niveau de sa nuque puis il caressa encore un peu son cuir chevelu qu'il aimait déjà tant. Ses cheveux long et soyeux étaient beau, la rendant plus belle encore.. Comment ferait-il pour arrêter de s'enivrer, arrêter de goûter à sa peau si chaude et si exquise. Un frisson lui parcouru l'échine en même tant qu'une grande sensation de chaleur. Quelle attirance charnelle...Stayn commençait presque à en avoir chaud tellement il profitait de la chaleur de Viladra.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Viladra Memphis
Umbrienne
Umbrienne
avatar

Messages : 42
Date d'inscription : 03/07/2011
Age : 22
Localisation : Dans l'ombre de la lune.

Feuille de personnage
Niveau:
1/30  (1/30)
Expérience:
32/40  (32/40)

MessageSujet: Re: Parfois, même tout n'est pas assez.[ Pv Viladra ][terminé]   Lun 18 Juil - 21:31



.:I Abandon... I:.

"Ce que j'ai appris, je ne le sais plus. Le peu que je sais encore, je l'ai deviné." -Chamfort (Sébastien Roch Nicolas, dit Nicolas de)-


Ouvrant mes paupières quand il prit place à mes cotés, je sentis mon épaule frôler la sienne et esquissai un sourire mélancolique. Je ne comprenais pas la tristesse et la joie qui se mêlaient dans ce moment unique…
Nos regards se croisant, j’y lu une certaine appréhension dans le siens puis il détourna ses yeux pour fixer l’horizon avant de les fermer lentement, plongé dans ses réflexions. Caressant son visage d’une vision enflammé, je resserrai légèrement ses doigts entre les miens et attendis patiemment qu’il reprenne la parole. Même s’il n’avait rien dit jusqu’à présent, j’avais pris son hochement de tête comme une compréhension et m’étais rassurée sur ce qu’il pensait de moi. Je ne voulais pas qu’il me voit autrement que… qu’une femme en train de tomber amoureuse ? Non, je parlais peut-être trop tôt… L’amour et moi on n’avait jamais été très bons amis, il faut dire. Mais qui sait, peut-être était-ce le temps de la réconciliation… ?
Sa voix résonnant à mes cotés, il posa alors une question qui me fit frissonner de bas en haut. Qu’allait-il arriver une fois le jour revenu ? Etions-nous destinés à nous séparer une fois l’astre lunaire disparu ? J’eus l’envie me retourner et de me fondre dans sa chaire, versant toutes les larmes que j’avais gardé jusque là… J’eu envie de lui dire, de lui crier ou de lui chanter à quel point j’avais besoin de lui… J’eu envie de lui prouver par tous les moyens possibles qu’il était plus qu’un simple rencontre… Mais je ne le fis pas. Non, mon âme trop enchainée dans des habitudes noires ne me permit pas de m’exprimer et je me contentai de garder le silence.

« Qu’est-ce que je suis stupide… »

Sentant son regard me bruler comme un feu passionné, je sentis sa main quitter la mienne pour se poser doucement sur ma hanche, ses autres doigts faisant de même. Pivotant pour lui faire face, je me perdis dans l’abime de ses yeux, savourant ce silence magique et son odeur enchanteresse. Humant son parfum avec délice sans bouger, je fermai les yeux, profitant de l’instant présent. Doucement, avec volupté, il laissa échapper une phrase qui me fit sourire malgré moi et je rouvris mes yeux pour les plonger dans les siens. Voyant qu’il souriait aussi, je fus presque surprise de le voir à nouveau se pencher sur moi pour déposer un baiser sur mes lèvres. Sa main remontant dans mon cou, il m’embrassa encore sur le front comme un homme attentionné, ce qu’il était… Glissant sa main libre dans mon dos, je me retrouvai serrée contre lui et entoura son corps de mes bras, posant ma tête sur son torse en fermant les yeux. Me serrant un peu plus contre lui, il m’embrassa une nouvelle fois et je ne quittai ses lèvres qu’à regret lorsqu’il me caressa à nouveau le dos pour remonter lentement jusqu’à ma chevelure qu’il effleurait tendrement. Comment pouvions-nous gâcher un moment pareil ? Pourquoi penser au futur, maintenant ? Le futur, toujours le futur… L’avenir ne se prévoyait pas, il arrivait comme l’inévitable mais si tout semblait être contre nous, je voulais quand même marcher à ses cotés sur le chemin de ma vie. J’étais prête à tenir tête à ceux qui voudraient se mettre en travers de notre route… Je l’avais déjà fait, et j’étais prête à recommencer. Levant mon regard vers le ciel, j’avançai mon visage vers le siens et l’embrassai plus fougueusement que je ne l’aurai voulu. Laissant le goût de mes lèvres sur les siennes, je me reculai un peu pour pouvoir le voir sans être gênée par la proximité et caressa sa joue tendrement.

Et bien… Commençais-je légèrement amusé en glissant une main sous son tee-shirt, effleurant sa peau de mes doigts. On pourrait se tracer un chemin à travers tous les obstacles et continuer ensemble, tu ne crois pas… ?

Oui, j’avais changé en bien mais mon coté qui jouait avec mes interlocuteurs étaient restés. Plus il me mettait mal à l’aise, et plus je prenais un malin plaisir à faire de même… Le simple fait d’être entré en contact directe avec lui me permettait de lui faire perdre pied et me servais à garder une certaine maitrise de moi. A moins que ça ne soit le contraire… Savourant la chaleur de son corps, je me sentis me perdre dans un tourbillon de perceptions entêtantes et passai mes lèvres le long de son cou, glissant sur sa mâchoire pour déposer un autre baiser sur ses lèvres. Lui avoir proposé de me suivre ou que moi je le suive ne m’intéressait pas. Non, pour le moment je ne voulais pas penser au futur, le simple fait de sentir son corps contre le miens, d’entendre son cœur et de gouter à ses caresses grisantes me faisait oublier tout ce que je m’étais dit plus tôt. Son être, son âme, son corps et sa voix… Ils étaient comme une drogue douce agissant sur toutes les parties de ma personne, m’emprisonnant de leur étau délicat et follement excitant. Quittant sa bouche de la mienne, je levai la tête et remerciai silencieusement l’étoile qui m’avait mis cet homme sur ma route. Serrant son corps contre le miens jusqu’à ce que je sente le battement de son sang contre le miens, je le tenais comme s’il allait disparaitre. Me rendant compte de cette peur ridicule, je relâchai légèrement mon étreinte et affichai de nouveau mon air calme.

Le futur… Murmurais-je presque avec ennuie. Je n’ai pas envie d’y penser tout de suite. Nous en parlerons… Demain ? Enfin…

M’interrompant, je laissai échapper un léger rire qui se perdit dans le vent.
Je n’avais plus froid et si sa veste avait glissé jusqu’au sol, je n’en étais pas gênée. Ses mains contre moi, séparées de ma peau par une mince étoffe de soie blanche, je pouvais sentir la température de la moindre parcelle de son corps avec un plaisir extrême. Je ne savais même pas son nom de famille, ni son âge… Je ne savais pas non plus de quel continent il venait, ses pouvoirs ni sa véritable puissance. Non, à part son prénom, son parfum et la douceur de sa peau, il était un parfait inconnu. C’était assez alléchant de flirter avec l’inexploré… Mais j’étais rassurée sur une chose, lui il en savait encore moins de moi…
Comme si tout ce mystère m’avait donné une nouvelle ferveur, je caressai tendrement la peau de son dos de mes doigts fins, effleurant ses lèvres des miennes. Mes ancêtres se retourneraient dans leur tombe s’ils me voyaient ainsi… Mais je n’avais jamais été très portée sur les règles, alors je ne m’en voulais pas. Profiter, aimer, ressentir étaient désormais les verbes maitre de mon langage pour cette nuit-là… M’abandonnant complètement dans ses bras sans me soucier des bonnes mœurs qui seraient choquées qu’une femme et un homme soient déjà en train de s’étreindre après si peu de temps passés ensemble, je m’en moquais. Il était comme un complément pour moi, comme phare illuminant les ténèbres de mon âme… J’avais besoin de lui et si je ne pouvais me l’avouer par amour-propre, c’était une évidence. Quand à savoir s’il éprouvait les mêmes choses que je ressentais pour lui, c’était une énigme… Mais il était là, il me tenait dans ses bras et son sourire était plus sincère que n’importe quelle vérité. Reprenant la parole d’un ton gentiment moqueur, je continuai la phrase que j’avais interrompue précédemment.

Enfin… Sauf si tu tiens à ce que l’on arrête pour discuter avenir, bien sur…


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Stayn Karhien
Harmonien
Harmonien
avatar

Messages : 320
Date d'inscription : 01/04/2010
Age : 25

Feuille de personnage
Niveau:
9/30  (9/30)
Expérience:
88/40  (88/40)

MessageSujet: Re: Parfois, même tout n'est pas assez.[ Pv Viladra ][terminé]   Lun 18 Juil - 22:26

Elle passa doucement sa main sous son T-shirt et caressa un peu son torse, son corps s'enivrait et n'en demandait que plus, plus encore et encore...Comme c'était si bon. Ses sourires étaient déjà gravés à jamais dans sa mémoire, tout comme sa voix et ses petits rires qui la rendait encore plus belle. Incroyable, voila ce que l'harmonien se disait, incroyable...Aurait-il pensé un jour faire une rencontre aussi électrique. Mais il ne la connaissait pas et c'est comme si la lune lui avait chanté quoi penser d'elle. Comme si il savait déjà quoi aimer et la réponse était inévitable. La totalité de son être, tout ce qui s'émanait d'elle était bon. Sa présence le mettait en transe et lui donnait envie de voir à quoi ressemblerait demain, elle lui donnait envie d'ouvrir les yeux pour vérifier si elle respirait bien. Qu'elle puisse voir demain, qu'elle puisse vivre un sourire aux lèvres. Que chaque nuit où elle fermerait les yeux, son coeur soit remplit de tendresse et son esprit remplit de souvenir. Une abondance de bonheur pour elle, il s'en assurerait. Sa délicatesse et son respect ne se voulait pas aussi joueuse que Viladra, du moins pas encore...Stayn avait bien sa façon à lui d'entrer en contact avec un corps...Le moment de partager un millier de sensation, de la douceur, de la force, de la finesse...Du plaisir. Elle ne voulait pas parler de demain, et comment pouvait-il lui en vouloir ? En aucune façon il ne pouvait la blâmer sur ce point car dans un sens leurs deux avis se rejoignaient...Avec délicatesse mais force, il la prit par les cuisse et la souleva jusqu'à sa taille. Faisant en sorte qu'elle ne tombe pas, ses pieds ne touchaient plus le sol. Doucement il déposa un baiser sur ses lèvres puis dit:

" - Je ne m'arrêterais pas de vivre avec toi ce soir pour une raison aussi futile que Demain. "

En faisant en sorte de ne pas la brusquer il se dirigeât dans l'oasis. Malgré le froid ambiant, ils n'auraient pas froid, pas dans cette eau ou le soleil frappe toute la journée et où le sable préserve la chaleur. Evidemment le contact de l'eau faisait un peu frais, mais au final c’était quand même un petit peu plus chaud que dehors, mais guère plus...Et puis et alors, s'il pouvait à présent regarder son corps nu sans en ôter le moindre vêtement il ne se gênerait pas. Lorsqu'elle fut au contact de l'eau il lui lança un regard interrogateur avec un petit sourire. L'oasis faisait un peu plus d'un mètre, à vue d'oeil un mètre vingt...Plus qu'il n'en fallait, doucement il lui fit signe de prendre sa respiration puis tout en la serrant contre lui l'emmena sous l'eau. Stayn ne bougeait pas, mais dans l'eau des flammes bleutées les éclairait. Tout en ouvrant les yeux, il entrecroisa ses deux mains avec celle de Viladra. Sa longue chevelure noire virevoltait dans l'eau, tandis que l'eau collait leur vêtements à la peau. Le T-shirt de Stayn dessinait son torse et le tour de ses bras...Tandis que le torse de Viladra était dévoilé par l'eau tiède et les flammes bleutées de l'arcane pour éclairer. Belle, c'est ce qu'il se dit sans une once de perversité. Il aimait son corps. L'harmonien avait totalement oublié sa blessure qui laissa échapper un peu de sang...Rien de grave, il s'en fichait ce n'est pas vraiment ce qui comptait tout de suite à ses yeux...

Encore sous l'eau, il l'embrassa dans un spectacle des plus harmonieux. L'arcane leur tamisait la scène du teinte bleutée pour qu'ils s'entrevoient et les bulles d'air lorsqu'il l'embrassait floutait un peu son visage. Alors que l'oxygène commençait à lui manque, il serra Viladra contre lui pour qu'ils remontent ensemble à la surface. Si à présent elle jetait un coup d'oeil à son dos, elle pourrait voir ses deux tatouages imposant, l'un représentant sa seconde nature et un autre au sens encore flou pour lui même. Une fois à la surface, il reprit son air simplement et se mit à caresser son dos, faisant en sorte de la réchauffer. Ses cheveux mouillés la rendait encore plus belle, il l'embrassa encore...Doucement il passa une main dans son dos, en dessous du tissu qu'elle portait pour caresser sa peau chaude. Tandis qu'une de ses mains caressait sa hanche descendant légèrement sur sa cuisse. Doucement il approcha de son coup, puis se mit à le laper avec sa langue, il frissonna de plaisir. A présent il savait quelle saveur avait sa peau, un goût qu'il n'oublierais jamais. Il remonta jusqu'à son oreille puis il finit par lui susurrer :


" - Commençons déjà à voyager ensemble, faisons de la route ce soir...Toi et moi, faisons une première partie d'une longue route qui nous attends. "

En disant cela, sa main gauche était passée sous sa tunique caressant son ventre tout en remontant petit à petit. Il lui adressa un sourire remplit de douceur, avec même une once d'innocence dans le regard tellement ses intentions étaient pures. Sa main gauche redessinait les traits de son corps du bout des doigts, le ventre d'abord puis le nombril. Avec un toucher remplit de ferveur il remonta au niveau de sa poitrine qu'il caressait chaleureusement. Puis toujours sous sa tunique, sa main remonta jusqu'au coup de celle-ci qu'il caressait du bout des doigts à présent. Cela eut pour effet de relever un peu son haut dévoila à présent vraiment son torse. L'arcane brûlait sur l'eau, sans s'arrêter, sans odeur ni chaleur comme à son habitude...Juste de quoi les plonger dans un monde bien différent de celui dans lequel ils avaient pour habitude d'être. Doucement, il recula laissant son haut se remettre en place puis il se laissa couler avant de remonter. L'eau affluant sur le visage de Stayn coulait le long de son menton et son T-shirt collé à sa peau montrait bien qu'il avait énormément travailler pour pouvoir se battre contre d'autres. Ses tatouages dans son dos étaient imposant, ils ne les avaient pas encore montré mais lorsqu'elle les verrait elle aurait déjà un aperçu de ce que pouvait devenir Stayn.

Ses yeux observaient le corps de Viladra, avec envie bien sur mais aussi avec respect. Un mélange étonnant pour un homme c'est vrai, mais un mélange bien réel pour celui-ci. Puis après tout il n'était pas vraiment un homme...Il avait en lui une part plus proche de la nature, plus proche de l'innocence. Une partie bien éloignée de la perversité humaine, peut-être était-ce un avantage après tout...Doucement il se recolla à elle l'embrassa à nouveau, puis lorsqu'il ôté se lèvres des siennes celui-ci mordilla un peu les lèvres de sa compagne.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Viladra Memphis
Umbrienne
Umbrienne
avatar

Messages : 42
Date d'inscription : 03/07/2011
Age : 22
Localisation : Dans l'ombre de la lune.

Feuille de personnage
Niveau:
1/30  (1/30)
Expérience:
32/40  (32/40)

MessageSujet: Re: Parfois, même tout n'est pas assez.[ Pv Viladra ][terminé]   Mar 19 Juil - 0:20



.:I Scellement. I:.

"Si je prétendais assumer à l'infini les conséquences de mes actes, je ne pourrais plus rien vouloir." - Simone de Beauvoir-


Fusionnant avec sa chaire, je le sentis me soulever et j’entourai son bassin de mes jambes, mes bras s’enroulant tendrement autour de son cou tandis qu’il posa un baiser plein de saveurs sur mes lèvres avides des siennes. Me resserrant un peu plus contre lui, il me murmura sa réponse tandis que mes lèvres parcouraient la peau de son épaule et de son cou. Souriant tout en inspirant l’odeur de son corps, mes lèvres remontèrent jusqu’à son visage pour se saisir de sa bouche une nouvelle fois comme si je prenais une dose de drogue hilarante. Plus calme que moi, je sentais quand même son être vibrer sous mes caresses et je savais qu’il ne me serait pas difficile de briser la barrière invisible du respect qu’il se faisait. Je savais qu’il me voyait d’un œil sain, je n’avais désormais plus besoin de sa galanterie ou de ses belles paroles pour me rassurer… L’heure n’était plus aux mots, mais aux actes… Et je ne voulais pas la décevoir.
Sentant alors la fraicheur de l’eau contre ma peau tandis que le tissu irisé entourant mes jambes se collait à mes cuisses, je me mis à soupirer de bien être puis pris une longue inspiration avant de m’immerger dans ce que je savais être un bassin de bonheur. Cherchant avidement ses lèvres tandis que ses mains se mêlaient avec les miennes, nous nous embrassions alors dans une explosion de sentiments excitants. La lumière crée par celui qui désormais avait imposé sa place dans ma vie, son regard bicolore me paru encore plus envoutant et j’abandonnai ses lèvres un moment pour m’y plonger.

« Si l’avenir est aussi agréable… Je veux bien vivre un siècle ou deux, encore. »

Remontant jusqu’à la surface, mes vêtements humides ne dissimulait plus en rien ma nature de femme mais je ne sentais désormais plus aucune gêne à me montrer face à lui. Posant une main sur sa torse, je caressai sa peau jusqu’à sa hanche et étouffa une exclamation amusée lorsqu’il me reprit dans ses bras pour m’effleurer le dos. Sa main glissant le long de ma cuisse, parcourant ma hanche en atteignant des points sensibles, ma respiration s’accéléra et je laissai échapper un soupir de bonheur enivrant, à la limite du gémissement de plaisir charnel. Voyons… Il fallait que je me reprenne…
Sa bouche se posant sur mon cou, je sentis sa langue caresser ma peau, sa salive se mêlant alors à celle-ci, me rendant soudainement fébrile. J’avais toujours voulu tout contrôler chez moi… Mais je sentais que le moment de me laisser faire par les émotions était venu. Me glissant à l’oreille des mots que j’entendis à peine, trop occupé à tenter de me contrôler, j’en saisis néanmoins le concept et mon attirance doubla. A moins que ça ne soit de l’amour ? Je n’osais pas encore prononcer ce mot tout de suite…
Sa main se glissa alors sous mon haut et je baissai brusquement la tête pour qu’il ne voie pas l’expression d’extase se peignant sur mon visage. Remontant le long de mon ventre avec une douceur qui n’en était que plus excitante, sa main atteint alors une partie de mon corps que je n’avais montré qu’à une personne dans ma vie. Autant dire qu’il faisait quelque chose d’unique et je ne me retins pas, je collai ma joue contre la sienne, descendant alors jusqu’à son épaule que j’embrassai sensuellement avant de rejoindre sa bouche tandis que ses caresses s’apaisèrent pour terminer sur mon cou, l’effleurant tendrement.

« Ce n’est finalement pas si désagréable de se faire enlever… »

Me lâchant alors, il s’immergea, peut-être pour se rafraichir puis se redressa ses cheveux dégoulinant le long de son corps. Admirant la plastique parfait de celui-ci, c'est-à-dire pas trop musclé mais pas gringalet non plus, il paraissait forte et si j’avais toujours prôné l’égalité homme-femme, je me sentais étonnement en sécurité à ses cotés. Peut-être était-ce parce qu’il m’avait tiré d’un mauvais pas… ?
Souriant quand je le vis me regarder avec une lueur de convoitise qui ne se montrait en rien irrespectueuse, je m’approchai et glissai mes mains sous son tee-shirt teinté de rouge avant de lui ôter sans cérémonie. Le serrant dans mes bras, je suivis de mon doigt le contour de son tatouage représentant la panthère noire. Quel magnifique animal… Il lui allait à la perfection.
Me collant un peu plus à lui, je ramenai ma chevelure trempée en arrière et posai mes lèvres sur son torse, le caressant tendrement, déposant parfois un baiser humide sur celui-ci. Ce soir là, deux femmes se mélangeaient pour donner un résultat plus qu’étrange à mes yeux… La douceur et la gentillesse de la Viladra d’antant se mêlait en harmonie totale avec l’impulsivité et l’ironie de celle que j’avais été avant de le rencontrer. Plus encline à me satisfaire des plaisirs de chaire, je gardais néanmoins conscience que c’était uniquement par amour et que sans prétention, il pouvait être content d’avoir réussi à briser mon cocon de solitude auquel je m’étais fermement accroché…

« Encore que, je reste un électron libre, à ma façon… »

Me détachant de lui, je me redressai pour le fixer dans les yeux, appréciant le contraste entre les trois couleurs qui s’affrontaient silencieusement. Ambre, Saphir, Argent… Des merveilles de la nature qui ne pouvaient être que complémentaires. Caressant son torse du bout de mes doigts tandis que je glissai mon autre main dans la poche arrière de son pantalon, le vent nous passa dessus sans nous rafraichir tant son corps réchauffait le miens par sa simple présence. Le silence s’installant, à peine interrompu par le bruit de nos respirations qui reprenaient leur rythme naturel, je tournai mon visage vers le siens et esquissait un mince sourire ambigu.

Une première partie d’une longue route, dis-tu… Repris-je, amusée. Tu es bien confiant pour dire une chose, pareille…

Ce n’était pas vraiment pour le vexer, mais ma partie sombre, bien qu’elle se fût résorbée, avait laissé le gout de la provocation sur mon cœur et si mes intentions n’étaient pas mauvaises, j’aimais tester les gens. Etant donné que je me trouvais à moitié nue contre lui puisque l’eau avait sapé la protection de mes habits, j’estimais que j’avais le droit de m’amuser un peu. Pas méchamment bien sur.
Faisant parcourir mes ongles de ma main libre le long de son bras pour caresser la commissure de ses lèvres, je ramenai ses mèches trempés en arrière et glissai mon visage dans le creux de son cou, inspirant légèrement son odeur parfumé, plus entêtante après ce bain.
Silencieux, il ne disait rien mais j’appréciais ce silence étant donné que je n’avais pas encore terminé de parler. Il avait le don naturel de savoir quand et où il fallait qu’il place ses mots et c’était une particularité que j’appréciais tout simplement. Beaucoup d’hommes avaient tendance à aboyer à tord et à travers… C’en était devenu lassant. Pourtant, malgré sa délicatesse et sa gentillesse, sa virilité n’en était en rien amoindrie et il était à mes yeux, un homme possédant une aura séduisante incroyable. Mais était-il capable de me satisfaire sans déclencher une once de lassitude en moi ? J’étais du genre difficile… Mais quand je voyais la facilité déconcertante qu’il eu pour me cueillir, je me dis qu’il n’était pas comme les autres. Esquissant un nouveau sourire dans la lumière de la lune, j’approchai ma bouche de son oreille.

… Mais je tiens le pari, Stayn… Lui murmurais-je mi-tendrement, mi-ironique. Nous verrons jusqu’où nous pouvons aller, ensemble.

Scellant ce pacte silencieux d’un baiser langoureux, mon bras s’enroula autour de sa peau nue tandis que l’autre continuait de caresser son bras de façon régulière et envoutante. Je faisais peut-être une bêtise… Mais il fallait dire que je m’amusais follement et que le plaisir que je ressentais n’avait d’égal que les sentiments que je commençais à éprouver pour lui. C’était à se demander si cela ne me faisait pas un peu peur… Pour une habitante d’Umbra, c’était le comble. Mais avec lui, je pouvais m’attendre à tout… Et c’était ce coté imprévisible que j’admirais en ce moment même. Oui, si je devais lui demander quelque chose, c’était de me surprendre… En bien.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Stayn Karhien
Harmonien
Harmonien
avatar

Messages : 320
Date d'inscription : 01/04/2010
Age : 25

Feuille de personnage
Niveau:
9/30  (9/30)
Expérience:
88/40  (88/40)

MessageSujet: Re: Parfois, même tout n'est pas assez.[ Pv Viladra ][terminé]   Mar 19 Juil - 10:34

Doucement elle ôta son T-shirt, sa blessure le fit souffrir un peu mais il ne le montra pas car cela n'était en rien important et une fois qu'il fut torse nu il se sentit plus à l'aise. Sa nature à animale avait tendance à vouloir être au plus proche de ce qui l'intriguait, au plus proche de ce qu'il voulait. Sans une once d'hypocrisie ou de masque et ces vêtement humains étaient des masques pour cacher leur vraie nature. Evidemment celui-ci devait se soumettre à la société mais lorsque venait le moment de prendre sa nature animale son pelage lui convenait parfaitement car parfaitement naturel. Tout en regardant le corps de Viladra avec une passion des plus ardue il se dit que l'humain n'avait vraiment pas à avoir honte. Doucement il l'amena contre lui pour l'embrasser tout en passant ses deux mains sur ses cuisse, glissant légèrement sur ses fesse, un petit sourire envieux se dessina sur ses lèvres puis il l'embrassa dans le cou mordillant un peu celui-ci. Lorsqu'elle lui dit qu'il était bien confiant il eut un sourire gêné mais sur son visage son expression fut bien soulagée lorsqu'elle lui dit qu'elle tenait le pari. Un peu comme un enfant ? Oui, surement. Mais bon il en était ainsi et quand viendrait le moment de la protéger pour sur il serait parmi les plus grands. Ses mains glissèrent de ses cuisses jusqu'à ses hanches pour enfin venir se glisser sous le dernier rempart qui lui délivrerait sa peau. Avec douceur ses mains attrapèrent le tissu mouillé et il le souleva en faisant attention à ne pas brusquer son visage, une fois la chose retirer...Son regard remplit d'envie se plongea dans le sien puis sa main se posa à plat dans son dos lui faisant mine de se rapprocher tandis que sa main droite déposait doucement le tissu blanc dans l'eau. Ils verraient tout cela demain, ou plus tard peu importait. Alors qu'il l'embrassait, ses mains caressaient la peau nue de son corps avec tendresse et amour ? Cela y ressemblait oui, mais était-ce vraiment cela ? Peut-être, où en tout cas ils étaient sur la bonne voie.

Avec force, il prit ses cuisses et la re-souleva encore une fois. Une fois ramenée au niveau de sa taille il laissa serrer ses jambes autour de lui puis ses mains vinrent caresser son visage du bout des doigts puis enfin la paume de sa main caressait ses joues. Puis elle glissèrent sur son cou puis il la ré-embrassa avec une ferveur encore plus forte que précédemment. Les flammes bleutées de l'arcane laissait entrevoir ce qu'il y avait avoir...Ses lèvres rosies par leurs baiser, quel beau spectacles. Ses mains glissèrent ses hanches puis se mirent à caresser son ventre. Glissant du bout des doigts sur sa forme si parfaite, doucement ses doigts glissèrent s'approchant de son pantalon irisé. Jouant avec les bords de celui-ci, il se remit à laper son cou puis cette fois il remonta et ce fut un long baiser langoureux. A ce moment la ses mains caressaient ses cuisses, se dirigeant vers ses fesses, les caressant de manière régulière et chaude. Les caresse de Viladra sur son bras l'avait fait frissonner, ses ongles lui faisait des frissons répétés. Bien que son souffle restait apaisé, son visage montrait qu'il aimait cela. Silencieusement il prit un plaisir des plus ardus, une fois qu'il se fut remit il commençât a caresser doucement l'intérieur des cuisses de sa compagne. Puis il reprit sa main pour entrecroiser avec ses doigts qu'il serra avec force lors d'un autre baiser langoureux. Signification ? Reste, toute une gestuelle à analyser chez lui plus proche de la nature animale que celle de l'homme. Bien souvent les mots sont inutiles et la gestuelle bien plus importante car tout les êtres vivants peuvent la comprendre...Sa langue glissa du cou de Viladra la poitrine de Viladra cherchant à la faire frissonner. Lorsqu'il eut finit de laper son corps il trouva enfin des mots auxquels il ne connaissait pas de gestuelle, il s'approcha et lui murmura:

" - Tu m'enivres... "

Compliment ? Pour sur ! Un petit sourire se dessina sur ses lèvres et il la laissa glisser le long de ses jambes lui rendant ainsi sa liberté. Mais ses mains ne s'arrêtaient pas de lui caresser les cuisses, puis il se baissa un peu et se mit à laper son ventre puis son bas ventre cherchant à la faire frémir. Ses mains la caressant avec forces remontèrent à ses fesses qu'il continua de caresser avec ferveur. Son visage remonta au niveau de celui de sa compagne tandis que ses mains montèrent dans son dos pour enfin tenir ses épaule de par derrière. Il colla sa poitrine contre la sienne pour sentir la chaleur de son corps, il s'était approché au point qu'il arrivait presque à sentir les battements de son coeur. Malgré le fait que la respiration de Stayn soit restée stable et que son coeur ne batte pas vraiment plus vite, son coeur battait quand même avec une force ardue au point qu'il ressentait sa poitrine vibrer sous les battements de celui-ci. Un plaisir et une sensation jamais éprouvée, Viladra lui permettait de rester calme mais de quand même frémir de plaisir. Peut-être était-ce ce qui l'attirait inconsciemment chez elle ? Il n'en savait rien et il se refusa à lui poser la question elle ne comprendrait surement pas le fondement de sa pensée. Cette attirance animale qu'il ressentait plus forte que n'importe quoi d'autre.

Avec douceur ses mains commencèrent à effleurer le noeud qui retenait le pantalon de sa compagne. Ce noeud le faisait frémir et le remplissait de plaisir et c'est pour quoi il prenait son temps. Stayn savait ce qu'il y aurait après ça et cela le rendait un peu plus patient. Doucement il l'embrassa tout en caressant son cuir de chevelu de sa racine jusqu'aux pointes dans une fluidité incroyables. Ses cheveux étaient beaux et lisses. Le parfum qui s'en émanait le fit frissonner à un point qu'il ne connaissait pas encore.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Viladra Memphis
Umbrienne
Umbrienne
avatar

Messages : 42
Date d'inscription : 03/07/2011
Age : 22
Localisation : Dans l'ombre de la lune.

Feuille de personnage
Niveau:
1/30  (1/30)
Expérience:
32/40  (32/40)

MessageSujet: Re: Parfois, même tout n'est pas assez.[ Pv Viladra ][terminé]   Mar 19 Juil - 20:08



.:I Découvertes. I:.

"Un ami m'a demandé : "Qu'est-ce que l'amour ?" Je lui dis : "L'amour est une douceur dont le jus est savoureux et la pâte amère."-anonyme-


Les minutes qui suivirent mirent mon âme à nu tandis que mon corps se plier à mes désirs. Ses mains me caressant partout, frôlant mon intimité, sa peau contre la mienne… Ses lèvres, sa salive et son regard… tout m’enivrait chez lui. Me collant un peu plus contre lui, je me mis à accentuer l’intensité de mes caresses, savourant chaque fois qu’il me touchait et demandant de ses baisers encore et toujours. Me rendant dans une ambiance aphrodisiaque, sentant ses mains descendre et remonter le long de mes cuisses, son visage se baisser jusqu’à ma poitrine, une mince sourire se dessina sur mon visage malgré l’ambiance entêtante. Finalement, il fallait avouer que se laisser aller n’était pas détestable… Moi qui avais fait une pause plutôt longue, j’étais assez contente de repartir dans ce domaine sur des bases saines. Sentant ses doigts jouer avec le tissu qui encerclait mes jambes je souris de nouveau, contente que la pénombre cache mes expressions enjouées. Cela aurait pu le vexer…
Sa voix me chuchotant de douces paroles à l’oreille, je l’embrassai à nouveau puis (hop, petite accélération discrète) j’ôtai lentement les derniers de ses vêtements, le laissant faire de même avec les miens. Nos corps désormais découverts sans aucune gêne, je me fondis dans sa chaire, effectuant ce que beaucoup considère comme l’action la plus belle.
Notre danse amoureuse dura longtemps, très longtemps. Pourtant les minutes se réduisaient pour moi à l’état de secondes tandis que les heures me paraissaient plus courtes ; comme si j’avais compressé ce bonheur pour en ressentir plus intensément l’essence-même.
Lorsque nos corps satisfaits calmèrent leur ardeur, je m’allongeai à ses cotés, à moitié dans l’eau, reprenant calmement ma respiration tandis que la lune disparaissait peu à peu à l’ouest. Le soleil, pas encore présent mais qui se lèverait dans moins de deux heures, nous étions presque plongés dans le noir et seules les flammes magiques de Stayn nous donnait une visibilité réduite. Moins agités désormais, le vent caressait ma peau, me faisait frissonner mais de froid cette fois. Tournant mon visage vers le siens, j’effleurai sa joue dans un geste plein de gratitude et d’attachement.

Tu es expert pour réchauffer une nuit aussi froide que celle-ci, Stayn… Lui glissais-je, amusée.

Me redressant pour m’asseoir, je ramenai mes jambes conter moi et les entourai et de mes bras pour conserver la chaleur de mon corps. Mes cheveux humides se déployant autour de moi dégoulinaient le long de ma peau comme des larmes glissant le long d’une joue et je posai ma joue sur mon genou. Nous n’avions pas vraiment discuté, trop occupés par ce que nous faisions mais je sentais bien que le moment de parler allait venir. Qu’allions nous donc devenir lorsque la lumière du soleil nous illuminerait ? Pourrions-nous continuer de nous voir aussi souvent ? Me voyait-il autrement qu’une simple femme ayant servie à satisfaire des pulsions ? Son regard me clamait le contraire et ses paroles agissaient comme un réconfort pour moi… mais cette crainte d’être à nouveau abandonnée persistait et noircissait le bonheur que nous avions construit jusqu’à présent. Laissant la fraicheur du vent glacer mon âme tandis que mes sombres pensées envahissaient de nouveau mon esprit, je poussai un soupir de lassitude et tentai de faire le vide dans mon esprit. Que m’arrivait-il… En général, c’était moi qui faisais souffrir les autres, c’était moi qui était à la place du bourreau et non de la victime… Je m’étais crée une carapace infranchissable et il l’avait percé comme un félin déchirerait une feuille de papier. C’en était déroutant… Presque vexant pour ma fierté immense. Mais étonnement la chose m’amusait, il était toujours agréable de savoir qu’il existait des personnes qui pouvaient nous surprendre… Et son innocence flagrante me montrait qu’il n’avait jamais cherché à un seul moment de me faire du mal.

« Encore heureux… »

Souriant discrètement, je tendis mes habits mouillés et les étendis à coté de moi. Le soleil très fort du désert les sèchera en quelques minutes… Mais il fallait que je patiente que la nuit se termine. Nous n’avions pas été très malins de nous déshabiller dans l’eau… Me serrant contre lui sans changer de position, je posai ma tête sur son épaule et continuai de fixer le ciel désormais sans étoiles. Savourant ce moment unique malgré la fraicheur de la nuit, j’aimais tout simplement être là et pour une fois, je ne souhaitais échanger ma place avec personne.
Un moment passa sans qu’il n’y ait de gêne car je sentais que nous profitions de ce repos bien mérité.
M’assoupissant quelques minutes, je fermai les yeux et le noire me paru moins effrayant à ses cotés. C’était étonnant à quel point une présence pouvait tout changer… Comme s’il me redonnait la saveur de la vie, comme si les couleurs me paraissaient plus belles quand il était là, juste avec moi. Tout simplement.
Levant mon regard vers lui, admirant la silhouette de son visage qui se découpait à la faible lumière, je le caressai de mes yeux puis laissai échapper quelques phrases.

Je ne sais pas si on se connait beaucoup ou pas du tout…

« Ma question peut paraitre vraiment étrange… »

Esquissant un sourire amusé, je laissai le vent me répondre de son chant glacial et envoutant avant de reprendre la parole.

A part ton prénom… Tu es un secret pour moi. Mais cela ne me dérange pas…



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Stayn Karhien
Harmonien
Harmonien
avatar

Messages : 320
Date d'inscription : 01/04/2010
Age : 25

Feuille de personnage
Niveau:
9/30  (9/30)
Expérience:
88/40  (88/40)

MessageSujet: Re: Parfois, même tout n'est pas assez.[ Pv Viladra ][terminé]   Mar 19 Juil - 22:37

Les minutes passèrent de plus en plus vite tant ils prenaient du plaisir, Stayn frissonna comme jamais auparavant. Leurs corps embrasés se mêlèrent l'un à l'autre dans un théâtre de sensation. L'Harmonien avant décollé suivant Viladra, montant de plus en plus haut. A trop prendre de plaisir ils auraient pu toucher la lune, mais à la fin ils n'étaient que de simples humains...Un peu spéciaux certes mais que l'on fasse, toujours l'on finit par atterrir. Alors que Stayn atterrissait en s'allongeant sur le dos à côté de Viladra il se laissa bercer par sa douce voix. Sa tête était posée dans le sable, ses yeux grand ouverts fixant la lune et le reste de son corps baignait dans l'eau. Doucement il ferma son poing et l'arcane s'effaça entièrement de la surface de l'eau les plongeants ainsi dans le noir avec pour seule lumière la lune. Son regard ne bougea pas, il était comme hypnotisé par la lune, un enfant qui venait de changer de centre d'intérêt. Du moins en apparence car si son corps était tourné vers la lune son esprit était quant à lui tourné vers sa compagne. Son visage donnait l'impression qu'il était dans le coma mais en fait il se remettait de ses émotions. Un peu de sang coulait de son épaule mais rien de grave encore une fois. Une fois qu'elle eut finit de parler il prit la parole en chuchotant presque pour ne pas agresser ses oreilles dans une nuit si calme:

" - Je crois que nous sommes déjà tous un secret pour nous même, mais si un jour tu découvres ce que je suis...Je te serais reconnaissant si tu me le dis, mais là je ne saurais pas répondre à tes questions. Je pourrais essayer mais rien qui ne vaudrais ton regard sur moi et un peu de temps. Si tu veux du temps, je t'en donnes avec plaisir. "

Le temps à côté d'elle passait si vite qu'il aimerais passer bien plus de temps à côté d'elle. Peut-être son instinct animal ? Le poussant à vivre au maximum le plus possible pour enfin mettre un terme et remplir son rôle de son vivant ? Il n'avait pas envie de mourir mais son inconscient savait que cela arriverait et que si le temps passait plus vite c’est qu'il aurait vécu bien plus heureux. Si cela pouvait la rassurer il ne pensait pas avoir tant deviné de choses sur elle bien au contraire ce qui rendait cette rencontre encore plus charmante. Son parfum, sa voix, ses yeux son corps...Oui, il savait à présent cela. Mais le fondement de sa personne lui échappait totalement et surement ne comprendrait-il pas tout d'elle. Peut-être même ne comprendrait-il rien, seul le temps qu'il passerait avec elle le lui dirait. Mais il n'avait pas envie d'attendre, c'est aussi pour ça qu'il voulait être avec elle, que le temps passe un peu plus vite qu'il la voit être dans son élément, qu'elle lui délivre d'autre choses sur elles. Mais cela ne pourrait se faire qu'avec un peu de temps, pour une fois qu'un phénomène naturel le frustrait totalement. Dans un petit soupir, il reprit la parole encore avec douceur:

" - Si cela peut te rassurer, il en est de même pour moi. Ton parfum, le rythme de ta respiration, ta façon de regarder...Je les connais, mais le plus profond de ton être, ce qui fait ce que tu es m'échappe et je ne peux en connaître la réponse. Peut-être un jour je la découvrirait en apprenant à te comprendre mais avec du temps. Nul ne peut dire ce qu'il est ni ce qui le constitue...Car au fond notre regard sur nous même est toujours différent de celui des autres. Dans bien des cas nous ne savons pas nous regarder comme nous sommes...Du moins je pense... "

Il se redressa dans un petit rire étouffé pensant qu'il avait peut-être un peu trop parlé puis il se releva et partit étendre ses affaires lui aussi. Il attrapa un couteau dans le sable puis se dirigea vers une tente qu'il fouilla un peu et trouva des tissus propres et des couvertures propres. En faisant vite il prit les deux car ce n'est pas qu'il faisait froid..Mais si...Il déposa le tout sur une cageot à côté de l'oasis non loin de Viladra puis lui fit un petit sourire malin. Peut-être ne pouvait-il pas lui parler du fond de son coeur mais il pouvait bien lui montrer à quoi cela pouvait ressembler...Il leva son bras valide pour lui faire signe de venir vers lui et à peine eut-il finit d'agiter ses doigts que sa main s'embrasa avec l'arcane. Son corps entier fut immolé dans une profonde teinte bleutée il tomba d'abord à quatre patte et dans un rugissement de douleur il se transforma. Oui cela faisait mal de faire pousser ses os et de faire bouger ses articulations. Ce qui fut Stayn plus tôt était à présent une énorme panthère noire. On le reconnaissait à sa carrure et à ses yeux vairons.

Si l'on devait le comparer à une autre panthère son pelage aurait été plus long car la forme qu'il prend est une panthère noire qui vivait dans le Nord des Montagnes gelées d'Harmonia. Son corps plus musclé sans perdre pour autant de la souplesse, plus grand aussi que la moyenne de ses congénères. De sorte que si Viladra montait sur son dos ses pieds ne pouvaient pas toucher le sol. Le haut du félin devait en moyenne arriver au niveau des côté de sa compagne. Sa mâchoire ornait de belles dents blanches et acérées de quoi découper de la viande très facilement mais d'aussi briser des os. La nuque bien souvent...Le félin secoua la tête et commença à marcher vers Viladra. Sous cette forme son pelage portait bien plus chaud qu'en forme humaine et surement pourrait-il la réchauffer. Doucement, il agita sa queue et s'asseya en baissant un peut le regard. Il espérait ne pas faire d'erreur, ne pas lui faire peur en lui montrant cela. Sa mâchoire ne bougea pas mais l'on entendit quand même la voix de Stayn. Un peu différente, plsu grave et plus puissante mais bien reconnaissable. Par télékinésie il lui dit alors:


" - Ça, c'est aussi ce que je suis... "
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Viladra Memphis
Umbrienne
Umbrienne
avatar

Messages : 42
Date d'inscription : 03/07/2011
Age : 22
Localisation : Dans l'ombre de la lune.

Feuille de personnage
Niveau:
1/30  (1/30)
Expérience:
32/40  (32/40)

MessageSujet: Re: Parfois, même tout n'est pas assez.[ Pv Viladra ][terminé]   Sam 23 Juil - 0:26



.:I Découvertes. I:.

"Un ami m'a demandé : "Femme qui dit tout à son mari pleure plus souvent qu'elle ne rit"-Gabrielle Solis-


Tandis que le silence nous entourait de sa douce étreinte rassurante, je me plaçai de bien pour poser mon bras sur son torse, traçant délicatement des ronds sur celui-ci de mon doigt fin. Passant quelques temps ainsi, il prit enfin la parole pour finalement conserver une part de mystère… C’est ce que j’aimais chez lui. Il me dit que pour lui, un individu ne pouvait pas se connaître lui-même et il n’avait pas tord dans le fond… Pour Stayn, le seul moyen était un point de vue extérieur ce qui demandait du temps et de la patience… A savoir que rester avec moi ne semblait pas lui déplaire… Esquissant un sourire, l’absence de bruit retrouva ses droits sur nous et seul le vent troublait notre quiétude. Fermant doucement les yeux, je sentais son cœur battre sous ma main et l’odeur de sa peau humide tout près de moi. Tous mes sens en éveil, j’avais conscience qu’il était bien là, oui à quelques centimètres de mon corps… J’avais conscience que nous avions fusionné comme deux âmes sœur… Mais pouvait-on en avoir plusieurs dans ce monde ? Ou m’étais-je trompée ? Je n’en savais rien… je voulais juste partager ce moment unique avec lui. Unique ? Peut-être pas tant… je n’avais pas hâte de le quitter et malgré mon caractère solitaire, j’étais prête à faire une entorse aux traditions que je m’étais imposée.
Me remettant sur le dos, je fis comme lui et observai le ciel sombre. Plongés dans le noir car il avait fait disparaitre ses flammes, j’aimais ce coté plein de secret et je bougeai à peine lorsque je l’entendis soupirer pour me chuchoter une autre réponse.

« Et quelle réponse, me dites-vous… »

Oui, comme il le disait, tout était question de points de vue. Mais je ne lui avais pas demandé de me décrire son âme ou sa conscience, j’aurai au moins voulu savoir son nom et de quel continent il venait… Je me demandais si savoir ce genre de renseignements allait tout changer entre nous. Je vouais une haine farouche envers Lucina et nous, les Umbriens étions souvent mal vus de la part des autres terres. Certes, nous n’étions pas le peuple le plus pacifiste ni le plus amicale, mais j’estimais que chacun avait sa façon de vivre… De quel droit les étrangers pouvaient juger notre vie. Mais je généralise… La preuve, j’en veux à tout un territoire alors que seule une famille est coupable ; je devrais peut-être revoir mes objectifs… Cela pourrait m’empêcher de faire des bêtises, qui sait ?
Bougeant à mes cotés, je le vis se redresser avec une léger rire pour se lever. M’asseyant sur le sable humide, le vent contre ma peau nue me causait autour de plaisir que de souffrance. J’aimais l’air, j’aimais être en contact de cet élément… Mais après une nuit pareille, il aurait pu être un peu plus clément…
Posant ma main sur les tâches de sang frais à coté de moi, j’espérai que la blessure de Stayn ne s’était pas trop rouverte. Sinon je lui referai un bandage, mais il n’était pas prudent de trop toucher une plaie quand elle était fraiche. Me rinçant les doigts dans l’eau qui léchait mes jambes, je finis par me lever, offrant mon corps aux derniers rayons de lumières lunaire. M’étirant longuement, je ne voyais pas vraiment ce que faisait Stayn et ne m’en préoccupai pas. Il avait du aller chercher de quoi nous réchauffer. N’entendant plus aucun bruit, je le vis alors qui me fixait et qui me fit signe d’approcher. Effectuant un pas, je m’arrêtai lorsque je vis son bras s’illuminer et son corps s’entourer de flamme.

« Mais… Il brule ? »

La couleur du feu me montrant qu’il était magique me rassurant, j’entendis quand même sa voix rugir de douleur. Attendez…Depuis quand un homme rugit-il ? Interdite, je ne bougeai pas d’un cil lorsque le tourbillon de couleur disparu pour laisser place à… Une panthère. Immense, d’un noir encore plus profond que celui de mes cheveux, elle était aussi majestueuse qu’effrayante. Ses yeux verrons me rassurant sur l’identité de cet animal, je la vis s’approcher de moi et m’empêcha d’effectuer un mouvement de recul. Non pas que j’en avais peur, mais quand je me trouvais face à une menace, j’avais toujours tendance à conserver une distance entre elle et moi pour pouvoir réagir à temps… Mais sans mon arme, ma prudence aurait été inutile. S’arrêtant en face de moi, sa tête presque à la hauteur de la mienne, le félin géant s’assit devant moi et je me laissai tomber à genoux, obligée de redresser légèrement le visage pour pouvoir le regarder dans les yeux. Silencieuse, trop hébétée par ce que je venais de voir, je tendis une main et la posa sur son épaule musclée, caressant sou douce fourrure chaude et agréable au toucher. Remontant jusqu’à sa gueule ornée de dents impressionnantes, sa voix résonna en moi mais je n’y pris pas garde, tellement j’étais fascinée par ce que je voyais. Peu de personnes pouvaient se targuer d’avoir approché une panthère d’aussi près… M’approchant un peu plus, jusqu’à ce que je sente son souffle brulant sur mes cheveux, je faisais glisser mes doigts dans ses poils soyeux, appréciant la texture sans vraiment y croire.

Tu…. Tu…

Ne prenant pas la peine de répondre, je posai ma joue sur la sienne, fermant les yeux sous la douceur de son pelage. Ses crocs étaient justes à coté de ma gorge mais la sensation de bien-être était trop importante pour que je m’en soucie. Reculant légèrement, attrapant tendrement sa tête entre mes mains, je lui souris doucement.

…Styan, ce soir tu as bercé ma nuit de rêves eveillés… lui murmurais-je à l’oreille.

Oui, c’était lui que je voulais. Lui et lui seul… Son corps, son âme, son odeur et ses mots… J’étais prête à sacrifier beaucoup de choses pour lui… Mais un chemin se faisait à deux, allait-il être capable de marcher à mes cotés ? J’avais toujours eu tendance à me monter imprévisible…


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Serena Magami

avatar

Messages : 1113
Date d'inscription : 27/01/2010
Age : 24
Localisation : Ici, avec vous ;p

Feuille de personnage
Niveau:
30/30  (30/30)
Expérience:
95/80  (95/80)

MessageSujet: Re: Parfois, même tout n'est pas assez.[ Pv Viladra ][terminé]   Sam 30 Juil - 8:31

C'était... romantique !... :8: Vous êtes tout mimi tous les deux, j'espère bien vite vous revoir ensemble !...

Stayn Karhien : 12 xps
Viladra Memphis : 12 xps


Les xps ont été attribués
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Parfois, même tout n'est pas assez.[ Pv Viladra ][terminé]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Parfois, même tout n'est pas assez.[ Pv Viladra ][terminé]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Stop tout !!!
» LBP2 retardé car tout le monde ne peut pas connecter sa PS3
» Tekilah...Pandawater plus tout frais
» Tout simplement fantastique
» niveau tout en 3D oui en 3D

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harmonia :: Archives :: Les archives des mondes-
Sauter vers: