AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 [quête du héro] Un problème naturel.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Viladra Memphis
Umbrienne
Umbrienne
avatar

Messages : 42
Date d'inscription : 03/07/2011
Age : 23
Localisation : Dans l'ombre de la lune.

Feuille de personnage
Niveau:
1/30  (1/30)
Expérience:
32/40  (32/40)

MessageSujet: [quête du héro] Un problème naturel.    Lun 18 Juil - 12:28



.:I Commençons par... Le commencement. I:.

"Le plus difficile n'est pas d'être avec ses amis quand ils ont raison, mais quand ils ont tort." -Malraux (André)-


Ayant trouvé un super moyen de m’entrainer et si possible d’avoir une petite récompense, moi Viladra Memphis, j’avais quitté mon magnifique royaume de l’ombre pour aller sur celui, puéril et inintéressant au possible de Lucina. Haïssant ces terres habitées par des citoyens naïfs et ridicules, j’avais utilisé un portail de nuit, privilégiant l’ombre à la lumière pour passer inaperçue. Comme je l’ai dit précédemment, une sorte de quête avait été lancée à qui voulait la prendre et manquant cruellement d’activité, j’avais donc mis ma rancœur du territoire de la lumière de coté et m’y étais rendue rapidement. D’après ce que j’avais compris, c'est-à-dire pas grand-chose tant le crieur mâchait ses mots, c’était qu’un étrange virus contaminait la population vivant près du bois de l’innocence et que même la flore et la faune se mourraient. Le but étant de trouver un antidote pour contrer cette menace naturelle, du moins nous pensions qu’elle l’était, il fallait que je fasse vite car plus le nombre de victimes augmenterait, plus ma… récompense faiblirait. On pouvait prendre ma façon de penser comme ignoble et inhumaine, mais voyez-vous, je me moquais totalement que quelques paysans perdent la vie, surtout sur des terres comme celles-ci… Mais il fallait croire que c’était leur jour de chance ou mon genre de bonté, car je ne venais pas ici pour mettre le bazar ou faire disparaitre quelques pauvres âmes, non c’était pour exécuter un travail très inhabituel chez moi : j’allais sauver des vies.
Exécutant un sourire glacial sur cette pensée que je trouvais amusante, je jetai un coup d’œil à la lune qui éclairant mon chemin tandis que des lumières d’une petite bourgade s’illuminaient au loin, m’indiquant le chemin à prendre. Pour toutes combattantes qui se respectent, la première chose à faire dans une mission était évidemment la collecte d’informations… Si les hommes avaient tendance à foncer dans le tas sans réfléchir, il ne fallait pas s’étonner que le taux de mortalité masculine soit deux voire trois fois supérieur à celui de la gente féminine…
Reportant mon attention sur la route, j’atteignis bientôt l’entrée de ce petit rassemblement de maisons de paille puis remarquai dans un premier temps les visages sombres des habitants qui rentraient chez eux. Je ne connaissais pas grand-chose de ce territoire mais d’après ce que j’avais compris, il y faisait plutôt ‘’bon’’ vivre et le sourire était omniprésent sur le visage des gens. En général, les personnes qui faisaient la tête ou qui affichaient un air sombre c’était plus propre à Umbra…

« C’est terrifiant comme sensation !
Moi j’aime bien, je m’y retrouve… »

Me dirigeant vers un homme qui se tenait avachi contre un mur, une bouteille à moitié pleine à la main, je rejetai ma longue chevelure en arrière avant d’attirer son attention d’une démarche souple et ondoyante. Chaque geste avait son utilité… Voyant ses yeux vitreux se poser sur moi, je lui adressai un sourire carnassier mais son état d’ébriété ne lui permit pas de voir mes intentions et il se contenta de grommeler dans sa barbe miteuse. Quelle décadence… C’en était presque pitoyable. Croisant les bras quand j’atteignis son niveau, son regard embué se poser sur mes yeux gris et il se contenta d’osciller de droite à gauche, menaçant de tomber à chaque mouvement et se rattrapant maladroitement aux pierres composant le mur de la vieille maison contre laquelle il se tenait. Immobile, impassible voire froide, je me contentai de le regarder, le surplombant de quelques centimètres. Quand il paru un peu moins ivre, j’attendis patiemment qu’il me fixe à nouveau. Parler à quelqu’un sous les effets de l’alcool pouvait se révéler être un exercice de patience incroyable… Secouant légèrement la tête en signe de légère lassitude, je pris la parole froidement.

Dis-moi ce qu’il se passe ici, homme.

« Quelle prestance ! Tu arriveras peut-être à le faire fuir si tu continues… »

Me regardant d’un air hébété comme s’il n’avait pas compris ce que je venais de lui demander, il se gratta la tête et je m’écartai afin d’éviter toute contamination pouilleuse… Affichant ensuite un air de réflexion intense comme s’il tentait de saisir le sens de mes paroles, l’agacement commença peu à peu à monter en moi puis finalement il se décolla du mur et effectua quelques pas trébuchants avant de se décider à me répondre. Sa voix grasse et ses dents jaunâtres ornant une bouche sale et mal entretenue, je me mis à regretter d’avoir choisi un interlocuteur aussi peu distingué… Mais à cette heure-ci il n’y avait pas beaucoup de monde et tout le monde savait que la boisson déliait les langues… J’étais donc certaine d’avoir un informateur direct et sincère… Malgré lui.
Toussant et postillonnant deux trois fois, il prit alors la parole et je retins une grimace de dégout. Immonde…

La vieillesse… ‘bouffe notre cerveau… Bégaya-t-il. Vous savez, ici rien n’est sur, maint’ nan… Devrez partir… Les monstres… viennent par ici.

Augmentant l’intensité de mon regard, je claquai mes doigts devant sans visage quand je vis qu’il allait sombre à nouveau dans un semi-sommeil. Sursautant par mon geste, je lui demandai d’un signe de tête de poursuivre ses explications…

Avec c’te fichue maladie… Bestioles migrent vers là… dévorent tout sur leur passage.

Décidant que j’en avais appris suffisamment, je me détournai de lui et le laissai à son occupation pour m’approcher d’une maison éclairée dont les volets étaient ouverts. Jetant un coup d’œil à l’intérieur, je me figeai brusquement malgré mon impassibilité naturelle. Sous mes yeux, allongée dans un lit et entourée de personnes s’affairant à ses soins, je vis une petite fille au teint cireux. Ce qui me choqua n’était pas son regard fiévreux ou ses tremblements car ils étaient symptômes de la montée de température. Non, c’était son visage… sa peau et ses cheveux. Petite comme une enfant de huit ou dix ans, des rides parcheminaient son corps et sa chevelure était d’un blanc laiteux, limite spectrale… J’avais dans mon champ de vision une gamine atteint d’une maladie qui déclenchait un vieillissement accéléré. Détournant mon regard des morceaux de peau pourrie qu’elle affichait, j’avalai difficilement ma salive et passa le reste de la nuit à méditer sur ce que j’avais vu, juchée en haut d’un toit. C’était donc cela, le fameux virus ? Mais comment allais-je pouvoir trouver un antidote à un truc pareil ? Qu’est-ce qui le déclenchait ? Les pensées moroses, ma mauvaise humeur s’accentua lorsqu’un coup de tonnerre résonna, bientôt suivi par une pluie diluvienne. Sortant une gourde de ma petite sacoche, je la laissai ouverte afin qu’elle se remplisse petit à petit. Une heure plus tard, ma soif étanchée et les gouttes d’eau se raréfiant, la quête prenait désormais un nouveau tournant pour moi. Je haïssais Lucina… Mais les enfants étaient des êtres innocents qui n’avaient rien demandé. Oui, âmes encore pures, je ne voulais pas faire ma bienfaitrice mais je prenais désormais le but bien plus à cœur que je ne voulais me l’avouer…
Passant une main dans mes cheveux trempés, le jour mit du temps à se lever mais ses rayons ardents séchèrent mes habits et je descendis de mon promontoire pour me diriger vers la forêt où tout avait commencé.

Faites attention, mademoiselle ! Des monstres rodent non seulement au centre mais aussi aux abords de ce bois avec cette maladie… !

Sans me soucier des mises en garde d’un jeune paysan qui avait tenté de m’empêcher de prendre de tels risques, je quittai l’ensemble des maisons pour mettre un pied sur le sentier qui s’enfonçait entre les arbres. Une fois sous le couvert de leur feuillage, les arbres étaient suffisamment hauts pour que les branches n’entravent pas ma route et le soleil filtrait aisément à travers leurs feuilles ce qui me permettait d’y voir clairement. Marquant une pose quand j’admirai la beauté sauvage de ce lieu, je fis attention où je mettais les pieds et m’enfonçai un peu plus profondément à l’intérieur. D’après des rumeurs, j’avais compris que des peuplades y vivaient et que de nombreuses bêtes parfois pas très sympas avaient fait de ce lieu leur terrain de chasse. Le danger, omniprésent partout ici, j’étais constamment sur mes gardes et regardais partout, parfois même dans les arbres car il arrivait que certaines menaces s’y cachent… C’était loin d’être une balade de santé et possédant peu de pouvoir, il fallait que je compense avec mon intelligence et ma capacité d’analyse. Pour cela, il fallait que tous mes sens soient en éveil… Avec un sourire amusé, je me mis à penser que la forêt abritait désormais un prédateur de plus…

►◄


Assise en tailleur au milieu d’une clairière naturelle de belle taille, un ruisseau la traversait de tout son long, son doux bruit accompagnant les incantations étranges de l’homme qui se trouvait en face de moi. Positionnée dans un cercle d’individus habillés étrangement, leur sorte de sorcier ou de guérisseur tentait de guérir un enfant atteint lui aussi de la maladie de vieillissement accéléré. Agitant des herbes fumantes au dessus de sa tête ridée, je trouvais le principe ridicule mais ayant besoin de nouvelles informations, j’avais mis mon sarcasme de coté et avait demandé à ces indigènes si je pouvais me joindre à eux avec beaucoup de mal puisqu’ils ne parlaient pas ma langue. Lorsqu’ils comprirent enfin ma demande ; ils semblèrent indifférents de recevoir une étrangère parmi eux et je pu aisément observer ce qu’il se passait. Si la majorité des membres de cette tribu vivant dans la forêt était adulte, on pouvait bien voir leur visage creusé par une fatigue anormale… Certains me paraissant être centenaires s’avéraient en fait posséder qu’une petite cinquantaine d’années et je frémis sous les ravages de cette étrange maladie.
Le feu crépitant au centre de notre cercle, le vieil homme récitant ses sortilèges arrêta de s’agiter et jeter le reste d’herbes dans les flammes avant de secouer la tête d’un air découragé. Des murmures inquiets s’élevant autour de moi, je sentis la main d’une femme se poser sur mon épaule et me faire signe de la suivre. Me levant souplement, je m’esquivai discrètement à sa suite et la rejoins un peu en retrait, dissimulées derrière un arbre malade. De tout le village, elle était la seule qui n’avait pas été atteinte de ce virus mortel et aussi la seule qui maitrisait un peu notre langue. Remarquant son air angoissé, je me forçai à agir de façon humaine et posai une main sur son épaule pour lui demander de me parler.

L’eau… Murmura-t-elle, effrayée. C’est l’eau…

Voyant que je ne comprenais pas, elle laissa échapper un gémissement apeuré et regarda autour d’elle. M’attrapant par le bras, elle avança brusquement son visage vers le miens et colla presque sa bouche à mon oreille. Son murmure, aussi froid que la mort me frappa comme un coup de tambour.

L’eau… Me répéta-t-elle dans un murmure. Ils ont empoisonné l’eau… Ils surveillent nous, là, partout autour de moi… J’ai vu… Au cœur de la forêt, ils empoisonnent… La mort.

Son regard exorbité fixé sur moi, je ne sus que dire puis elle jeta quelques derniers regards et me fit signe de filer comme si un danger planait autour de nous. Reculant de quelques pas, je lui adressai un signe de tête et hâtai le pas sans savoir ce que je fuyais. Et si… Et si toutes ces maladies n’étaient qu’un complot, fruit d’hommes peu scrupuleux… ?





Dernière édition par Viladra Memphis le Dim 24 Juil - 0:49, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Viladra Memphis
Umbrienne
Umbrienne
avatar

Messages : 42
Date d'inscription : 03/07/2011
Age : 23
Localisation : Dans l'ombre de la lune.

Feuille de personnage
Niveau:
1/30  (1/30)
Expérience:
32/40  (32/40)

MessageSujet: Re: [quête du héro] Un problème naturel.    Dim 24 Juil - 0:21



.:I Une mort pas naturelle du tout. I:.

"Femme qui dit tout à son mari, pleure plus souvent qu'elle ne rit." -Gabrielle Solis-


Entourée dans le froid obscure de la nuit, je tisonnai distraitement les braises du feu que j’avais allumé au centre de la petite clairière dans laquelle j’avais décidé d’attendre le petit matin. Renfermée sur moi-même, mon arme posée à coté de moi, je me répétai sans cesse les paroles que la jeune indigène m’avait dit la veille. Malgré ses lacunes dans notre langue, j’avais clairement compris qu’elle avait surprit des Hommes en train d’empoisonner l’eau à la source et que désormais, elle était en danger. Elle se sentait surveillée… Mais était-ce mon cas ? Ces mystérieux empoisonneurs m’avaient-ils localisé ? J’espérai bien que non… Opérer dans la discrétion était une seconde nature chez moi. Mais qu’est-ce que j’allais bien pouvoir faire pour sauver tout ce petit monde… J’avais prévu de trouver un remède à l’aide de grands connaisseurs dans la médecine mais malgré mon égocentricité, je ne pouvais pas me permettre de laisser des innocents mourir sans que je ne fasse rien. Exaspérée par ce nouvel esprit plein de bonté que je sentais en moi, je lançai mon tisonnier naturel dans les flammes et m’appuyai contre un arbre afin d’observer les étoiles à travers la trouée entre les arbres. Mes paupières s’alourdissant peu à peu, je me sentis sombrer dans un sommeil profond.
Baignant dans le noir complet, égarée dans un monde sans limite, j’apercevais une lumière non loin et moi et tandis une main transparente dans sa direction. Je devais m’approcher de cette lueur… J’y étais presque, je pouvais presque sentir la chaleur sur mon visage…
Me réveillant en sursaut lorsqu’une branche craqua à ma droite, je me tournai vivement et tombai nez à nez avec un galopin qui me fixait de ses yeux stupides, apparemment aussi surpris que moi.

« Alerte ma grande ! ALERTE !! »

Bien réveillée par les cris mentaux de ma deuxième conscience, j’effectuai un rouler en arrière, ramassant mon arme en même temps. Les galopins étaient des créatures si simples à tuer… Mais quand elles se baladaient en groupe, la chose se corsait. De toute évidence, celui-ci devait avoir des copains pas très loin car il se mit à lancer des cris rauques et je n’eus pas le temps de le décapiter avant de l’en empêcher. Mon énorme lame fusant jusqu’à lui, sa tête effectua un magnifique vol plané avant de tomber droit dans les flammes, rendant l’air irrespirable lorsque l’odeur de brulé monta à mes narines. Me dirigeant vivement à l’opposé afin de me tirer vite fait bien fait avant que des congénères de cette moche créature n’arrivent, les piaillements suraigus me tirèrent une grimace. Trop tard… Posant mon sac par terre, je déboitai ma lame pour tenir deux épées dans chaque main et me mis en garde. Le premier qui arriva vers moi vit sa tête rejoindre celle de son ami et le deuxième eu le ventre littéralement transpercé. Retirant ma lame en en tuant un autre lorsque je la ramenai vers moi, je sentis des griffes tracer quelques lignes sanglante sur mon épaule et expédiai d’un coup de pied celui qui avait osé faire ça. Sentant l’énervement montait en flèche, je balançai l’une de mes épées sur celui que je venais de faire reculer, l’embrochant net. Tirant sur la chaine qui reliait la garde à ma personne, je la retirai dans un bruit spongieux et balayai le people d’un regard glacé. Une dizaine de galopins me faisait face… Avec une motivation digne d’un escargot arthritique, je me préparai à affronter ces abrutis quand un cri résonna dans la pénombre. Vous savez, ce cri d’homme stéréotypé qui débarque au bon moment et qui sauve la belle en danger…

Allons, allons… Murmurais-je en me tournant vers la source du bruit en même temps que les galopins. Qui arrive encore…

Un jeune homme fonça alors vers nous, tenant une épée rouillée à la main ainsi qu’un sandwich au jambon dans l’autre. La vision très cocasse je dois dire, je restai interdite tandis qu’il sautait sur les créatures pour leur donner des coups de lame cabossée sur le nez. Voyant qu’il allait se faire tailler en pièces si je n’intervenais pas, je l’attrapai nonchalamment par le col et l’expédiai en arrière pour qu’il arrête de me gêner. Continuant mon massacre en voyant l’inconnu faire de son mieux avec son arme bidon, je levai les yeux au ciel puis me re-concentrai sur la situation actuelle. Une dizaine de minute plus tard, les cheveux poisseux de sang nauséabond et les mains rougies par l’hémoglobine, je me rinçai le visage dans une flaque avant de me tourner vers le jeune homme qui venait de débarquer. Réflexion faite, oubliez ce que je viens de dire… C’est un gamin. La quinzaine d’années à tout péter, je me demandai ce qu’il fabriquait dans un endroit pareil. Maladroit et fanfaron puisqu’il continuait de se battre dans le vent, je croisai les bras et toussotai sèchement pour attirer son attention. Se tournant vivement vers moi, il se gratta la tête d’un air gêné puis regarda ses pieds en se dandinant légèrement. Bien, au moins tu gardais l’attitude qu’il fallait face à moi…
Le détaillant de la tête au pied, il était petit et brun. Un bandage accroché à sa tête, il devait certainement se croire impressionnant mais vu la ferraille qu’il utilisait comme arme, j’étais étonnée qu’il soit encore en un seul morceau… Me demandant si je devais l’abandonner là, je vis l’innocense et la volonté lorsqu’il glissa un regard vers moi et me frappai légèrement la tête du poing. Allez, il fallait que je ramasse un gamin sur mon chemin…


C’est quoi ton nom. Ordonnais-je, impassible.

Hi… Hiyo, madame.

Qu’est-ce que tu fo… fabriques ici, Hiyo.

J’ai toujours vécu ici, madame. Bredouilla-t-il, rouge comme une pivoine.

M’avançant vers lui en contournant les cadavres, le reste de la nuit m’étonna autant qu’elle m’amusa. Tandis qu’il me racontait sa vie dans la forêt et ses ingénieuses idées pour s’en sortir, moi je lui apprenais les rudiments du combat à l’arme et fortifiai sa lame à la chaleur du feu. Nous occupant ainsi toute la nuit, Hiyo s’avéra très fatigué le lendemain mais il n’en montra rien. Semblant résistant grâce à sa dure condition de vie, il me suivit sans faillir et je me mis à avoir un peu de considération pour ce petit être volontaire. Quand je lui avais expliqué mon projet, il avait acquiescé en disant qu’il avait remarqué lui aussi les effets désastreux de l’eau et qu’il ne s’hydratait plus que de la pluie, désormais. Tandis que nous nous dirigions vers le centre de la forêt, il m’apprit qu’il s’était rendu compte du danger quand sa peau avait commencé à s’assécher et qu’il avait ensuite rapidement fait le lien. Malheureusement, quand il avait cherché à mettre les autres peuplades au courant, il avait été mal reçu étant donné qu’il avait commis pas mal de larcin. Etant l’une des rares personnes à avoir réussi à s’en sortir, il voyait la nature dépérir au fur et à mesure que le poison s’insinuait dans les racines et les corps étrangers sans pouvoir rien faire… De ce fait, m’étant dit qu’il pouvait toujours me servir à quelque chose je l’avais autorisé à m’aider à résoudre ce petit mystère.
La journée à peine troublée par quelques galopins isolés qui s’enfuirent à notre approche, nous approchions du centre et les arbres se rapprochaient de plus en plus entre eux, nous obligeant à taillader branches et buissons pour nous tracer un chemin.

Il faut faire moins de bruit… Me chuchota alors Hiyo tandis que je coupai ferme des feuilles épineuses devant moi. Un clan de gnolls vit pas très loin… Ils ne sont pas très amicaux.

Allons bon… Voila que d’autres monstres venaient troubler ma mission humanitaire. Levant les yeux au ciel, j’acquiesçai brièvement et poursuivis mon chemin jusqu’à être obligée de m’arrêter à cause de la nuit. Déjà que se déplacer de jour était risqué dans cette forêt, le faire à l’aveuglette était limite suicidaire. Nous plaçant à l’abri d’éventuels prédateurs dans une grotte vide, j’allumai rapidement un feu et laissai le gamin chercher ce qu’il fallait pour nous sustenter. Je me demandai toujours qui diable en voulait au monde au point de contaminer la nature aveuglément… Il ne pouvait y avoir qu’un psychopathe. Décidemment, j’avais le chic pour rencontrer des types étranges…
Fermant les yeux, m’appuyant contre la roche, je gardai la main sur la garde mon épée mais terminai par m’endormir paisiblement sans que ma nuit ne soit troublée par des cauchemars habituels. Qu’étais-je au fond ? Un sauveur ? Ou tout simplement quelqu’un qui effectuait ce travail uniquement par intérêt ? Je serais tentée de choisir la deuxième solution, mais mon ancienne conscience remonta à la surface de mon âme comme pour me chuchoter à l’oreille qu’il viendrait bien un jour où je retrouverai le goût à la vie. Esquissant un sourire dans le noir, les dernières paroles de mes pensées se perdirent dans les méandres de mon esprit comme une douce promesse à la saveur amère.

►◄

Ils se réveillent assez tôt en général… Me murmura Hiyo.

Dissimulée derrière des buissons, nous fixions en bas de la petite pente un entassement de huttes habitées par des êtres à la mine patibulaire. Des gnolls grouillaient comme des fourmis et malgré ma grande confiance en moi, j’étais rassurée à l’idée qu’ils ne me voyaient pas… Clan de forgerons, on entendant les marteaux taper contre les enclumes et la fumée sortait de toutes les cheminés. Créatures commerçantes, elles n’étaient néanmoins pas très amicales lorsqu’on les dérangeait mais comme elles vivaient en plein cœur de la forêt, j’avais besoin de renseignements qu’ils détenaient certainement…
Attendant un certain temps, occupés à savoir comment nous allions pouvoir leur soutirer des informations, Hiyo me dit qu’ils étaient du genre à marchander et je n’avais pas spécialement d’argent… De plus, cupide comme deux, il était hors de question que je leur laisse quoique ce soit en échange.

[hrp] pour la suite, je vais faire un mega accéléré afin d’avoir les points xp. Pardonnez moi, je n’ai ni la motivation, ni l’inspiration, ni le temps ^^

Tombant sur deux gnolls isolés en fin de journée, je leur arrachai des informations grâce à des promesses d’or puis une fois ceci terminé, nous dûmes les affronter pour pouvoir partir en paix. Laissant Hiyo dans un coin qui ne savait pas se battre correctement, je me mis à faucher ferme de mon épée, faisant voler une tête dans les dix premières minutes du combat. Décapitant l’autre à son tour, je me hâtai de partir dans le lieu indiqué.

Arrivée dans une grotte dissimulée sous le feuillage, nous affrontâmes un kaenoide et malgré le fait que je sois blessée à l’épaule droite, nous réussîmes à le vaincre. Tuant des chercheurs fous qui empoisonnaient l’eau à la source par simple vengeance, la forêt reprit ses couleurs et la maladie disparut.

End ! A lu


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Maître d'Harmonia

avatar

Messages : 450
Date d'inscription : 30/08/2010

Feuille de personnage
Niveau:
900/900  (900/900)
Expérience:
40/40  (40/40)

MessageSujet: Re: [quête du héro] Un problème naturel.    Sam 20 Aoû - 21:16

Pour la troisième place du podium de la Quête du Héros

Viladra Memphis : 15 xps
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [quête du héro] Un problème naturel.    

Revenir en haut Aller en bas
 
[quête du héro] Un problème naturel.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Problème de son iPod ou autre MP3
» Problème pour Tester mon Projet -RPG VX- [Résolu]
» Problème Egret 2 + J-pac + Arcade VGA (agp)
» Problème de mémorisation [Résolu]
» problème slot MVS - Résolu!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harmonia :: Archives :: Les archives des mondes-
Sauter vers: