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 La solitude est une bonne chose lorsqu'elle n'est pas trop fréquente.

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Lilly-Kate Hering
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MessageSujet: La solitude est une bonne chose lorsqu'elle n'est pas trop fréquente.    Dim 17 Juil - 20:09

Lilly-Kate marchait dans cette immense cité, telle une âme perdue. Elle traînait des pieds, avançait sans se poser de questions dans cette grande avenue noire, froide et humide. Lilly ressemblait davantage à un fantôme qu'à une fillette de 8 ans. Ses grands cheveux blonds, presque blancs, lui tombaient devant les yeux, elle avait le teint très pâle et ses grands yeux bleus foncés étaient presque éteints. Elle vaquait. C'était le terme juste. La jeune enfant n'avait aucun objectif, aucun endroit où elle pourrait aller et surtout aucune personne à aller voir dans ce lieu s'il avait existé. Elle soupira. Qu'est ce qu'une enfant si jeune allait-elle faire dans un lieu qu'elle connaissait si peu, sans famille, sans maison, sans eau ni nourriture, sans argent, sans personne sur qui compter ? Elle soupira une nouvelle fois. Elle ré-ajusta son manteau autour de son petit corps chétif, vérifia que sa sacoche était toujours attachée sur son flanc et renfonça un peu plus sa tête dans son capuchon. Malgré tout, le froid plutôt mordant qui régnait dans les rues sombres de Tenamas, passait sans problème dans la cape de Lilly-Kate pour venir lui glacer la peau. Elle frissonna. Il fallait à tout prix qu'elle trouve une quelconque auberge, ou maison abandonnée pour se réchauffer un peu. Cependant, la ruelle dans laquelle Lilly-Kate déambulait était sombre et vide. Elle continuait d'avancer malgré tout, dans l'espoir de trouver enfin asile. Elle marcha encore de la sorte une dizaine de minutes, jusqu'à atteindre un croisement qui lui était éclairé. Il s'agissait d'une rue principale. L'enfant s'y engagea sans attendre. Ici, des gens circulaient, emmitouflés dans de grandes capes noires eux aussi. Lilly-Kate, peu rassurée, resserra contre elle sa sacoche qui contenait le peu d'affaires qu'elle avait. *** Je ferais mieux d'être prudente. *** pensa-t-elle tout en palpant sur sa hanche une petite dague que Sick lui avait donné. Comme l'heure avançait et que le froid s'intensifiait, Lilly-Kate rentra au hasard dans une taverne qui se trouvait là. Elle s'engouffra dans ce couloir un peu lugubre qui sentait mauvais mais déboucha aussitôt sur une grande salle circulaire, assez bien éclairée où il faisait agréablement chaud pour une fois. Une bonne odeur de nourriture emplissait l'air. Lilly-Kate respira tout son saoul, et alla s'asseoir dans un coin reculé de la taverne, faiblement éclairé. Peu de monde se trouvait là, ce qui assurait à Lilly-Kate qu'on ne viendrait pas l'embêter. Elle enleva sa capuche, pour paraître un peu moins suspecte et rapprocha de son buste un verre sale qui traînait par là pour faire croire au personnel de la taverne qu'elle consommait. Elle jeta un coup d'oeil autour d'elle et aperçut une jeune femme, deux tables plus loin, assise seule face à son verre. Elle semblait triste, son visage pâle encadré de cheveux bruns semblait comme vide. Peut-être une âme esseulée comme elle.. Qui sait. Lilly-Kate l'épia une dizaine de minutes puis l'inconnue la regarda. La jeune fille tourna la tête prestement, gênée d'avoir été surprise avec un regard qui pourrait être mal interprété. A coup sur, une nouvelle galère commençait. Lilly-Kate serra le verre entre ses deux mains, mordilla sa lèvre inférieure, signe de nervosité, et eut un subit intérêt pour le fond de son verre. Et elle attendit.
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Viladra Memphis
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MessageSujet: Re: La solitude est une bonne chose lorsqu'elle n'est pas trop fréquente.    Dim 17 Juil - 21:09



.:I Quand la jeunesse rencontre... La jeunesse. I:.

"Tout âge porte ses fruits, il faut savoir les cueillir." -Radiguet (Raymond)-


[hrp] : On va dire que cela se passe un moi avant la situation actuelle car je suis en ce moment dans le désert =)

Un jour où je m’étais trouvée à Tenamas, chose rare chez moi, je fis une découverte aussi étrange qu’intéressante… D’un naturel asocial, peut-être du à mon arrogance, je ne mêlais pas avec la population et passais peu de temps dans les villes. Oui, je préférais de loin déambuler dans les territoires sauvages quitte à me faire agresser par des marchands d’esclave ou des monstres… A mes yeux, les gens d’Umbra n’étaient que des brutes inintéressantes au possible et l’idée seule que l’un d’entre eux vienne me parler me faisait frissonner de dégoût. Certes, j’avais fait parti des ces personnes là dans mon enfance mais j’estimais que désormais j’étais une toute autre femme et ne pensais pas une seconde pouvoir me comparer à cette masse grouillante de banalité au possible.
La journée touchant à sa fin, il faisait frais malgré le climat habituellement chaud d’Umbra et les gens se déplaçaient pour la plupart bien couverts dans de grandes capes noires qui donnaient une apparence spectrale à la foule. Me glissant souplement entre les citoyens qui se dépêchaient de rentrer chez eux, je longeai les murs pour ne pas me faire remarquer et esquiver des hommes malintentionnés avant de gagner les ruelles plus sombres mais surtout moins fréquentées. Silencieuse comme une ombre, ce qui était courant au continent d’Umbra, j’empruntais des raccourcis qui me permirent de gagner le centre-ville sans encombre. Mon regard de glace pointé devant moi, j’adressai un clin d’œil à un adolescent qui me regardait de sa fenêtre puis leva le nez vers le ciel qui se colorait d’une teinte rougeâtre. Quel magnifique spectacle…

« Et si on allait boire un verre ?
Pas de problème… Cela fait longtemps. »

Optant donc pour la direction des tavernes, j’en choisis une d’apparence respectable, ou plutôt la moins pire de toutes et ouvris la porte. Peu remplie, quelques hommes sirotaient leur dernier verre et le barman m’accorda à peine un regard une fois que j’eus refermé le battant. Me glissant entre les tables crasseuses, je gagnai celle qui était la plus en retrait et après avoir vérifié que la chaise était utilisable niveau hygiène, je m’y assis et m’adossai contre le mur. Lorsqu’un serveur au regard concupiscent eu pris ma commande, je balayai la salle d’un regard pour en observer les occupants et fus sereine quand je compris que la plupart n’était que des citoyens sans grande importance. Quand on posa un pichet d’alcool sur ma table ainsi qu’un verre plus ou moins propre, je commençai donc à boire la boisson petit à petit tout en continuant d’observer ce qu’il se passait. Le gérant allumant les torches, la lumière mouvante donna une atmosphère plus chaleureuse et les conversations augmentèrent sensiblement dans un registre plus joyeux. Bien que j’étais seule à ma table, je ne me sentais pas dépaysé mais un voile de tristesse obscurci mon regard froid quand je pensai aux moments que j’avais passé en ce lieu à ses cotés…
La porte s’ouvrant à nouveau, je reportai mon attention sur la réalité et haussai un sourcil surpris en voyant un petit bout de femme se diriger jusqu’à une table, empoignant un verre usagé pour le placer devant elle. Vive et discrète, personne n’avait vraiment remarqué la scène et mon étonnement s’agrandit que je compris qu’il s’agissait d’une jeune fille. Non, d’une enfant…

« Jeune et déjà en train de fréquenter les tavernes ? Etrange.
Tu faisais la même chose…
Oui mais j’avais de bonnes excuses. »

Détournant mon regard de celle-ci, je me replongeai dans mes pensées noires, absorbant mon breuvage verre sur verre sans divaguer pour autant. Oui, j’aurais tant aimé revenir quelques années plus tôt où je vivais encore dans l’insouciance enfantine, où je pouvais me permettre n’importe quoi… Ou j’avais connu l’amour et l’amitié. Poussant un soupir inaudible, je sentis comme un point sur moi et quand je redressai la tête je vis cette petite fille me regarder. Comme gênée d’avoir été surprise, elle baissa brutalement son regard et fixa le font de son verre avec un détachement feint auquel je ne crus pas. Malgré mon coté un peu froid, voire glaciale, je ne pouvais pas m’empêcher de me demander les raisons de sa présence ici, sans parents ou sans adulte à ses cotés. Peut-être qu’elle possédait des capacités qui lui permettaient de s’en sortir mais à son âge, il était stupide de prendre des risques inutiles et arriver toute seule à son âge dans une taverne en était un. Oui, il faisait froid dehors, mais elle devait bien posséder un foyer… non ? Si ce n’était pas le cas, je ne pouvais que la comprendre et un sentiment mélancolique me gagna alors. Faisant donc un geste qui me surprit moi-même, j’attrapai ma bouteille et mon arme pour me diriger jusqu’à elle, sans me soucier des regards des autres clients. Tirant la chaise de mon pied, je posai la boisson en face de moi et demandai un simple lait chaud à un serveur qui passait devant moi. M’asseyant souplement sur le support, je calai ma lame imposante à mes cotés puis m’accoudai sur la table en regardant cette petite fille qui me faisait face et qui devait certainement se demander si j’étais quelqu’un doté de bonnes intentions… Ou de mauvaises.

« Quelle jolie frimousse, on dirait toi en blonde et dix ans plus tôt !
Pardon ? En blonde ?
Non mais imagine…
Je ne préfère pas. »

Aujourd’hui j’étais de bonne humeur, je n’avais aucune envie de chercher des histoires avec quelqu’un. Et puis me brouiller avec une enfant était un déshonneur complet même si certains hommes avaient tendance à l’oublier…
Observant ses grands yeux noirs comme l’onyx et ses cheveux d’un doré si clair que l’on pouvait les croire blancs, elle était simplement vêtue d’une robe noire et deux barrettes ornaient sa chevelure, rajoutant un coté encore plus enfantin à ce petit personnage. La regardant sans ciller et sans me soucier du malaise que je pouvais lui apporter, le barman posa un verre devant nous et je ne le touchai pas, lui montrant que c’était pour remplacer celui qu’elle avait substitué plutôt. Comme elle ne buvait sans doute pas d’alcool, une boisson fraiche comme celle-ci devrait passer… A vu d’œil, j’opterai pour huit ans. Si son regard m’indiquait plus dix, son corps en paraissait six ou sept… Autrement dit, huit était un juste milieu et je m’estimai intérieurement satisfaite de ce petit bilan. Décidant qu’il était temps de parler, je lui adressai un mince sourire sombre qui, malgré son apparence, n’avait rien de méchant. J’étais juste… Insupportable involontairement.

J’ai vu que tu me regardais, mais inutile de te sentir gênée. Lâchais-je simplement en me servant un autre verre.

« De toutes façons, c’est fait…
Tu as tout compris. »

Je me demandais ce qu’une jeune personne comme toi fabrique dans un lieu comme celui-ci. Ajoutais-je avant de vider mon récipient d’un trait. A ton âge, on est plutôt dans les jambes de sa mère… non ?

Mes paroles pouvaient sembler dures voire moqueuses mais ceux qui me connaissaient, bien qu’il n’y en avait pas encore, pouvaient témoigner comme quoi depuis la tragédie de mon passé j’avais changé dans bien des domaines. Oui, je n’étais pas habile pour tenir une conversation polie avec les gens… J’étais plutôt du genre à favoriser les joutes verbales ou bien à tout miser sur le cynisme et l’ironie. Rien que je pouvais appliquer avec un interlocuteur pareil… Vous voyez un adulte venir se gausser devant une enfant ? Il n’y avait rien de plus pitoyable… Et puis si elle était encore très jeune, elle finirait par grandir et si je la revoyais à ce moment là, j’opterais certainement pour un autre langage. Les efforts, j’en faisais rarement…
Reportant mon attention sur son visage de poupée, j’attendis patiemment qu’elle me répondre, me demandant avec une curiosité amusée ce qu’elle allait pouvoir répliquer…


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Lilly-Kate Hering
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MessageSujet: Re: La solitude est une bonne chose lorsqu'elle n'est pas trop fréquente.    Mar 19 Juil - 20:24

Lilly-Kate n'avait pas détacher son regard de son verre, mais elle avait senti un mouvement sur son côté gauche. Elle ne fût donc pas surprise de voir la jeune femme tirer une chaise à sa table et venir s'asseoir à côté d'elle. L'enfant déglutit. Oh non, elle n'avait pas peur. Elle avait vu des choses plus terribles qu'une femme inconnue venant s'asseoir à sa table dans sa vie. Elle avait connu des gens bien plus sombres. La seule chose qui l'inquiétait un peu, c'était la taille de la lame de sa future interlocutrice. Lilly-Kate ferma les yeux un instant, puis tranquille, elle les rouvrit, releva la tête, et la petite planta son regard dans celui de la jeune femme. Oui, cela pourrait être interpréter comme une effronterie. Mais Lilly-Kate était une enfant, et cela se voyait de par son physique. Ce regard serait considéré comme un regard innocent. Une fillette ne cherche pas à mal lorsqu'elle regarde fixement dans le fond des yeux une autre personne. Seulement Lilly n'avait pas la mentalité d'une enfant de 8 ans. Elle savait ce qu'était l'hypocrisie, la manipulation, la corruption, la haine et la rancœur. Elle connaissait tout ces sentiments qui pouvait faire du meilleur des hommes, un individu au coeur et aux pensées noirs. La vérité était que cette jeune enfant, malgré son âge, n'avait plus foi en l'humanité.
L'inconnue avait elle aussi les yeux bleus, cependant, ils étaient plus clairs que ceux de Lilly. L'enfant y plonger ses prunelles, comme pour sonder cette femme. Le regard était une chose primordiale chez les gens, car il trahit souvent de leur nature, ou de leurs pensées actuelles. C'était une sorte de rite pour Lilly. Une nouvelle rencontre, une nouvelle analyse du regard. Et dans le regard de cette jeune femme, la petite fille découvrit un mélange de confiance en elle, qui était aussi dégagé par ses allures et manières, mais aussi de tristesse, de solitude et d'isolement. Peut-être était-ce la raison de sa fréquentation de ce genre de lieu où elle consommait de l'alcool. Lorsque Lilly eût finie son analyse, elle détacha ses yeux de ceux de la jeune femme, tranquillement, comme si de rien n'était. Elle chassa une petite mèche blanche qui lui tomba dans les yeux et constata que l'inconnue elle aussi faisait un bilan de sa propre personne. Lilly-Kate eut un petit sourire en coin. *** Je ne suis donc pas la seule à être un peu méfiante avec les autres... *** Puis la femme sourit et dit, d'une voix assez basse mais claire :

"J’ai vu que tu me regardais, mais inutile de te sentir gênée.", dit la jeune femme tout en replissant de nouveau de ce liquide marron son verre vidé quelques instants plus tôt.

A ce même moment, un homme petit trapu et à l'air renfrogné vint poser un verre de lait sur la table. Ce verre était clairement destiné à la petite fille. La jeune inconnue lui fit signe de prendre le verre, et Lilly s'en saisit et but une gorgée poliment, mais cela lui fît le plus grand bien. Puis, la femme ajouta tout en buvant cul-sec son verre :

"Je me demandais ce qu’une jeune personne comme toi fabrique dans un lieu comme celui-ci. A ton âge, on est plutôt dans les jambes de sa mère... Non ?"

Tandis que la jeune femme se resservait et rebuvait quelques gorgées, Lilly elle aussi but un peu de ce bon lait chaud. Puis elle passa son index sur le bord du verre, s'amusant à tracer les cercles de l'embouchure. Elle baissa la tête et en un sourire lugubre, elle dit d'une voix plutôt assurée pour une fille de son âge :

"Ce n'était pas vraiment de la gêne en fait, plutôt de la prudence. Les gens sont souvent hypocrites et ils jouent tous un double jeu. Mieux vaut rester sur ses gardes, n'est ce pas ?"

Quand l'enfant repensa à la seconde partie de la deuxième question, son index s'immobilisa sur le bord du verre. Son visage se crispa. Certes la tragédie de sa vie remontait maintenant à quelques années, mais la douleur ne s'effaçait pas. Elle devenait même de plus en plus lancinante et chaque jour que Dieu faisait, m'absence devenait de plus en plus rude. Lilly-Kate releva la tête et en sourire triste, elle dit :

"En réalité, à l'heure qu'il est, les jambes de ma mère ainsi que le reste de son corps ne sont qu'un tas de cendres dispersées dans les décombres d'une maison où j'ai vécu une vie tranquille avant que des hommes, rongés par le soupçon et noircit par la corruption ne viennent tout détruire par les flammes. Alors je suis orpheline, et j'erre dans les villes, les villages d'Umbra, cherchant l'amabilité et l'hospitalité de personnes, aussi rares soit-elle. Voilà à quoi les hommes ont réduit l'existence d'une enfant de 8 ans."

Lilly-Kate sourit, un sourire lugubre, but d'un trait le reste de son verre et recommença à faire des cercles.
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Viladra Memphis
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MessageSujet: Re: La solitude est une bonne chose lorsqu'elle n'est pas trop fréquente.    Mer 20 Juil - 0:08



.:I Différences... Et points communs. I:.

"Il n'y a pas de remède à l'amour que d'aimer plus encore."


[hrp] Navrée pour la réponse un peu rapide, je n'avais pas trop la motivation de rp =)

Lorsque j’eus posé ma question, j’eu la désagréable impression de déjà vu ce qui était plutôt rare chez moi étant donné que j’avais tendance à oublier le visage des gens une fois que je ne les voyais plus. La petite fille me fixa alors longuement, son regard bleu cobalt fixant longuement mes prunelles argentées tirant sur le cyan, je la laissai m’analyser sans bouger en me rappelant qu’à son âge j’avais eu tendance à faire la même chose avec mon interlocuteur. Plus fine que je ne le pensais, elle sembla se rassurer sur ma personne avant de me répondre. Sa façon de faire… Ses réactions me semblaient si familières… C’est comme si j’avais déjà vu cet enfant bien avant de la rencontrer ici. C’était une sensation qui ne me plaisait pas puisque j’étais fermement attaché à mon principe d’oublier les personnes une fois loin des yeux… La voyant ramener une mèche de ses cheveux en arrière, ce nouveau sentiment revint mais je le repoussai fermement en attendant sa réponse de mon visage impassible. Que pouvait bien dire une personne de son âge ? Qu’elle attendait ses parents ? Qu’elle s’était perdue et qu’elle cherchait une âme charitable pour la raccompagner chez elle ? C’était ce que je me serais dit quelques minutes plus tôt mais dans ses yeux je voyais un esprit plus solide qu’il ne le paraissait. De toutes évidences, elle n’avait pas l’air d’être de ces enfants sur-gâtés qui recevait tout sans demander. Non, cela ne m’étonnerait pas qu’elle ait eu un passé tragique… De plus, étant à Umbra, il était fréquent de voir des mômes sans parents ou sans abris… Sans les deux, parfois. Je connaissais ce monde de souffrance et d’incompréhension enfantine, j’y étais passée moi aussi mais étant jeune j’avais toujours affiché de la bonne humeur et l’amour de la vie qui m’avaient permis de passer le cap sans trop de problèmes. Rien à voir avec aujourd’hui…

« Je te préférais avant.
Il faut savoir passer à autre chose…
Tu peux parler, tiens ! »

Sa voix fluette me ramenant à la réalité, elle montra un caractère affirmé en affirmant que ce n’était pas de la gêne qu’elle avait ressentit mais de la méfiance. C’est vrai, physiquement je n’étais pas du genre à inspirer confiance malgré mon apparence avantageuse… J’étais plutôt du type à attirer les imbéciles ou les hommes sans cervelle. Autrement dit, j’attirai beaucoup de monde vu que la majorité des gens étaient inintéressants …
Buvant une gorgée de son verre de lait, elle traça délicatement le contour et le geste me sembla à nouveau familier. Pianotant sur le miens tandis qu’elle me racontait que sa mère avait péri dans un incendie, je fus évidemment pas surprise quand elle me raconta cet épisode de sa vie et je ne pus m’empêche de me dire que le monde était bien cruel avec des personnages aussi jeunes. Poussant un soupir désabusé, je me rejetai contre le dossier de ma chaise et posai mon verre afin d’arrêter de le rayer de mes ongles. Que voulez-vous que je réponde à cette gamine ? Je n’étais pas experte en psychologie moi… Mais il y avait quelque chose chez elle qui me rebutait autant qu’il m’intriguait. Qu’est-ce que cela pouvait bien être…

« Tu n’as jamais aimé le blond.
Oui mais pas au point d’en faire une fixette… »

Non, ce n’était pas une question de physique… Bien que je me savais beaucoup plus belle que la majorité des femmes, je ne passais pas mon temps à me comparer… Précaution inutile (hrm, mon perso est assez imbu de lui-même) quand on était faite comme moi… Non, il s’agissait d’autre chose et je la regardai un moment avant de me décider à lui répondre. Non, je n’allais pas lui proposer de loger chez moi puisque je n’avais pas de logement fixe ni de rester avec moi car je ne m’encombrer pas d’une enfant, même si sa puissance était supérieure à la mienne. J’étais un électron libre… L’ombre d’un sourire amusé passant sur mon visage une fraction de seconde, avant que je ne prenne la parole.

En voilà une tragédie… Murmurais-je d’un ton indifférent, comme à mon habitude. Mais sinon, tu passes ton temps à trainer dans les rues ?

Je pouvais paraitre détestable comme personne à montrer aussi peu de considération avec cette petite fille mais je savais que se morfondre n’était pas une bonne chose. Quand on se retrouve seule, il faut savoir avoir un esprit fort et ne pas laisser les mauvais sentiments nous affaiblir. Je n’étais pas là pour l’aider mais pour lui montrer que si je ne m’intéressais pas plus que cela à son histoire, c’était parce que je savais déjà par où elle était passée. Se rappeler continuellement de son histoire… C’était stupide. Mais j’avais eu des moments de frustration comme elle, heureusement que les adultes s’étaient montrés dures avec moi. J’avais désormais un esprit à toutes épreuves. Alors que je glissai mon regard jusqu’à son doigt effectuant des ronds sur son verre, je me rappelai enfin. C’est fou, mais cette enfant était un reflet de ce que j’étais avant… Ca en devenait limite troublant.


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MessageSujet: Re: La solitude est une bonne chose lorsqu'elle n'est pas trop fréquente.    Mer 20 Juil - 7:43

Le silence s'installa un long moment entre les deux interlocutrices. La jeune femme avait plutôt l'air torturée, son visage changeait d'expression constamment, comme si en elle même un million de questions tournaient, comme si une autre personne l'habitait et lui parlait en même temps. La jeune femme ressemblait à ces personnes qui alterne leur présence dans le monde réel et dans leur monde intérieur. C'était une maladie non ? La schizophrénie ? Peut-être, après tout, qu'en savait-elle ? Les deux jeunes femmes ne se connaissaient pas. Cependant l'inconnue paraissait complexe même si elle n'avait pas l'air dangereuse. Lilly-Kate se calma encore davantage.
La fillette remarqua que l'inconnue elle aussi jouait avec ses doigts assez souvent. Un signe de nervosité ? Ou d'hyperactivité ? Lilly votait pour la seconde option, car c'était d'ailleurs pour ça qu'elle aussi faisait ce genre de choses : pianoter avec ses doigts, jouer avec ses cheveux,... Enfin bon, ce n'était pas exactement le sujet actuel. Au juste quel était le sujet de la conversation ? Son histoire. Et pourquoi une enfant si jeune traînait dans les rues. C'est vrai qu'une enfant de 8 ans n'avait rien à faire dans un lieu comme celui-là. Mais quand on avait pas le choix, et bien, il fallait faire avec les moyens du bord.
Le silence s'était installé depuis plusieurs minutes maintenant. La jeune femme paraissait distante, comme perdue dans ses pensées, et son visage restait impassible bien qu'on pouvait y deviner quelques fois des esquisses de sourires, juste là, à la commissure de la bouche. Lilly se mit à sourire intérieurement en essayant d'imaginer ce à quoi son interlocutrice pouvait bien songer. C'était amusant, Lilly faisait cela souvent aussi. Depuis le début de cette conversation, la fillette trouvait beaucoup de similitudes entre les deux interlocutrices. A part la différence d'âge et le physique, elles se ressemblaient vraiment dans leur gestuelles, leurs manières, et apparemment pour le moment dans leur politique de vie. Mais là n'était pas non plus le propos.
D'ailleurs la jeune femme descendit son verre d'une seule traite, se resservit plus lentement et avant de le porter de nouveau à ses lèvres, elle s'éclaircit la gorge pour dire :

"Quelle tragédie.. , elle marqua un arrêt, but une gorgée de sa boisson et reprit, Mais sinon, tu passes ton temps à traîner dans les rues ?

L'ironie. Un procédé que Lilly connaissait bien. La première partie de la phrase de la jeune femme était clairement ironique puisqu'elle avait été prononcée avec une voix plate, faussement triste. Ajoutez à cela aussi un petit sourire dissimulé. Lilly-Kate baissa la tête avec un sourire, et recommença à faire des ronds avec ses doigts, mais sur la table cette fois ci. La réaction de la jeune femme était celle de n'importe quel humain qui se respecte. Soit, je t'accorde de l'importance mais pas trop, juste assez pour être poli. Décidément, il n'y en avait pas un pour rattraper l'autre. Le genre humain n'existait que pour décevoir. Lilly-Kate releva la tête avec aplomb pour planter son regard bleu nuit dans celui glacé de l'inconnue. Elle aimait avoir ce genre de face à face avec son interlocuteur, car celui permettait une réelle confrontation, ou tout du moins une vraie analyse des pensées et sentiments instantanés de son vis-à-vis. Elle sourit et dit :

"Je vais, je viens. Tantôt dans un bar ou taverne de ce type, tantôt chez une âme qu'on peut qualifier de charitable, tantôt dans une grange pleine de paille ou n'importe quel endroit où je peux trouver de quoi dormir et si j'ai de la chance, manger.

Lilly-Kate se rendit compte que depuis le début, l'inconnue avait parlé mais pas elle, elle se contentait seulement de répondre aux questions. Elle réfléchit quelques minutes, durant lesquelles la jeune femme eut l'air encore plus perturbée que précédemment. Elle lançait des petits regards dans la direction de Lilly, dépliait et repliait ses doigts, comme si quelque chose la gênait. Ce fût au moment où l'inconnue regarda un peu trop intensément Lilly que cette dernière lança :

"J'ai quelque chose dans les dents ? Ou sur le visage peut-être ?

Devant l'incompréhension béante de la jeune femme, Lilly-Kate ria, puis recouvrant son sérieux, elle poursuit :

"Excusez moi, mais par rapport à la façon dont vous me regardez, je me suis posée la question. Mais bref, parlons un peu de vous aussi si vous voulez bien, je n'aime pas trop débattre pendant des heures sur ma personne. La jeune fille marqua un temps d'arrête et reprit, color=green]Alors, comment se fait-il qu'une femme apparemment jeune fréquente ce genre de lieu miteux ? Vous êtes vous aussi une vagabonde ?[/color]

Soudain, Lilly-Kate se dit que l'inconnue lui avait offert un verre de lait, que toutes deux elles avaient échangé une courte discussion mais discussion quand même, et qu'elles ne connaissaient pas leurs noms respectifs. L'enfant prit la parole de nouveau :

"Excusez, je ne me suis pas présentée. Lilly-Kate Hering. Vous n'êtes pas obligée de me donner votre nom, c'est normal après tout, on ne se connait pas.
Puis la fillette attendit que son interlocutrice lui réponde.


HRP : désolée du temps de réponse ><
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MessageSujet: Re: La solitude est une bonne chose lorsqu'elle n'est pas trop fréquente.    Ven 5 Aoû - 14:33



.:I Différences... Et points communs. I:.

"Hais comme si tu devais un jour aimer, aime comme si un jour tu devais haïr."


Cette petite fille s’avérait être une vagabonde en herbe et malgré sa tenue peu adéquate à cette sorte de vie, je notai déjà avec satisfaction qu’elle s’en sortait… Disons, convenablement. Mais qu’elle ne se réjouisse pas trop vite, il existait dans ce monde des personnes sans doute plus fortes qu’elle. Il fallait être constamment sur ses gardes… Vivre dehors à un âge pareille signifiait se battre continuellement et savoir reconnaitre et éviter les dangers. En était-elle capable ? J’avais vu beaucoup d’enfants mourir ou se faire tuer devant mes yeux car ils s’étaient avérés trop faibles. Je ne les avais pas défendus, c’est vrai, mais dans des moments comme ça c’est chacun pour soi… Il n’y a pas de notion de solidarité à Umbra, c’est bien connu, non ?
Reportant mon attention sur celle-ci, je venais de me rendre compte que je l’avais fixé sans vraiment la regarder et elle fit une petite remarque amusée. Haussant un sourcil devant son audace, j’esquissai à nouveau un léger sourire et ne pris pas la peine de répondre à sa question rhétorique. Rien à dire… Nous savions toutes les deux que cela n’avait rien à voir avec son physique. Elle était comme le jour et moi la nuit… Différente et pourtant si semblables…

« Quelle mignonne petite…
Mignonne ? Hm…
Oui enfin, j’ai dit ça comme ça… »

Alors, comment…

Redressant la tête quand elle reprit la parole, elle me demanda ce que moi je faisais ici et je regardai mon verre l’air de dire, ça ne se voit pas ? Je n’ai pas les moyens d’aller dans les endroits de luxe… Il faudrait que je soudoie un des employés mais cela faisait un moment que j’avais regagné ma fierté. Je ne m’abaissais plus à de telles choses… Etait-ce parce que je l’avais rencontré ? Cet homme qui fit tout basculer ? Peut-être. Mais comment lui expliquer une chose pareille ? Elle était beaucoup trop jeune. Poussant un soupir, elle me dit ensuite son nom, s’excusant de son manque de courtoisie ce qui permet de redonner à cette discussion une apparence saine sans ironie. Du moins, pour le moment…
Buvant une gorgée de ma boisson, je repoussai mon verre et croisai mes bras avant de me rejeter légèrement en arrière. Lançant un regard glacial à un homme qui nous fixait jusqu’à ce qu’il tourne la tête, je me décidai enfin à parler.

Je vis seule. Je me bats seule, et je me construis seule… De ce fait, il est fréquent que je tourne dans toutes sortes d’endroits pour en apprendre un peu plus sur l’empire et les autres continents…

« Quelle réponse vague…
J’ai rien d’autre à dire.
Associable ! »

Sinon je me nomme Viladra. Viladra Memphis. Enchantée de faire ta connaissance, Lily-kate…

Hrp : navrée du faible post, j’ai pas trop de temps ^^



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La solitude est une bonne chose lorsqu'elle n'est pas trop fréquente.
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